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Synthèse de presse

 

[Synthèse de presse | 07.05.2021  .2021]

Environnement

[Photovoltaïque] Actu-Environnement rapporte qu’ « une première étude relative à l’impact des installations solaires au sol sur la biodiversité » a été rendue publique mardi. Réalisés par 2 bureaux d’études, I are & Consult et Biotope, le résultat de la première phase de l’enquête « infirme l’idée reçue selon laquelle les centrales solaires seraient systématiquement néfastes pour leur environnement » d’après un communiqué diffusé par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et Enerplan. Actu-Environnement précise que « face à ces [derniers] constats, les bureaux d’études formulent une série de recommandations pour améliorer la stratégie globale de suivi environnemental ». Cependant, « ces résultats ne constituent […] que la première phase de l’étude et les auteurs en soulignent les limites : courte durée de l’étude (un semestre), échantillon de parcs limité, exploitation de documents existants et fournis volontairement ». La deuxième phase va quant à elle durer « deux ans (2021-2022) », sera menée « sur un périmètre élargi (national plutôt que régional) » et « avec une analyse plus approfondie ».

[Hydrogène] Actu-Environnement rapporte qu’une étude estime que « l’hydrogène sera indispensable pour atteindre la neutralité carbone en 2050 dans l’Union européenne ». En effet, « le projet de recherche Hydrogen4EU, mené par l’IFP Énergies nouvelles, la fondation de recherche scandinave Sintef et le cabinet de conseil Deloitte » s’est intéressé au « rôle des technologies de l’hydrogène dans la transition énergétique européenne [en] modélisant le système énergétique européen, sa transition de 2020 à 2050 et le rôle que peut y jouer l’hydrogène. Deux scénarios de décarbonation à l’horizon 2050 ont été étudiés : l’un basé sur la neutralité technologique [en terme d’émissions], l’autre sur un développement poussé des énergies renouvelables (ENR) […] Le scénario ‘Énergies renouvelables’ table sur un objectif de 40 % d’ENR en 2030, contre 32 % pour le scénario ‘Neutralité technologique’. Il [Le scénario ENR] cible 80 % d’ENR en 2050. La différence entre les deux scénarios est comblée essentiellement par le nucléaire et par le captage et stockage du CO (CCS) ». D’après Actu-Environnement, il ressort des conclusions des recherches que dans les deux cas étudiés « l’hydrogène devrait jouer un rôle majeur, en participant à la décarbonation de l’ensemble des secteurs : industrie, transports, bâtiment… ». Néanmoins, l’étude prévient que « le cadre réglementaire et politique actuel n’a toujours pas mis en place les outils et les mesures nécessaires pour stimuler la montée en puissance de l’hydrogène et, plus généralement, pour permettre aux technologies propres de concurrencer les solutions émettrices de CO2 et de parvenir à atteindre le seuil de rentabilité à long terme ».

Relevé dans la presse

–    Covid-19 – Une dépêche de l’AFP indique que « le soutien américain à une levée des brevets sur les vaccins contre le Covid-19 a suscité de l’intérêt à travers le monde, mais l’opposition de l’Allemagne pourrait faire dérailler la proposition, tandis que l’industrie pharmaceutique freine également des quatre fers ». Ainsi, la dirigeante de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala a « chaleureusement » salué jeudi « l’annonce faite la veille à ce sujet par les Etats-Unis ». Dans le même temps, elle a « encouragé l’Inde et l’Afrique du Sud, à l’origine de cette proposition destinée à accélérer la production et la distribution des vaccins, à rapidement présenter un texte révisé, davantage acceptable par tous ».

·     EDF – Selon l’AFP, « le gouvernement mène des discussions toujours difficiles avec les syndicats comme avec la Commission européenne sur l’avenir d’EDF, dont le projet de réorganisation traîne en longueur faute d’accord ». L’AFP précise qu’« un point d’achoppement majeur reste le degré de relation entre les futurs entités d’EDF. La Commission exige des ‘murailles de Chine’ entre elles. Elle veut notamment éviter des ‘subventions croisées’, par exemple qu’un coup de pouce au nucléaire bénéficie à d’autres activités d’EDF au détriment de ses concurrents. Mais Paris insiste sur le fait que le groupe doit rester intégré, avec une stratégie unique et des flux financiers entre les différentes activités ».

·     Blockchain – Dans son dernier numéro consacré à la blockchain, Industrie & Technologies a interviewé Sarah Tucci, chef de laboratoire au CEA-List. A la question de l’apport de la blockchain aux projets industriels, S. Tucci répond qu’« elle garantit l’intégrité de l’information ». Selon Mme Tucci, interrogée sur les limites actuelles, « un gros travail de R & D reste à accomplir pour gérer des informations qui évoluent dans le temps. Pour l’instant, on n’utilise la blockchain que pour des informations qui ne changeront jamais, comme l’origine d’un produit. Il est beaucoup plus difficile de gérer les caractéristiques d’un produit au cours de sa vie, comme l’état d’une voiture. Mais beaucoup espèrent pouvoir y arriver ».

·     Dissuasion – Le magazine spécialisé AeroSpatium revient sur le « missile M51 sans charge militaire [qui] a été tiré avec succès du site des Landes de DGA EM (Direction générale de l’armement – Essais de missiles) au sud de Biscarrosse, sur la côte atlantique », le 28 avril dernier. L’article conclut qu’ « à l’issue de la mission, Florence Parly, ministre des Armées, a adressé ses félicitations à l’ensemble du personnel du ministère des Armées, du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et des partenaires industriels du programme ».


[Synthèse de presse | 04.05.2021  .2021]

Énergies

[Centrale nucléaire] « Le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) a été reconnecté au réseau électrique lundi après plus de 19 mois d’arrêt », signale l’AFP. Selon RTE, « la ‘fin de l’arrêt’ n’interviendra que le 11 mai après une ‘remontée par paliers’ », note l’agence. Le réacteur avait d’abord « été arrêté près de 10 mois (d’avril 2018 à fin janvier 2019) pour une révision décennale qui devait durer au départ six mois », puis stoppé « le 18 septembre 2019 en raison de ‘traces de corrosion’ sur des systèmes de secours ». Selon EDF, cité par l’agence, il avait ensuite été « soumis à un bilan de maintenance exhaustif, qui a impacté la durée initiale de l’arrêt ».

[Éoliennes] Si « les projets de parcs éoliens se multiplient en France (…), ces constructions cristallisent les tensions » note Libération. Le journal liste un certain nombre d’arguments soutenus par les opposants à ces projets (impact sur la faune, nuisances sonores, difficultés de recyclage ou approvisionnement en terres rares…).
Pour autant, l’éolien reste « nécessaire à la transition énergétique » selon Libération, qui note que, en 2020, « les éoliennes sont devenues la troisième source de production d’électricité du pays, dépassant les centrales à gaz ». Elles assurent « 7,9 % de la production française d’électricité » derrière le nucléaire et l’hydraulique. Et « l’éolien terrestre [devrait] compter entre 14 200 et 15 500 éoliennes en 2028, contre 8 000 fin 2018 ».

Relevé dans la presse

·     Automobile – La Tribune souligne que « la crise sanitaire a accéléré de manière spectaculaire le processus de transformation de l’industrie automobile. Les constructeurs traditionnels comme Volkswagen ou Stellantis [PSA-Fiat-Chrysler] accélèrent la mutation de leur modèle industriel en se calquant sur celui de leur rival américain Tesla, dont les ventes de voitures électriques explosent ». Cependant, le journal analyse que « l’ensemble de la filière pourrait rater le train de cette transformation sans précédent » car les constructeurs « n’ont pris conscience que très récemment de la nécessité de changer de paradigme et que la voiture électrique impliquait, pour passer à la vitesse supérieure, la mise en place d’un nouveau modèle industriel ». De plus, « si les constructeurs sont capables de se projeter dans ce modèle de voiture du futur à coup d’études de cabinets spécialisés, les fournisseurs auront plus de mal ».

·     Cyberdéfense – « Un centre de conception russe spécialisé dans les sous-marins nucléaires » a été visé par une cyberattaque, note Le Monde Informatique. C’est « le Rubin Design Bureau, un centre de conception de sous-marins nucléaires faisant partie du consortium ‘Gidropribor’ de Saint-Pétersbourg, un centre de recherche national qui conçoit des missiles sous-marins », qui a été la cible d’une « attaque d’hameçonnage ciblé ». Si l’attaque ne peut être attribuée, « quelques groupes APT chinois connus partagent un certain nombre de similitudes avec l’acteur de la menace à l’origine de ces derniers échantillons de malware », selon l’entreprise spécialisée Cybereason Nocturnus. Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-une-backdoor-dans-le-malware-royal-road-vise-les-sous-marins-nucleaires-russes-82806.html>.


[Synthèse de presse | 03.05.2021  .2021]

Environnement

[Puits de carbone] Les Échos alerte : « qu’ils soient verts ou bleus, les puits de carbone et de régulation climatique se dégradent inexorablement ». C’est en effet ce qui ressort des conclusions « de plusieurs études scientifiques parues depuis le début de l’année ». L’article s’intéresse notamment à un rapport de synthèse de l’état des connaissances sur le cycle du carbone présenté la semaine dernière par l’Unesco, qui rappelle que le rôle des principaux moteurs de régulation climatique « pourrait même s’inverser et participer au réchauffement de l’atmosphère ». Les Échos précise que « la principale inquiétude vient du ralentissement d’un des principaux systèmes de circulation océanique, le Gulf Stream ou Circulation méridienne de retournement atlantique (Amoc). Ce courant océanique […] transporte à chaque seconde des millions de mètres cubes d’eau chaude des Antilles vers l’Arctique, où elle se densifie en refroidissant et plonge dans les profondeurs pour ressortir dans l’Atlantique Sud ». Or, selon une étude publiée le 26 février par des chercheurs allemands de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique, « cette courroie de transmission globale perd de sa vigueur depuis le début du XXe siècle, et plus particulièrement depuis 1970 ».

[Amazonie] Selon France Info, « on continue à l’appeler ‘le poumon de la planète’ et pourtant l’Amazonie rejette plus de carbone qu’elle n’en absorbe sur les dix dernières années ». Selon les recherches d’une équipe internationale qui intègre des membres du CEA, du CNRS et de l’INRAE, « l’Amazonie brésilienne, qui représente 60 % de forêt tropicale, a rejeté plus de carbone qu’elle n’en a emmagasiné : 700 000 tonnes entre 2010 et 2019 ». Ces conclusions seraient liées à trois facteurs principaux : « la sécheresse », « la déforestation » et « la dégradation de petits secteurs souvent proches des grandes coupes de bois ». France Info explique que pour obtenir ces résultats, les scientifiques ont « scanné l’Amazonie brésilienne avec un capteur satellite de l’Agence spatiale européenne à grande longueur d’onde ». Retrouvez le communiqué de presse du CEA sur le sujet ici<https://www.cea.fr/presse/Pages/actualites-communiques/environnement/foret-bresilienne-rejette-carbone-sur-derniere-decennie.aspx>.

Relevé dans la presse

·     Filière hydrogène vert – Industrie & Technologies revient sur la question du déploiement de la filière hydrogène vert en Europe : « faut-il plutôt transporter les électrons pour électrolyser l’eau au plus près des usages ou bien transporter les molécules d’hydrogène vert déjà produites ? » Débattue lors d’une table ronde organisée par le Pôle Véhicule du Futur, la question est loin de faire consensus. Retrouvez les arguments des participants au débat sur l’article disponible en ligne<https://www.industrie-techno.com/article/massifier-la-production-ou-territorialiser-l-ecosysteme-deux-irreconciliables-strategies-pour-deployer-la-filiere-hydrogene-vert.64854>.


[Synthèse de presse | 29.04.2021  .2021]

Chimie verte

[Génome] D’après L’Usine Nouvelle, « chercheurs, semenciers et pétrochimistes scrutent les nouvelles techniques de modification génomique pour accroître la productivité des carburants issus du végétal ». À cette occasion, le journal s’intéresse aux activités du CEA qui dans ce domaine « cultive et évalue le potentiel des microalgues pour servir de biocarburants ». Interrogé par L’Usine Nouvelle, Yonghua Li-Beisson, chercheuse au CEA, explique que deux pistes d’amélioration sont à l’étude : « la suppression des gènes régulateurs qui réduisent la photosynthèse dans les algues et l’introduction d’un gène de levure qui, au contraire, dynamiserait la souche ». Selon la scientifique, « jusqu’alors, nous n’avions pas les moyens d’intervenir sur les gènes des algues. Désormais, avec Crispr-Cas9 [des ciseaux moléculaires], nous pouvons le faire de manière précise ». Il est par ailleurs précisé dans l’article que « ces projets sont menés en collaboration avec Total ».

Nouvelles technologies

[Fabrication additive] L’Usine Nouvelle se rend au sein des « plateformes technologiques » qui, « en général adossées à une structure académique », apportent « leur expertise des technologies de fabrication additive » et « en assurent la diffusion et le transfert ». Pour L’Usine Nouvelle, « le maillage du territoire est désormais très fourni » et « avec lui c’est le modèle économique des structures qui évolue ». Certaines de ces plateformes sont anciennes, « comme Inori-Cirtes », d’autres plus récentes « comme Additive Factory Hub, logée au CEA-Saclay et portée par le CETIM [Centre technique des industries mécaniques] ». Nicolas Parascandolo, délégué au développement du Syndicat des machines et technologies de Production [Symop] s’interroge : « Le bon côté de disposer de plateformes partout, c’est d’avoir des moyens en local et de diffuser au plus proche dans les territoires. Par contre, on peut aussi se poser des questions sur le risque de diviser la puissance de feu de la R&D française sur la fabrication additive, avec cet éparpillement ».

[Semi-conducteurs] Dans une interview accordée aux Échos, le commissaire européen Thierry Breton détaille le projet d’une « alliance européenne » ayant pour but de « doubler la capacité de production de l’UE d’ici à 2030 » en matière de matériaux semi-conducteurs. Décideurs magazine rapporte en effet que « Bruxelles présentera le 5 mai une revue stratégique industrielle » qui sera l’occasion d’aborderce projet européen « déjà soutenu par 22 États membres ». Celui-ci réunira « tous les acteurs de la chaîne de production des semi-conducteurs ». Thierry Breton précise : « Nous sommes en train de finaliser les discussions avec NXP, Infineon, STMicroelectronics, Bosch, Siemens, ASML. Avec les chercheurs du CEA-Leti en France, de l’institut Fraunhofer en Allemagne ou l’IMEC en Belgique et aux Pays-Bas ». Retrouvez l’article de Décideurs magazine dans son intégralité ici<https://www.magazine-decideurs.com/news/semi-conducteurs-breton-esquisse-les-contours-d-une-alliance-europeenne>.

Relevé dans la presse

·     Quantique – Le Point dresse le portrait des « défricheurs français » qui « inventent l’informatique de demain ». ». Le journal explique qu’« en s’appuyant sur les découvertes de la physique de l’infiniment petit, et notamment sur les interactions entre les atomes et les photons, [l’informatique quantique] promet des capacités de calcul incommensurablement élevées, à condition d’isoler des atomes à très faible température, à – 273 °C notamment ». Tel est l’objectif que se sont donné « Pasqal » et « Alice & Bob ». La startup Pasqal, située « sur le plateau de Saclay », est un des « fers de lance de l’informatique quantique en France ». De son côté, « installée sur la montagne Sainte-Geneviève, dans les locaux de l’École normale supérieure », la start-up « Alice & Bob » a « réussi la prouesse de rassembler les efforts des chercheurs du CNRS, du CEA ou encore de l’INRIA » et « rêve de mettre au point le premier ordinateur quantique, universel et sans erreur ».

·     Climat – Les Échos rapporte que « deux jours après le ministère de la Transition écologique, Bercy publie à son tour, ce jeudi, son ‘plan d’action climat’ ». Cette « feuille de route » aborde un certain nombre d’actions pour atteindre les objectifs climatiques : « budget vert, décarbonation de l’industrie, finance durable, mobilisation au niveau européen… ». Le journal précise que les domaines d’action des ministères de la Transition écologique ; de l’Économie et des Finances ; de l’Agriculture ; et de la Cohésion des territoires, « représentent 80 % environ des émissions de gaz à effet de serre » et ont été à ce titre « les quatre premiers désignés fin novembre par Jean Castex pour élaborer une feuille de route climat qui concerne leur propre périmètre ».


[Synthèse de presse | 28.04.2021  .2021]

Climat

[Émissions] « Effaçant complètement la baisse des émissions de CO2 de 2020, le secteur énergétique mondial va connaître un fort rebond cette année, battant des records de pollution datant de 2010 », souligne Sciences et Avenir. En effet, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, « la demande énergétique va augmenter de 4,6 % sur l’année [2021], comblant complètement la baisse de 4 % enregistrée en 2020 ». Or, si « la demande en solaire et éolien n’a faibli dans aucun secteur », c’est « le charbon, dont la demande mondiale va grimper de 60% cette année », qui répondra à cette demande d’énergie, concentrée dans les « pays émergents et en voie de développement », en particulier la Chine. Quant à la consommation de pétrole, elle restera « en dessous de 2019, principalement parce que le secteur aérien ne retrouvera pas cette année ses niveaux d’activités d’avant la crise sanitaire. Le gaz naturel, lui, devrait bondir de 3,2 % et sa consommation devrait être supérieure de 1 % à celle de 2019 ».

[Marché] La Tribune signale que, « après avoir connu de nombreux déboires, (…) le système européen d’échange de quotas CO2 va subir des ajustements, afin de coller à la nouvelle trajectoire climatique adoptée par l’Union [européenne] ». « Depuis 2012, [ce système] impose un plafond d’émission dégressif, de -1,74 % par an, aux 12 000 sites industriels concernés sur le continent – parmi lesquels EDF, Total ou encore ArcelorMittal », rappelle le journal. Mais « les quotas se sont accumulés » et il est devenu avec le temps « plus avantageux financièrement pour les entreprises d’acheter des quotas supplémentaires, en sur-offre sur le marché, plutôt que d’engager des actions pour réduire leurs émissions ». La baisse du plafond d’émissions pourrait donc passer à au moins 2,2 % par an, les « excédents de quotas disponibles sur le marché » absorbés deux fois plus vite par l’UE et les « quotas gratuitement distribués aux entreprises » réduits.
Par ailleurs, les « subventions aux énergies renouvelables (…) devraient fortement augmenter d’ici à 2030. Mais les objectifs ambitieux en la matière pourraient bien se heurter au mécanisme de marché carbone » : selon Matthew Jones, analyste de marché interrogé par La Tribune, « une plus grande part d’énergies renouvelables ferait baisser le prix du carbone, car des acteurs s’en détourneraient. Ce qui entraînerait un rôle plus important du charbon et du lignite, au détriment du passage au gaz ».

[Innovation] Si « ‘le début du siècle a été marqué par des gains d’efficacité dans la consommation d’énergie, et par le développement des renouvelables (…) pour aller plus loin, il faut des transformations en profondeur’ », souligne Yann Ménière, chef-économiste à l’Office européen des brevets interrogé par L’Opinion suite à la publication hier de l’étude menée par l’office européen des brevets et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur les inventions en matière d’énergie propre. Selon lui, « ‘certaines technologies transversales sont essentielles pour [parvenir à la neutralité carbone] : les batteries, les réseaux intelligents, l’hydrogène, la capture de carbone’ ». Or, même si « les normes fixées par Bruxelles dans la voiture propre ont permis d’accélérer l’innovation », l’Europe « est spécialisée dans les domaines matures, les ENR, les transports », mais pas dans les technologies de la voiture propre, comme « les batteries et l’hydrogène [qui] sont les points forts du Japon et de la Corée ». Notant « de fortes complémentarités dans les expertises entre pays » européens, M. Menière plaide pour une « nécessaire coordination européenne ». Il rappelle enfin que le CEA est « n°1 mondial, spécialisé dans le nucléaire et hydrogène », de la recherche publique sur l’innovation énergétique.

Relevé dans la presse

·     Symbio – L’AFP rapporte que « l’équipementier automobile Symbio, qui ambitionne de jouer les premiers rôles mondiaux dans le domaine de la propulsion à hydrogène, espère donner avant la fin de l’année les premiers coups de pioche de sa future usine, un projet à 140 millions d’euros ». Le PDG de l’entreprise, Philippe Rosier, indique : « nous avons signé il y a une grosse semaine l’achat [au groupe chimique allemand BASF] du terrain », situé selon la dépêche « dans la Vallée de la Chimie au sud de Lyon ». L’AFP précise que « Symbio est né du regroupement autour de la start-up grenobloise éponyme, issue du CEA, des travaux de recherche dans le domaine de l’hydrogène de Michelin et Faurecia ».

·     Âge des étoiles – En combinant « les données astérosismologiques fournies par le défunt satellite Kepler, grand chasseur d’exoplanètes, avec des techniques d’analyses issues du machine learning et des simulations numériques », une équipe d’astrophysiciens a établi que « les vieilles étoiles tournent plus vite que prévu », révèle Futura-Sciences. Cette étude « vient (…) remettre en question » une « loi reliant la vitesse de rotation des étoiles et leur âge ». Publiées dans Nature Astronomy, ces recherches ont été menées en partie par des chercheurs du « CEA/Irfu, travaillant en particulier au Laboratoire dynamique des étoiles, des (exo)planètes et de leur environnement (LDE3) ». Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/etoile-surprise-vieilles-etoiles-tournent-plus-vite-prevu-86995/>.

·     Univers – La méthode scientifique, émission de France Culture, s’intéresse le 27 avril aux « lentilles gravitationnelles », un phénomène de mirage optique « précieux dans l’observation de l’univers » car ayant permis plusieurs découvertes. À cette occasion, France Culture recevait « Jean-Paul Kneib, professeur d’astrophysique à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne », ainsi que « Martin Kilbinger, astrophysicien au CEA ». Retrouvez l’émission dans son intégralité ici<https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-mardi-27-avril-2021>. Par ailleurs, dans l’émission d’aujourd’hui de La Terre au carré, France Inter détaillera « les différents scénarios d’évolution de l’Univers » tels que le « Big Crunch » ou encore « le Big Chill ». Pour ce faire, France Inter s’est entouré de « David Elbaz, astrophysicien et directeur scientifique du département astrophysique du CEA » et de « Sandrine Codis, astrophysicienne au CNRS. A écouter aujourd’hui à 14h et retrouvez l’émission dans son intégralité ici<https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-28-avril-2021> à partir de 15h.

·     Relance – D’après Les Échos, « le gouvernement français présente ce mercredi à la Commission [européenne] son plan national de relance, préalable au déblocage des fonds » du « plan de relance européen de 750 milliards d’euros, toujours à l’arrêt depuis son annonce en juillet dernier ». La France demande « 100 milliards, dont 30 ont déjà été engagés », dont 50 % seront alloués « à la transition écologique » et 25 % « à la transition numérique ». Si « Bruxelles a voulu également profiter de ces discussions pour pousser certaines réformes structurelles », selon le journal « après quelques frictions, Paris et Bruxelles se sont entendus pour ne pas lier la réforme des retraites à ce dossier ». Pour autant, « une dizaine d’États membres n’ont pas encore ratifié la décision sur les ressources propres, qui doit permettre à l’UE d’emprunter les 750 milliards d’euros destinés au fond de relance » et « les premiers versements européens [ne devraient donc pas arriver] dans les caisses des États avant septembre.


[Synthèse de presse | 27.04.2021  .2021]

[Brevets] Selon Le Monde, « mercredi 21 avril, [des] hommes d’État et [des] scientifiques de renom ont lancé un appel demandant la suspension provisoire de la protection intellectuelle touchant [les doses de vaccins contre la Covid-19] afin d’en accélérer la diffusion, notamment en direction des pays en voie de développement. Intronisé bien public, le brevet serait librement accessible à ceux qui voudraient le produire ». D’après le journal, cela constituerait « une manière de réduire le fossé qui se creuse de jour en jour dans le monde entre les pays riches et vaccinés et les autres. Un argument d’autant plus recevable qu’une bonne partie de la recherche qui a permis l’élaboration de ces produits miracles a été financée par des fonds publics ». Pour autant, les industriels de la pharmacie « ne partagent pas cet avis ». Pour eux,« cette intention louable ne résoudrait pas le problème de fond, ­celui des capacités industrielles. Un produit comme celui de Pfizer-BioNTech n’est pas seulement complexe à inventer, il est aussi extraordinairement sophistiqué à produire. Il intègre 280 ingrédients provenant de 19 pays. C’est une machinerie complexe qui empêche d’aller plus vite. Ce n’est pas seulement une question de logistique, mais aussi de compétences ». Le patron de Moderna, Stéphane Bancel, rappelle à ce propos que « le transfert de ce savoir-faire consommerait énormément de temps et de ressources qui seraient distraites de la production du vaccin. Et sur le plan financier, cela ne changerait pas grand-chose puisque les grands laboratoires, comme Pfizer ou Astra Zeneca, ont annoncé produire leurs vaccins à prix coûtant, du moins pour les pays les plus pauvres ». Le Monde conclut qu’« au-delà de ces considérations d’efficacité se cache la lutte ancestrale entre les défenseurs de l’innovation libre et ouverte et ceux qui prônent la juste récompense de l’innovation ».

[DNA Script] Le Figaro révèle que « la biotech française DNA Script s’associe à Moderna afin de développer un prototype d’unité mobile de fabrication rapide de vaccins et de traitements. L’objectif est de mettre au point d’ici à 2024 une ‘mini-usine’ qui permettra de diagnostiquer rapidement les menaces biologiques puis d’y répondre en produisant jusqu’à 500 doses de vaccin en un à trois jours ». Stéphane Bancel, PDG de Moderna, confie au journal que « DNA Script va nous aider à miniaturiser la fabrication de l’ADN qui est nécessaire pour fabriquer l’ARN messager ». Pour cela, « la jeune société a mis au point une imprimante à ADN de la taille d’un petit réfrigérateur, qui trouvera sa place dans les fameux conteneurs ». Avec ces conteneurs, « […] l’idée est d’avoir un maillage planétaire […] Cela permettrait, dès l’apparition d’un virus, de traiter sur place les populations et d’éviter la contamination. Dans le cas du Covid, nous pourrions ainsi isoler dès le départ de nouveaux variants », précise au journal Thomas Ybert, cofondateur de DNA Script, créée en 2014. « Si l’horizon du projet est à 2024, la technologie pourrait être utilisée plus tôt par Moderna ». Le Figaro ajoute que « ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme de la Darpa, une agence de ministère américain de la Défense. [DNA Script] recevra jusqu’à 5 millions de dollars de financement ».

Énergies propres

Une dépêche AFP, largement reprise dans les médias nationaux, s’intéresse à la publication ce jour d’une étude menée par l’office européen des brevets et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur les inventions en matière d’énergie propre développées lors de la décennie écoulée (2010-2019). D’après l’AFP, cette étude alerte sur le fait qu’elles « ont vu leur taux de croissance annuel ralentir cette dernière décennie dans le monde ». En effet, bien que « le nombre de brevets internationaux consacrés à des technologies bas carbone a crû depuis une vingtaine d’années », « leur taux de croissance annuel moyen baisse depuis quelques années, et est même depuis 2017 quatre fois plus faible que sur la période 2000-2013 (3,3 % contre 12,5 %) ». Interrogé par l’AFP, le directeur de l’AIE, Fatih Birol prévient que « ‘près de la moitié des réductions d’émissions de gaz à effet de serre permettant d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, devraient provenir de technologies qui ne sont pas encore sur le marché ». Quant au président de l’OEB, Antonio Campinos, il indique que « ce rapport souligne la nécessité d’accélérer encore l’innovation dans les énergies sobres en carbone, dont certaines sont tout juste en train d’émerger ».

À propos du continent le plus innovant, La Croix indique que l’Union européenne « est la première région mondiale avec près d’un tiers des brevets de technologies énergétiques propres » et qu’au sein de l’UE, « la France arrive en deuxième position, derrière l’Allemagne ». La Croix précise qu’« en France, Safran est le premier déposant français et le CEA arrive en deuxième position, avec une spécialisation française dans l’aviation, les transports ferroviaires et le nucléaire. Le rapport pointe l’excellence de la recherche publique française. Le CEA est ainsi le premier organisme public de recherche sur le secteur au niveau mondial. En ajoutant l’IFP Énergies Nouvelles et le CNRS, la France compte trois représentants dans le top 10 mondial des organismes publics de recherche ».

Relevé dans la presse

·     5G – D’après Le Monde, « un rapport de l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT), publié mardi 27 avril », affirme que la nouvelle norme mobile liée à l’arrivée de la 5G « pourrait faire entrer les géants américains du ‘cloud’ (l’informatique dématérialisée) comme Amazon, Microsoft ou Google sur le marché des télécoms ». Le rapport rendu par l’association « qui réunit 370 entreprises privées et structures publiques françaises » met en garde : les leaders mondiaux de l’hébergement en ligne « ont fait de la 5G l’un de leurs outils de conquête », et « leurs compétences informatiques pointues et abondantes font d’eux des recours incontournables, y compris pour les opérateurs télécoms ».


[Synthèse de presse | 26.04.2021  .2021]

EDF

[EPR] Les Échos consacre un dossier à l’EPR. Selon le journal, ce « réacteur troisième génération » lancé par EDF « à l’aube des années 2000 » et devant « constituer le nouveau fleuron de l’industrie française », a cependant « placé l’énergéticien sur le fil du rasoir » à cause d’un « déficit de compétences ». En effet, depuis les deux dernières décennies, « les difficultés s’accumulent et les délais s’allongent ». Face à « l’une des réalisations industrielles les plus complexes du monde », comme le concède le PDG d’alors d’EDF, Pierre Gadonneix, « rien n’est épargné à l’électricien et ses maîtres d’œuvre : insuffisances dans le contrôle technique, fissures dans le bétonnage, anomalies sur des pièces du réacteur puis sur la cuve, ou plus récemment ‘écarts de conception’ sur la réalisation de trois piquages dans le circuit primaire principal du réacteur de Flamanville… ».
Pour autant, d’après Les Échos, EDF « a annoncé vendredi avoir remis une ‘offre technico-commerciale engageante’ à l’exploitant nucléaire indien NPCIL pour l’un de ses projets les plus ambitieux à l’export : la conception et la fabrication de composants pour une centrale six réacteurs de type EPR » à « Jaitapur, dans l’État du Maharashtra, au sud-ouest de l’Inde ». Les Échos s’interroge alors : « la remise d’une offre pour la conception de six réacteurs EPR pour faire du site de Jaitapur, dans l’ouest de l’Inde, la plus grande centrale nucléaire de la planète représente-t-elle, dès lors, une planche de salut ? ». Effectivement, EDF, « qui accumule aujourd’hui un endettement de 42 milliards d’euros, n’aurait cette fois pas à porter l’investissement dans la ‘centrale la plus puissante du monde’. Mais plusieurs obstacles restent à lever avant la signature d’un accord-cadre. La saga de l’EPR, avec son lot de rebondissements n’est pas encore achevée ».

[Hercule] Green Univers rapporte que « le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance Bruno Le Maire s’est lancé dans une opération séduction sur Hercule, le projet de réorganisation d’EDF ». Si le ministre « a appelé à ‘oublier Hercule’ », il « ne présage en rien de l’abandon du projet élaboré avec la Commission européenne ». Le site web précise que « les syndicats reçus [par le ministre] la semaine dernière se sont montrés très critiques sur [le projet Hercule] qui prévoit désormais de scinder [EDF] en trois entités : une holding pour le nucléaire, le thermique et RTE 100 % publique ; une filiale Azur, aussi publique, pour les actifs hydroélectriques ; et Vert pour les énergies renouvelables, Enedis et les services d’efficacité énergétique ». Bruno Le Maire affirme : « l’unité du groupe EDF ne se négocie pas. Nous ne démantèlerons pas EDF. Son unité passe par des garanties formelles sur lesquelles nous sommes encore en discussion avec la Commission : par exemple une direction des ressources humaines qui puisse s’occuper de l’ensemble des salariés ». De plus, le ministre demande « la possibilité d’avoir des flux financiers entre les différentes entités du grand EDF : le nucléaire, les énergies renouvelables ou les réseaux », un « point particulièrement délicat » pour Green Univers qui explique que « la Commission souhaite justement empêcher que les profits réalisés par EDF Vert ou Azur puissent soutenir le parc nucléaire français ». En revanche, Bruno Le Maire n’a « rien dit sur le dossier [du contentieux ancien autour] des concessions [hydroélectriques], également en négociation avec Bruxelles, ni sur le statut de la filiale Azur (quasi-régie ?) ni sur l’avenir des autres concessions détenues notamment par la CNR et la Shem, arrivées à échéances ». Le site web ajoute que, « malgré l’opposition des syndicats et un calendrier législatif chargé en cette dernière année de mandature, des proches du dossier estiment néanmoins que le gouvernement a encore le temps de faire passer cette réforme, qui nécessitera une loi dédiée ».

Relevé dans la presse

·     Biocarburants – « Les nouvelles techniques de modification génomique (…) attirent de plus en plus l’attention des chercheurs, des semenciers et des pétrochimistes », note l’Usine Nouvelle. Par exemple, si la synthèse de biocarburants à partir de lipides produits par des microalgues n’est aujourd’hui « pas rentable sur un plan économique et énergétique (…) ‘nous travaillons avec [les ciseaux moléculaires] Crispr-Cas9 pour améliorer la photosynthèse des souches’, précise Yonghua Li-Beisson, chercheuse au CEA. Deux pistes d’amélioration sont à l’étude : la suppression des gènes régulateurs qui réduisent la photosynthèse dans les algues et l’introduction d’un gène de levure qui, au contraire, dynamiserait la souche ». Selon Y. Li-Beisson, « il faudrait que les algues atteignent une production de lipides de l’ordre de 60 % pour que le coût de l’algocarburant devienne compétitif. Un objectif qu’elle espère atteindre d’ici à dix ans ».

·     Réseaux énergétiques – Le Journal du Grand Paris interroge Patrice Tochon, « chef de programme à la direction des énergies du CEA », pour qui « l’optimisation des ressources énergétiques doit pousser à faire travailler ensemble les gestionnaires des réseaux d’électricité, de gaz, de chaleur et de froid ». En effet, pour Patrice Tochon, « les réseaux énergétiques sont voués à s’interconnecter » : « Avec la montée en puissance des énergies renouvelables, dont une bonne part sont intermittentes comme le solaire photovoltaïque ou l’éolien, va se développer la nécessité de doter le réseau électrique de capacités de stockage. Il en va de même sur certains réseaux de chaleur et de froid où certains flux de calories – comme le pompage géothermique ou la récupération de chaleur fatale – sont déconnectés des besoins de consommation. Bien entendu, chaque réseau – électrique, gazier ou de chaleur – peut développer ses propres capacités de stockage. Mais l’équation est plus simple à résoudre et la flexibilité plus grande si l’on croise les réseaux ».

·     Parkinson – Le Quotidien du Médecin rapporte qu’une technique « de thérapie génique [développée par le département MIRCen de l’institut de biologie François Jacob] poursuit son développement dans la maladie de Parkinson : l’introduction de trois gènes codant pour la production de dopamine a déjà été expérimentée avec succès chez plus de 20 malades. Des patients français vont être opérés avec une nouvelle génération de vecteur ». Le but est de « restaurer une production continue et locale de dopamine au niveau du striatum. Si les résultats obtenus sont au rendez-vous dans cette étude de phase 1, une étape importante sera franchie vers un traitement capable de prolonger durablement [la correspondance] avec le traitement à la lévodopa (L-dopa) ». Philippe Hantraye, « directeur scientifique de l’infrastructure NeurATRIS et du département MIRCen de l’institut de biologie François Jacob (CEA de Fontenay-aux-Roses) », explique : « Pendant trois à cinq ans, la L-dopa réduit bien les symptômes, puis on commence à voir des phénomènes d’échappement avec des complications et les patients deviennent véritablement résistants à partir de huit à dix ans ».

·     Stockage thermique – Le Journal des Entreprises rapporte que le groupe isérois « Grims travaille en partenariat avec le CEA pour ‘codévelopper un produit qui permettrait de stocker la chaleur comme peuvent le faire les batteries de seconde vie’ », réutilisées pour du stockage stationnaire d’énergie. Ce nouveau produit est composé de « mousses [qui] peuvent être refondues et donc réutilisées durablement contrairement aux batteries électriques ». Grims ne pense « pas aboutir sur une industrialisation avant 2022 ».

·     Semi-conducteurs – « Les puces sont le pétrole du XXIe siècle. Et c’est pourquoi elles se retrouvent au cœur de la guerre économique à laquelle se livrent les États-Unis et la Chine », signale La Croix. En effet, si la Chine « est un géant de l’électronique », elle « ne maîtrise pas la technologie pour produire les composants de dernière génération », mais elle est « positionnée sur l’assemblage (…), [et] doit importer une bonne part des composants dont elle a besoin ». Pourtant, elle « a dépensé plus, pour rattraper son retard, que les États-Unis pour envoyer un homme sur la Lune ». Les États-Unis, eux, « se sentent de plus en plus menacés dans leur avance technologique [et] ont choisi de passer à l’offensive (…) ils ont adopté des sanctions interdisant [au fondeur taïwanais TSMC] de fournir de gros clients chinois comme Huawei. Environ 60 entreprises chinoises sont désormais privées d’accès aux composants de dernière génération ». Quant à l’Europe, « elle tente d’exister (…) Mais il reste à savoir si elle peut investir les sommes nécessaires en recherche et développement ».


[Synthèse de presse | 22.04.2021  .2021]

Taxonomie verte

Les Échos revient sur la « taxonomie de la finance durable » présentée mercredi 21 avril par la Commission européenne, qui consiste en « une longue liste d’activités économiques (transport, bâtiment, éolien, électronique, etc.) et des règles à suivre pour qu’un investissement puisse être qualifié de durable. L’enjeu est colossal : écologiquement, c’est une pierre de plus au « Green deal », qui dessine le chemin de l’UE vers son objectif de neutralité carbone en 2050 ; économiquement, c’est un outil essentiel pour aiguillonner investisseurs vers les projets durables ». Le quotidien pointe que deux sujets « restent toutefois sur la table : le sort du gaz et du nucléaire ». Les deux énergies sont en effet « au cœur de virulentes passes d’armes entre experts, eurodéputés et surtout entre les 27 États membres, divisés sur la place à leur accorder, ou non, dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au point que la Commission, qui souhaite éviter que le reste du projet de taxonomie ne soit bloqué plus longtemps, a dû se résoudre à renvoyer ces questions à d’autres textes dédiés d’ici à la fin de l’année ».

En effet, d’après Le Figaro, « le nombre de points de vue opposés atteint du « jamais vu », [selon] le vice-président Valdis Dombrovskis ». Cependant, la mise de côté temporaire du nucléaire « était prévue. L’avis positif sur l’atome d’experts de l’Union fin mars, vivement contesté, doit encore être passé au peigne fin par deux autres groupes d’experts. De ces avis dépendra l’inclusion ou pas du nucléaire dans un nouvel « acte délégué » attendu d’ici à la fin de l’année sur les énergies « de transition » ». Un pari risqué pour le quotidien puisque « ce texte supplémentaire « aura peu de chance d’être approuvé », pointe une source proche du dossier. Les opposants au Parlement européen et au Conseil sont nombreux. Paris ne compte pratiquement que sur le soutien de la Pologne, face à une coalition menée par l’Allemagne, l’Autriche, des pays nordiques et une armée d’ONG ».

Relevé dans la presse

·     Hydrogène – L’AFP signale que « le groupe pétrolier Chevron et le constructeur automobile Toyota ont annoncé mercredi une première étape vers une alliance stratégique pour commercialiser de l’hydrogène, considéré comme un carburant moins polluant pour le transport. […] L’alliance vise « à faire progresser une économie mondiale de l’hydrogène fonctionnelle et prospère », ont déclaré les entreprises dans un communiqué de presse conjoint publié la veille du sommet virtuel climat organisé à l’initiative du président américain Joe Biden ». Dans le même temps, le Figaro indique que Dan Tehan, ministre australien du Commerce en tournée européenne pour pousser l’accord de libre-échange, a exprimé l’intérêt « de plus en plus marqué » de l’Australie « pour l’hydrogène, qui va devenir l’énergie de la transformation ». Ainsi, « des usines sont en projet avec pour horizon, à une date encore indéterminée, l’exportation d’hydrogène vers des clients de la région Pacifique comme le Japon ».

·     Transition énergétique – D’après La Tribune, « en matière de transition énergétique, les Etats les plus riches sont à la traine : avec le Royaume-Unis, la France (en 9è position) est le seul membre du G20 à figurer dans le Top 10 des pays les plus avancés sur le sujet, selon le rapport « Fostering Effective Energy Transition » du Forum économique mondial », publié mercredi 21 avril.


[Synthèse de presse | 21.04.2021  .2021]

Mobilité électrique

[Moteur essence] « Les industriels français de l’automobile ont beau s’y préparer, le virage vers l’électrique s’avère plus difficile à négocier que prévu. D’une part, la fin annoncée du moteur essence risque d’être bien plus rapide qu’ils ne l’anticipaient l’an passé encore, à cause d’un renforcement des normes que Bruxelles tente d’imposer ; d’autre part, l’Europe risque d’être prise de vitesse par la Chine sur le marché des batteries, composants clés des véhicules électriques », note Le Figaro. Cela pourrait entrainer la perte de plus de 100 000 emplois dans le secteur d’ici à 2035, poursuite d’un déclin amorcé il y a une dizaine d’années. « L’industrie auto traverse la plus importante mutation de son histoire, passant de la fabrication de véhicules dotés de moteur à combustion à ceux équipés de moteur électrique fonctionnant avec des batteries ». Or « cette nouvelle industrie mobilise beaucoup moins de main-d’œuvre et les compétences des salariés n’ont plus rien à voir avec la mécanique ». Le quotidien précise que « la filière et le gouvernement vont devoir mobiliser des milliards d’euros pour accompagner le rythme de cette mutation et financer l’accompagnement social des métiers sans avenir ».

[Chine] D’après l’AFP, « les géants chinois de la tech rivalisent d’imagination pour se faire une place dans le secteur concurrentiel de l’automobile, nouveau terrain de la bataille menée par ces mastodontes ». Si « le secteur chinois de l’automobile a connu en 2020 une contraction de 2 % », les ventes ont repris « grâce à la popularité grandissante des véhicules électriques qui ont représenté 9 % des ventes totales de voitures neuves pour le mois de mars. Le gouvernement veut que ce chiffre atteigne 25 % d’ici 2025 ». Ainsi, « Alibaba s’est allié au japonais Honda pour accélérer les tests relatifs à AutoX, sa technologie de voiture autonome alors que Baidu, le « Google chinois », a annoncé lundi que son système de navigation autonome Apollo serait installé sur un million de véhicules dans les trois à cinq prochaines années ».

[Lithium] Les Échos signale la « naissance d’un nouveau géant australien » dans le domaine de la production du lithium. « Orocobre et Galaxy Resources, toutes deux cotées à la Bourse de Sydney ont en effet annoncé lundi leur intention de se marier dans une opération à 3,1 milliards de dollars », pour former le cinquième producteur mondial de lithium. « La fusion vise à leur donner une force de frappe financière suffisante pour développer des projets lithium et pour profiter de l’explosion de la demande liée à l’essor des voitures électriques ». Le quotidien ajoute : « avec l’explosion des ventes de voitures électriques, la demande en lithium devrait être multipliée par 10 d’ici à la fin de l’année ».

Semi-conducteurs

L’Opinion revient sur la pénurie des semi-conducteurs et les causes qui la rendent « si difficile à résorber ». Selon le quotidien, « la persistance des tensions politiques entre les États-Unis et la Chine tout comme la crainte d’une pénurie de longue durée ont poussé certains industriels à constituer des stocks de semi-conducteurs ». De plus, « la plupart des fabricants ont fait de grands paris stratégiques sur des puces de pointe plus rentables essentielles à la technologie 5G ou aux serveurs informatiques », une approche mise à mal par la pandémie et la récession économique qui en a résulté, « déstabilisant les chaînes d’approvisionnement et les comportements des consommateurs ». À ces difficultés se sont également ajoutés différents incidents « dont l’incendie d’une usine au Japon et la vague de froid qui a frappé le sud des États-Unis cet hiver, causant l’arrêt de lignes de production. Une sécheresse à Taïwan, acteur majeur du secteur, menace de réduire encore la production de semi-conducteurs, très consommatrice d’eau ».


Synthèse de presse | 20.04.2021  .2021]

Energies

[Artificialisation des sols] GreenUnivers se fait l’écho de l’objectif fixé par le texte de la loi Climat et résilience, qui consiste à « diviser par deux l’artificialisation des sols français par rapport aux dix années précédentes » dans les dix ans à venir. « Il reste à définir ce qu’est un sol artificialisé et, notamment, si les énergies renouvelables sont concernées ». L’enjeu n’est pas anodin, comme le signalait en mars à GreenUnivers, Sophie Mourlon, directrice de l’énergie au ministère de la Transition écologique : dans le cas du photovoltaïque, « l’artificialisation n’est pas totale comme celle d’une dalle de béton mais bien réelle. L’écoulement des eaux est modifié, la présence des animaux aussi, entre autres. Nous favorisons l’accès aux terrains dégradés mais cette ressource n’est pas illimitée. »

[Tour solaire] Le journal spécialisé Génie climatique Magazine annonce que « le permis de construire vient d’être accordé pour [un] premier bâtiment résidentiel d’un programme comptant une centaine d’autres tours solaires » en Europe, d’ici à 2030, dans le cadre d’un programme d’investissement de 2 milliards d’euros. Cette première tour installée à Saint-Etienne « aura la particularité de restituer plus d’énergie qu’elle n’en consomme grâce à 1 000 m² de panneaux photovoltaïques dissimulés dans la façade ou au sommet de la tour. […] La totalité de l’électricité produite sera revendue au réseau. […] La production devant dépasser la consommation, l’intégralité des recettes générées par les installations solaires sera reversée aux locataires. »

Microélectronique

L’Humanité s’interroge sur l’impact de « la pénurie de composants électroniques, qui a mis à l’arrêt une partie de l’industrie automobile mondiale [et qui] pourrait durer jusqu’en 2022 », sur « STMicroelectronics, premier acteur européen qui cumule retards industriel et technologique. » Pour le journal, Marc Leroux, délégué syndical CGT et Nadia Salhi, élue au CSE de STMicroelectronics et copilote du collectif confédéral industrie à la CGT, expliquent que « STMicroelectronics a abandonné successivement les secteurs où elle était le plus en pointe technologiquement [depuis 2010] », faisant la part belle aux usines asiatiques puisqu’il « aurait fallu à l’époque des investissements massifs ». N. Salhi complète : « la crise du Covid a montré que ne pas maîtriser la production des éléments de base mettait le pays, voire le continent entier, en difficulté. Les composants électroniques deviennent des biens essentiels à notre société, ils sont déjà partout, du stockage des données à l’industrie de demain. D’ailleurs, Taïwan vient de proposer à l’Allemagne un marché : semi-conducteurs contre vaccins. »

Relevé dans la presse

·       Confiance numérique – Le journal des entreprises consacre un article à la parution par le pôle de compétitivité Solutions Communicantes Sécurisées (SCS) d’une note de « son Observatoire du Numérique en région Sud, fraîchement lancé avec In Extenso Innovation Croissance. Au-delà de l’état de santé du secteur, un gros plan est fait sur les acteurs de la « confiance numérique », qui regroupent principalement ceux de la cybersécurité. […] Avec cet outil le pôle SCS entend livrer une radiographie précise de la filière numérique locale ». « Avec des locomotives de dimension internationale comme Thales, STMicroelectronics, NXP ou Schneider Electric, auxquels s’ajoutent des laboratoires de recherche publics et privés d’excellence (CEA, Eurecom, Mines Saint-Etienne…), ce sont ainsi 228 établissements qui œuvrent dans la confiance numérique (dont 76 ont leur un siège social en région) et réalisent un chiffre d’affaires cumulé de 700 millions d’euros » indique le journal spécialisé.


[Synthèse de presse | 19.04.2021  .2021]

Médecine du futur

Les Échos s’intéresse à la « la stimulation cérébrale profonde [qui] a permis de réduire significativement les symptômes moteurs de 200 000 personnes atteintes par la maladie de Parkinson. » Si le quotidien rappelle que cette technique « ne stoppe en aucun cas la progression de la maladie, n’offrant qu’une amélioration temporaire aux patients », il annonce que « cette lourde hypothèque pourrait se trouver levée dans les années qui viennent grâce à la nouvelle technique NIR (Near Infra Red) mise au point au Clinatec, le centre de recherche grenoblois fondé en 2007 par le Pr Benabid avec le CEA. Elle consiste à illuminer dans le proche infrarouge, au moyen d’une fibre optique implantée dans le cerveau, la substance noire, ce noyau constitué de neurones dopaminergiques dont l’autodestruction (« apoptose ») constitue la principale cause de la maladie. Les résultats extrêmement encourageants des essais précliniques conduits sur le singe, chez qui la dégénérescence de ces neurones a pu être arrêtée grâce à la neuroillumination (…) ont conduit les concepteurs de NIR à engager, le mois dernier, un essai clinique, dans le cadre duquel un premier patient a été opéré avec succès le 24 mars. »

Énergies

[Biocarburants] « Une équipe internationale menée par le CEA a élucidé le fonctionnement de la FAP [Fatty Acid Photodecarboxylase], une photoenzyme issue des microalgues et capable de convertir la lumière du soleil en hydrocarbures. Un travail de recherche long, qui pourrait aider à faire émerger les prochains biocarburants » indique L’Usine Nouvelle. « “On sait depuis longtemps que les microalgues sont des organismes qui produisent des hydrocarbures, mais nous ne savions pas comment”, retrace Damien Sorigué, chercheur du CEA au BIAM, l’Institut de biosciences et de biotechnologie d’Aix-Marseille. » Le voile désormais levé sur cette énigme, l’Usine Nouvelle tempère : « reste que pour s’imposer, la question des coûts sera centrale. De quoi pousser le chercheur à se tourner du côté des hydrocarbures pour la chimie et la cosmétique, comme la paraffine ou les oléfines, dont les productions sont à la fois plus chères, moins volumineuses et plus contraignantes que celles du secteur pétrolier ».

[Nucléaire] « Un rapport d’experts de l’UE remis fin mars préconise d’inclure le nucléaire dans une liste d’investissements « durables » respectueux du climat que Bruxelles est en train d’établir: un scandale pour des ONG environnementales mais un succès pour la France, qui en fait un cheval de bataille », relaie l’AFP. Les experts du CCR (Centre commun de recherche) inscrivent ainsi dans leur rapport que « l’enfouissement géologique des déchets nucléaires est un « moyen approprié et sûr » », qu’il est possible de suivre efficacement les impacts nocifs en les prévenant ou mesurant leurs conséquences, et que « si l’on considère les effets non-radiologiques, les impacts de l’énergie nucléaire sont essentiellement comparables à l’hydroélectrique et aux énergies renouvelables». « Pour l’ONG Greenpeace, ces experts se fondent sur des « hypothèses en contradiction avec la réalité, sur les coûts et délais de construction de centrales, le soi-disant recyclage des déchets, la faisabilité et l’impact du stockage » ». Quant au rapport, il « sera révisé par des experts en radioprotection et gestion des déchets nucléaires, puis par un comité scientifique de la Commission chargé de la santé et de l’environnement » avant que l’UE ne statue sur ce sujet.

Plan de relance

Selon Le Dauphiné, « l’État et le Département [de l’Isère] ont signé, ce vendredi 16 avril, un accord dans le cadre du plan de relance. Au total, ils financeront 270 millions d’euros à parité pour permettre au territoire de rebondir ». « Au premier rang des thématiques retenues : la transition énergétique. ‘Cela concernera 113 projets en Isère, sur 20 communes’ », précisent Lionel Beffre, préfet de l’Isère, et Jean-Pierre Barbier, président du Département, « pour un total de 85 millions d’euros. Ce sont les bâtiments de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation qui en bénéficieront le plus dans le département : le Crous (26 M€), l’Université Grenoble-Alpes et l’INPG (32 M€), le CEA (11,8 M€). »

Relevé dans la presse

·     Intelligence embarquée – Pour Le Monde, l’intelligence embarquée est « un moteur de croissance de l’industrie », et « les spécialistes estiment que, d’ici à 2030, les logiciels représenteront 60 % de la valeur d’un véhicule, contre 20 % actuellement ». « Ici clairement, le modèle, c’est Tesla, même s’il n’est jamais nommé. Le constructeur californien a inventé la voiture-ordinateur améliorée par une simple connexion au cloud (l’informatique dématérialisée). Et chacun désormais s’en inspire. […] La voie numérique n’est toutefois pas exempte de cahots. Le principal problème consiste à recruter des compétences pour les petites usines à développeurs que mettent en place les constructeurs. […] Les carrières ne se dérouleront plus comme avant. La voie royale évolue vers plus de génie électrique électronique et logiciel


[Synthèse de presse | 09.04.2021  .2021]

TechnicAtome

L’AFP dresse le bilan des activités de TechnicAtome, la société publique spécialiste des « réacteurs nucléaires compacts », « détenue par l’Agence des participations de l’Etat (50 %), Naval Group (20 %), le CEA (20 %) et EDF (un peu moins de 10 %) ». TechnicAtome « table sur les programmes des futurs sous-marins et porte-avions français pour développer son activité ». Ainsi, selon le PDG de TechnicAtome, Loïc Rocard« le groupe [compte] ‘sur une croissance de [son] activité de l’ordre de 10 % ». Loïc Rocard précise que l’entreprise doit « apporter une expertise auprès de la Marine nationale sur les réacteurs développés dans les années 1970 et en même temps concevoir les prochaines chaufferies qui équiperont le porte-avions de nouvelle génération et qui seront amenés à être exploitées jusqu’en 2080 ». En effet, l’AFP rapporte que « depuis sa création en 1972, TechnicAtome a ainsi livré 18 réacteurs pour la Marine. Il doit en livrer 12 au cours des 30 prochaines années ». Selon Les Échos, « la France reste le seul pays à maîtriser cette technologie après les États-Unis et la Russie ». Le journal explique par ailleurs que le succès de TechnicAtome passe également par « une gestion prévisionnelle des effectifs à dix ans, alors qu’il faut former une nouvelle génération d’ingénieurs. Les trois programmes de réacteurs de défense devraient mobiliser sur la décennie 1 500 emplois. TechnicAtome prévoit d’embaucher cette année 150 personnes et de passer à 1 800 salariés fin 2021. En quatre ans, la société aura ainsi renouvelé son personnel du tiers ».

Énergie nucléaire

[Taxonomie] L’Usine Nouvelle rapporte que « fin avril, la Commission européenne doit détailler dans un acte délégué – l’équivalent en droit européen d’un décret d’application – les critères précis de sa taxonomie, qui répertorie les secteurs d’activité les plus vertueux pour la lutte contre le changement climatique et l’environnement. Les grandes lignes ont déjà été actées fin 2019 par les États membres et la Commission, après d’intenses tractations ». L’Usine Nouvelle précise qu’ « à la base, la classification répond à un besoin des acteurs privés de la finance durable : il s’agit d’orienter les financements verts et de déterminer quelles activités peuvent en bénéficier, en évitant tout risque de greenwashing. Mais les industriels craignent qu’à terme, la taxonomie des activités ‘vertes’ ne s’impose aussi dans les choix budgétaires des États et ne devienne in fine une condition d’attribution de leurs aides ». Ainsi, « depuis l’automne, un lobbying intense a lieu à tous les étages. ‘Le risque est grand que l’approche actuelle ne concentre les financements que vers les renouvelables déjà largement subventionnés et que des technologies comme le nucléaire, l’hydroélectricité et le gaz dans une certaine mesure ne soient exclues, alors qu’elles sont nécessaires pour atteindre les objectifs de décarbonation à 2030 et 2050’, plaident plusieurs fédérations d’énergéticiens ». De son côté, « EDF […] plaide pour intégrer le nucléaire – qui émet peu de CO2 – dans la classification », d’après La Tribune. En effet, pour le fournisseur d’électricité, « les enjeux sont considérables ». La décision de la Commission européenne impactera « sa compétitivité à l’heure où plusieurs pays comme la Pologne, la République tchèque envisagent de passer au nucléaire. » Carine de Boissezon, directrice du Développement durable d’EDF, signale qu’à ce jour l’Union européenne reconnaît l’impact positif du nucléaire « dans la lutte contre le changement climatique. A priori, il a été validé par le centre de recherche européen, car il n’a pas plus d’impact que les autres énergies retenues ».

[SMR] L’Usine Nouvelle revient sur l’audition au Sénat, le mercredi 7 avril, de « Bernard Doroszczuk, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), [qui] a pu aborder dans le fonds tous les sujets sensibles du nucléaire français ». L’Usine Nouvelle rapporte : « Choix du mix électrique à 2050, construction de nouvelles capacités de production électrique pilotable, prolongations des réacteurs, gestions des déchets et des combustibles usés, pertes de compétences de la filière, défis d’EDF, les politiques français, qui ‘procrastinent’ depuis des années, selon Bernard Doroszczuk, doivent ‘prendre des décisions dans les cinq ans’ qui viennent au plus tard, sur quasiment tous ces sujets ». Le président de l’ASN a, durant cette audition, « réussi à donner aux sénateurs tous les éléments pour sortir des idées reçues et débats idéologiques sur le nucléaire, et décider en toute connaissance de sûreté (et non de sécurité qui n’est pas de la responsabilité de l’ASN), sur tous ces sujets ». Parmi ceux-ci, la question des SMR a toute son importance. Pour le président de l’ASN, « le SMR ou petit réacteur nucléaire modulaire, serait en effet plus sûr que les grands réacteurs de troisième génération, comme l’EPR d’EDF » car dans un SMR « le risque de fusion du cœur est exclu, et donc il n’y a pas de risques de rejet de produit radioactif à l’extérieur ».


Synthèse de presse | 08.04.2021  .2021]

Énergies

[Batteries automobiles] « Avec un potentiel de marché évalué à 400 GWh pour 2030, l’Europe se mobilise avec un programme baptisé Battery 2030 », rappelle Les Échos. « Parmi les axes de recherche figurent les batteries [à électrolytes] solides », qu’étudie notamment la coentreprise (Total-Stellantis) ACC, avec « Saft, BASF, Umicore, Solvay ou encore le CEA ». Le quotidien économique prend aussi comme exemple les « batteries sodium-ion du Français Tiamat » qui « se rechargent pleinement en dix minutes ».  Son président Hervé Beuffe explique : « créée en 2017 sur la base de recherches menées par le CNRS et le CEA, l’entreprise vient de signer un premier contrat avec l’équipementier Plastic Omnium, [pour] la fabrication de 300 packs de batteries (…) qui serviront de preuves de concept ». Enfin, « une équipe de l’université de technologie de Chalmers, en Suède (…) a exposé un démonstrateur de ‘batterie sans masse’, lequel se présente sous la forme d’un matériau en fibre de carbone qui sert à la fois de source d’énergie et de composant structurel ».

[Hydrogène] « La molécule d’hydrogène devrait [elle] bientôt être produite en masse par électrolyse à partir d’eau et d’électricité renouvelable », note Industrie & Technologies. Plusieurs « projets visent à produire de l’hydrogène en mer, à partir d’électricité issue d’éoliennes offshore » : les « vents forts et constants du large (…) permettent aux éoliennes de fonctionner à leur puissance nominale plus souvent qu’à terre ». L’hydrogène est alors « un moyen de se passer du raccordement électrique jusqu’à la côte qui nécessite des équipements complexes et ‘dont le prix peut vite devenir exorbitant’, témoigne Guénaël Le Solliec, manager R&D au CEA Tech de Nantes ». Au contraire des câbles électriques, « les tuyaux flexibles pour transporter du gaz sont très bien maîtrisés » par l’industrie pétrolière, rappelle Vincenzo Di Pisa, responsable du département éolien offshore chez Tractebel. Quant aux électrolyseurs de forte puissance nécessaires, « l’Europe a lancé en septembre 2020 un appel à projets visant à développer un système d’électrolyse de 100 MW ». S’il « concerne un usage à terre [et que] l’adaptation pour l’offshore devrait prendre un petit peu plus de temps, (…) il n’y a pas de verrou majeur » selon Patrice Tochon, chef du département hydrogène au CEA-Liten.

[Méthane] Une « équipe grenobloise de recherche a montré qu’il était possible de recycler [le CO2] pour en faire du carburant sous forme de méthane », annonce Science & Vie. Cette synthèse, étudiée par deux chercheurs du Département de Chimie Moléculaire (Université Grenoble Alpes/CNRS) et du Laboratoire Chimie et Biologie des Métaux (Université Grenoble Alpes/CNRS/CEA), utilise des « catalyseurs inspirés des organismes vivants ».

Relevé dans la presse

·     Photonique quantique – L’Usine Nouvelle s’intéresse aux travaux du CEA-Leti sur la photonique quantique. Selon le site web du journal, « fort de sa maitrise du silicium, le CEA-Leti a mis en place en 2020 un programme visant à intégrer la photonique quantique… sur puce » avec comme objectif de « développer des composants utiles au développement de systèmes de communication et de calcul quantique ». Le but est de proposer ‘une boîte à outils’ aux entreprises [de la photonique quantique], d’ici à 2024 », selon Ségolène Olivier, responsable du programme,. Il est précisé que cette « boîte sera composée de trois briques technologiques : la génération, l’encodage et la détection de photons uniques. Le tout, sous forme de ‘composants intégrés sur silicium que l’on pourra associer les uns aux autres pour faire des circuits optiques intégrés’ », précise Ségolène Olivier.

·     Avalun – Capital fait part du rachat par le spécialiste du diagnostic in vitro Biosynex de la startup Avalun. À cette occasion, Capital présente Avalun : « s’appuyant sur une technologie protégée par de multiples brevets issue du CEA Leti, la cible [du rachat] a développé un automate de diagnostic in vitro portable et connecté de nouvelle génération dénommé LabPad ». Ce lecteur, « bien que tenant dans la main », « permet non seulement la réalisation de tests immunologiques mais aussi la réalisation de tests de coagulation, ce qui en fait l’une des plateformes de biologie portable disposant du plus large champ d’application ».

·     Poussières du Sahara – Libération rapporte que « depuis plusieurs semaines, des nuages issus de tempêtes de sable du Sahara survolent l’Europe, entraînant une dégradation de la qualité de l’air et, notamment dans le sud et l’est de la France […] En février, l’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) avait détecté dans ces particules du césium 137, à hauteur de 80 000 becquerels par kilomètre carré. Une dose inoffensive pour les populations et les animaux ». Pour autant, selon le journal, ces « particules radioactives venues d’Algérie ravivent le souvenir des tests menés dans les années 1960 ». Libération se questionne alors : « La responsabilité de Paris sera-t-elle au menu de la visite à Alger de Jean Castex ce week-end ? ».


[Synthèse de presse | 07.04.2021  .2021]

Energies

[Énergies renouvelables] Environnement Magazine fait le point sur le rapport publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelable (Irena) le lundi 5 avril. Ainsi, « d’après les statistiques de l’Irena, plus de 80 % de ‘toutes les nouvelles capacités d’électricité mises en place l’an dernier exploitent des sources d’énergie renouvelables’. En tête du classement, l’énergie solaire avec l’installation de 127 GW de capacité et éolienne avec 111 GW, en présentant ainsi 91 % des nouvelles capacités [énergétiques issues de sources renouvelables] mises en place en 2020 ». Le magazine note par ailleurs que, « contre toute attente, ce sont les États-Unis et la Chine qui présentent les plus fortes expansions dans le marché des énergies renouvelables. La Chine s’est dotée l’an dernier de 136 GW de capacité supplémentaire, pour l’essentiel en énergies éolienne (72 GW) et solaire (49 GW)’. Suivie par les États-Unis avec l’installation de 29 GW de capacité énergétique issue de sources renouvelables en 2020, ‘soit une augmentation de 80% et répartie entre le solaire (15 GW) et l’éolien (env. 14 GW)’ ».

[Demande énergétique] Sur The Conversation, Victor Court, enseignant-chercheur en économie à IFP- Énergies nouvelles explique pourquoi l’efficacité énergétique (produire plus avec autant, voire moins d’énergie), un des leviers de la lutte contre le dérèglement climatique, pourrait ne pas fonctionner à cause de « l’effet rebond », qui « correspond à l’ensemble des mécanismes économiques et comportementaux qui annulent une partie, ou la totalité, des économies d’énergie résultant des gains d’efficacité ». Or, en étudiant les modèles énergétiques utilisés par le GiEC et différentes autres institutions, il a constaté que « la plupart de ces modèles étaient incapables de saisir un grand nombre des mécanismes contribuant à l’effet rebond ». Selon lui, « puisqu’environ 50 % des économies d’énergie semblent compensées par ce phénomène, il est urgent que la communauté des modélisateurs le prenne plus au sérieux et parvienne à mieux l’intégrer dans leurs équations ». Retrouvez l’article en intégralité ici<https://theconversation.com/la-demande-energetique-mondiale-est-sous-estimee-et-cest-un-vrai-probleme-pour-le-climat-158042>.

Nucléaire

[SMR] Selon Les Échos, EDF veut « revenir dans le match des petits réacteurs [Small Modular Reactor ou SMR] » avec « Nuward » (« abréviation de ‘Nuclear Forward’, soit en français ‘en avant le nucléaire !’ »). Il s’agit d’un réacteur modulaire dont la mise sur le marché est prévue « à l’horizon 2035-2040 ». Celui-ci « entend concurrencer les modèles chinois, russes, ou américains conçus pour remplacer les centrales à charbon, au fioul ou au gaz mises à mal par la transition énergétique ». L’objectif serait également de « disposer d’un réacteur plus sûr, capable de se refroidir sans intervention humaine pendant plusieurs jours en cas d’accident grave et dans lequel un maximum de pièces pourront être fabriquées en usine. Un passage obligé pour espérer réduire les risques de dérapages de chantier et faire baisser les coûts ». EDF vise un coût de développement « de l’ordre du milliard d’euros pour Nuward, qui affichera une puissance de 170 mégawatts (soit 340 mégawatts pour une centrale type qui doit associer deux réacteurs), contre un coût de développement qui peut attendre 9 à 10 milliards d’euros, selon EDF, pour une centrale de grande taille (d’une puissance de 1,8 gigawatt, voire au-delà) ». Par ailleurs, « avec ses partenaires TechnicAtome, Naval Group et le CEA, EDF se donne jusqu’à 2022 pour soumettre un premier dossier d’option de sûreté à l’Autorité de sûreté nucléaire et jusqu’à 2026 pour finaliser l’ensemble du design et les spécificités techniques de cette nouvelle centrale ».

[USA] Du côté américain, Les Échos rapporte que « Washington espère la mise en service d’un premier réacteur de petite taille à l’horizon 2029 », précisant qu’aux Etats-Unis « les projets sont souvent portés par des start-up de recherche adossées à des groupes d’ingénierie ou à des entrepreneurs fortunés ». Le projet le plus avancé serait celui développé par NuScale Power. À ce titre, Les Échos explique que « le design de son module de 60 mégawatts a passé les premières étapes de certification. Et le laboratoire national de l’Idaho, un centre de R&D nucléaire public, est prêt à accueillir son prototype, pour une première production d’électricité prévue en 2029 – initialement 2024 ».

[Emirats arabes unis] Le Figaro révèle que « les Émirats arabes unis ont annoncé, mardi, les premières ventes d’électrons de leur centrale nucléaire de Barakah, après qu’un réacteur a été démarré en août dernier ». Cheikh Mohammed, gouverneur de l’émirat de Dubaï, l’un des sept de la fédération des Émirats arabes unis, confirme ainsi que « le premier mégawatt de la première centrale nucléaire arabe est entré dans le réseau électrique national ». D’après Le Figaro, « les quatre réacteurs de Barakah représenteront une puissance totale de 5 600 mégawatts, soit environ un quart des besoins en électricité de ce pays très chaud et très énergivore, en particulier l’été avec des climatisations fonctionnant à plein régime ». Barakah a été construite par « un consortium mené par Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) et par le sud-coréen Korea Electric Power Corporation (KEPCO), pour un coût estimé à 24,4 milliards de dollars (environ 20,4 milliards d’euros). Côté français, EDF interviendra dans la formation des personnels de la centrale à la sûreté nucléaire, tandis que l’Andra a signé un partenariat pour le développement de la filière de retraitement des déchets radioactifs ».


[Synthèse de presse | 01.04.2021  .2021]

Nucléaire

[Bure] Le Monde fait le point sur le projet de stockage en géologie profonde des déchets nucléaires Cigéo, dans la région de Bure (entre la Meuse et la Haute-Marne).  Après le dépôt par l’Andra, en août 2020, d’une demande de reconnaissance d’utilité publique, « [constituée] notamment d’une étude d’impact globale », sur laquelle l’Autorité environnementale a rendu un avis en janvier dernier, « vingt-quatre collectivités et établissements publics directement concernés ont été invités à se prononcer pour la première fois [sur le projet qui devrait être mis en service en 2035]. Mercredi 31 mars, la majorité des dix-huit avis publiés par la préfecture de la Meuse étaient favorables, bien qu’assortis de réserves et de conditions concernant l’aménagement du territoire, la gestion de l’eau potable ou encore les retombées économiques. Quatre communes, en revanche, ont rendu un avis négatif ». En particulier, « le conseil municipal de Bure dénonce […] ‘le rouleau compresseur qu’est l’Andra, qui ‘minimise les risques encourus par le rejet des eaux’ et ‘s’approprie les routes, les chemins, sans concertations ni avis’ ».

[Décarbonation] Le Point consacre un édito au « paradoxe européen ». : « l’Europe, qui possédait un leadership mondial, se désengage massivement du nucléaire », alors que l’un des piliers de la lutte contre le réchauffement climatique est la production d’« électricité décarbonée, qui repose sur la production hydraulique, sur le développement accéléré des renouvelables fondé sur le solaire et l’éolien, mais aussi sur le nucléaire, qui devrait générer au minimum 11 % de l’électricité mondiale en 2050 », précise le journal.  En particulier, la France, « qui possède le plus grand parc nucléaire d’Europe, [assurant] la production de 71 % de son électricité », a décidé de plafonner « le nucléaire à moins de la moitié de la production à partir de 2035, à travers la fermeture de quatorze centrales et l’accélération des renouvelables ». Pour l’éditorialiste Nicolas Baverez, « le choix de la France, qui devra être tranché au plus tard lors du prochain quinquennat, est clair : la planification d’une nouvelle génération de centrales nucléaires ou le renoncement aux objectifs de l’accord de Paris ».

Nouvelles technologies

[Semi-conducteurs] Capital s’intéresse à la « pénurie de puces » qui menace actuellement « l’industrie mondiale » mais aussi « notre vie quotidienne ». En effet, « bien qu’elles tournent à plein régime, les usines asiatiques de semi-conducteurs ne permettent plus de répondre à la demande ». Selon le journal, « curieusement, la crise sanitaire n’est pas pour rien dans cette situation ». En cause, une « razzia » internationale sur les outils digitaux et un « deuxième phénomène, de nature plus géopolitique que commerciale », avec la « guerre des puces lancée par Donald Trump contre la Chine ». À ce titre, Aurélien Duthoit, conseiller sectoriel chez Euler Hermes indique que « dans les semi-conducteurs, la Chine accuse un déficit commercial de 200 milliards de dollars », D. Trump ayant fait établir « une liste d’entreprise chinoises du secteur des télécommunications interdites de commerce avec les sociétés américaines ».

[Batteries] Selon L’Usine Nouvelle, « la demande en batteries lithium-ion explose, portée par l’industrie automobile » et « les projets d’usines européennes commencent à prendre forme ». En effet, « déjà largement utilisé dans l’électronique grand public, le Li-ion gagne les marchés traditionnels de la batterie, remplaçant le plomb dans les chariots élévateurs et le nickel pour les alimentations de secours. Surtout, la technologie est indispensable pour assurer l’électrification des transports. L’automobile mène la danse, sous l’effet de normes d’émissions de plus en plus strictes en Europe et en Chine ». Interrogée par le journal, Séverine Jouanneau, directrice du département de l’électricité et l’hydrogène pour les transports au CEA-Liten, rappelle que « le lithium est l’un des éléments les plus légers sur le plan chimique. En termes de densité d’énergie volumique et massique, ces batteries sont très concurrentielles ».

Relevé dans la presse

·     Hydrogène –  Le site web Transitions énergies publie une tribune de Patrick Criqui, directeur de recherche émérite au CNRS et à l’Université Grenoble Alpes (UGA) et de Carine Sebi, professeure associée et coordinatrice de la chaire « Energy for Society » à Grenoble École de Management (GEM), co-écrite avec Florence Lambert, présidente de Genvia et ancienne directrice du CEA-Liten. Selon eux, « les coûts de l’électricité renouvelable, notamment éolienne et solaire, ne cessent de baisser et leur part dans la production augmente rapidement. Problème, cette production est par nature intermittente. Il faut donc trouver le moyen d’assurer l’équilibre en permanence entre l’offre et la demande sur le réseau électrique ». De plus, « l’hydrogène semble aujourd’hui une solution idéale, pour stocker de l’électricité et également pour se substituer aux carburants fossiles quand l’électricité ne le peut pas directement ». Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://www.transitionsenergies


[Synthèse de presse | 31.03.2021  .2021]

Genvia

Certains médias de la presse nationale et occitane se font l’écho de l’inauguration, mardi 30 mars, de Genvia, « fruit de la collaboration entre le CEA […] et l’expertise industrielle de Schlumberger », indique Midi Libre. L’article complète « Au regard des perspectives et des applications futures, Vinci construction, le groupe cimentier international Vicat et l’Agence régionale énergie climat (Arec) sont également entrés au capital de la société ». Interrogée par La Tribune, Florence Lambert, la nouvelle présidente de Genvia indique que « ‘l’objectif est d’être en-dessous de deux euros le kilowatt d’hydrogène vert (…)’. Pour cela, la mission de cette joint-venture émergente sera de fabriquer des électrolyseurs haute température à oxyde solide, technologie mise au point par le CEA de Grenoble ». L’article rappelle que « ce chantier d’importance se déroulera à Béziers (Hérault), sur le site industriel de Cameron, filiale du groupe Schlumberger [qui] a reçu les premiers modules de la ligne de fabrication pilote ». Reprenant les éléments d’une interview récente accordée par Florence Lambert à La Tribune, l’article détaille le plan d’actions détaillée par la dirigeante de Genvia : « ‘la première ligne pilote de fabrication sera prête en juillet, de manière à commencer à produire en pré-série les premiers modules, mais aussi à former les personnels et à travailler sur les fenêtres de procédés. En 2022, nous augmenterons la cadence pour faire les premiers systèmes complets. Et l’objectif est de produire plusieurs démonstrateurs de 300 KW en 2023 et des électrolyseurs d’une capacité de plusieurs mégawatts en 2024 ». Au-delà, l’objectif « est d’atteindre la fabrication d’électrolyseurs d’une capacité d’au moins 1 GW en 2030′ ». Et « si cette montée des cadences de production par les investissements est actée, l’objectif avec la vente de ces systèmes de puissance est de donner accès le plus possible à la technologie aux acteurs français et européens, selon le consortium d’actionnaires ». À commencer par le projet « Hyd’Occ, du nom de la société de projet portée par le producteur d’énergies renouvelables Qair et l’Arec Occitanie, [pour] construire une usine de production d’hydrogène vert à Port-La-Nouvelle dès 2023, qui répondra à terme à 21% des besoins en hydrogène de l’Occitanie’ », a annoncé Carole Delga, la présidente du conseil régional, aux côtés de Florence Lambert lors de l’inauguration.

Relevé dans la presse

·     Saclay – Le Parisien rapporte sur son site web un incident lié à de la « la fumée qui s’échappait lundi soir d’un conteneur abritant du plutonium », survenu sur le site du CEA-Paris-Saclay le 29 mars 2021. Comme l’indique l’article, « après vérification, aucun départ de feu n’a été constaté au centre du CEA de Paris-Saclay. La fumée provenait tout simplement du système anti intrusion ». « ‘Le service de radioprotection a effectué toutes les mesures, il n’y a eu ni fuite, ni incendie’ », a précisé le CEA au quotidien.

·     Batteries – La Tribune s’intéresse à la startup Verkor et le choix d’implantation de sa future « gigafactory de batteries électriques […] avec à la clé, un investissement annoncé de 1,2 milliards d’euros, et la création de 2 000 emplois » qui suscite un intérêt dans différentes régions. « En Auvergne Rhône-Alpes, […] Laurent Wauquiez est bien décidé à ne pas laisser partir la jeune pépite », indique l’article qui précise que le président de la région aurait mentionné « l’octroi possible d’une enveloppe de ‘7 voire 8 millions d’euros’, en vue de soutenir directement le déploiement de la jeune pousse » si « celle-ci choisit la région AURA comme future terre d’implantation ».

·     CNES – « ‘Le président de la République envisage, sur proposition du Premier ministre, de nommer M. Philippe Baptiste en qualité de président du conseil d’administration du Centre national d’études spatiales (CNES, ndlr)’ », reprend La Tribune, d’après un communiqué de presse de l’Elysée. Philippe Baptiste « ancien directeur de cabinet de Frédérique Vidal, qui va très certainement remplacer Jean-Yves Le Gall, va pouvoir s’intéresser au spatial à condition de passer le cap de ses deux auditions à l’Assemblée nationale et au Sénat ». À propos de ce choix, l’article précise que comme « l’Élysée ne souhaitait pas qu’un industriel soit nommé à la tête du CNES, contrairement à Bercy en charge de l’espace, les principales candidatures – Nicolas Chamussy (Airbus) […] et de Stéphane Israël (ArianeGroup) notamment – n’avaient aucune chance. D’autant que certains groupes étaient montés au créneau pour s’opposer à ces candidatures. Aussi, Emmanuel Macron a privilégié, non pas l’expérience et la compétence de Bruno Sainjon, PDG de l’ONERA, mais un regard neuf sur la filière spatiale française pour l’amener vers de nouveaux horizons, essentiellement vers les activités aval du spatial, et plus précisément les fameuses applications


[Synthèse de presse | 30.03.2021  .2021]

Nucléaire

[Taxonomie] Les Échos rapporte que « Paris marque des points » auprès de Bruxelles « pour que le nucléaire soit considéré comme un investissement durable dans la future taxonomie verte », la « classification européenne de l’investissement durable ». La France peut effectivement maintenant s’appuyer sur « un rapport commandé par la Commission européenne » qui plaide en faveur d’une reconnaissance par l’Union européenne du nucléaire comme étant « un investissement durable ». Ce document écrit par le centre de recherche de la Commission européenne (JRC) doit être rendu public cette semaine. Il indique d’après Enerpresse qu’ « aucune preuve scientifique ne permet de conclure que cette énergie est ‘plus dommageable pour la santé humaine et l’environnement’ que les autres technologies intégrées dans la taxonomie ». En effet, selon les experts, « les effets non radioactifs du nucléaire sur l’environnement sont généralement comparables à ceux de l’électricité hydraulique et des énergies renouvelables », rapporte l’agence.

[Hiver nucléaire] Dans un billet publié sur son blog du Monde, le journaliste Sylvestre Huet revient sur la notion « d’Hiver nucléaire » employée par un collègue de Libération – reprenant le « message lancé, une fois de plus, par des experts auto-proclamés, en particulier Mycle Schneider et son rapport World Nuclear Industry 2020 ». Pour le journaliste en effet, les faits prouvent qu’ « il n’y a pas de glaciation mondiale de l’industrie électronucléaire ». Comme il l’explique, la situation est en vérité très contrastée : « la réalité actuelle de l’industrie nucléaire mondiale est la juxtaposition de trajectoires divergentes, stables ici, en suspens de décisions là, en chute libre là, et en croissance vigoureuse ailleurs. Et comme les lieux de chute libre et de croissance vigoureuse ne sont pas de même importance – dans les deux cas petits ou grands pays – le bilan final n’est pas aisé à décrire. Surtout lorsqu’il faut soigneusement distinguer le présent et le futur. » Un billet à lire ici<https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/03/29/la-crise-ou-pas-de-latome/>.

Relevé dans la presse

·     Climat – Au lendemain de marches pour le climat regroupant « 100 000 personnes – selon les organisateurs – réclamant des objectifs écologiques plus ambitieux », rappelle Le Figaro, « la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a donné le top départ, lundi, de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi climat et résilience ». Les « 69 articles du projet de loi [seront examinés] pendant trois semaines par les députés ». Ceux-ci ont déposé « près de 7 000 amendements » note Le Monde, qui souligne que « des représentants patronaux aux ONG en passant par les militants écologistes, les pressions se multiplient sur le gouvernement et les députés de la majorité qui veulent défendre ‘un texte équilibré’ ». Celui-ci devrait « toucher tous les aspects de la vie quotidienne (…) avec des mesures allant de l’interdiction de certaines lignes aériennes à la lutte contre les passoires thermiques et l’artificialisation des sols, en passant par la régulation de certaines publicités et le délit d’écocide ».

·     Culture scientifique – L’Est Républicain s’intéresse à la BD « Au cœur de l’Énergie nucléaire » du scénariste PEB et de la dessinatrice Zoé Thouron. Interrogé par le quotidien, PEB raconte : « À l’origine, le CEA m’avait sollicité pour réaliser une publication à usage interne. Il s’agissait d’exposer des sujets de recherches en cours dans ses murs. Mais avec son accord, j’ai eu envie de le destiner à un public plus large ». Le scénariste précise : « Je ne prétends pas résumer en quelques pages des recherches menées par ces doctorants de haut vol sur des années. Mais juste en expliquer les sujets, en exposant des notions de base ».


[Synthèse de presse | 29.03.2021  .2021]

Mobilité décarbonée

[Hydrogène] C’est « à une extraordinaire floraison de projets de mobilité H2 que l’on assiste depuis plusieurs mois dans l’Hexagone, stimulés par l’impulsion de l’État et son plan Hydrogène à 7,2 milliards d’euros sur dix ans », note Le Monde. « Le ministère des transports liste 28 projets majeurs d’écosystème hydrogène » (bus, taxis, trains, navettes fluviales, bennes à ordure), sans compter « plus de 150 » initiatives à plus petite échelle. Pour le quotidien, « ce foisonnement est nourri par un double espoir : celui d’une revitalisation de territoires en risque de désindustrialisation et celui d’une décarbonation de l’économie française ».
Pour autant, « les faibles volumes d’hydrogène décarboné disponibles ne pourront pas servir à tous les usages », souligne Le Monde. De plus, « la feuille de route énergétique française sur les dix prochaines années prévoit un fort développement de l’éolien et du solaire, mais ne prend pas un compte une éventuelle production massive d’hydrogène ». Quant au coût, l’hydrogène « produit ne sera compétitif qu’avec une combinaison d’un soutien public important et d’une forte taxation du carbone au niveau européen, ce qui est loin d’être acquis à court terme », selon le quotidien.

[Batteries] Les Échos a interviewé Yann Vincent, DG d’ACC, co-entreprise créée par Stellantis (PSA-Fiat Chrysler) et Total pour produire des batteries automobiles en Europe. Selon lui, « il faudrait multiplier la capacité [industrielle] mondiale par 15 » pour répondre à la demande projetée de batteries automobiles, ce qui « nécessiterait 100 milliards d’euros d’investissements entre 2020 et 2030 ». Pour Yann Vincent, il y a « une nécessité d’une industrie de la batterie européenne » car avec de tels volumes, « personne n’imagine que des batteries de 500 kg viendront d’Asie par millions, que ce soit pour des raisons logistiques, environnementales, ou encore de souveraineté ». Si M. Vincent ne voit pas aujourd’hui de « guerre des talents », « il y a un vrai risque sur la partie ingénierie » car « tout le secteur travaille sur des évolutions lourdes de la technologie » et « tous auront besoin de compétences pointues ». Par ailleurs, les matières premières ne devraient pas voir de tensions particulières, à l’exception du nickel pour lequel « les prix risquent d’augmenter significativement » avant qu’ « en 2035-2040, le recyclage des batteries [ne fournisse] un volume suffisant en matériaux ».


[Synthèse de presse | 26.03.2021  .2021]

Transferts et partenariats

[Classement Challenges] Challenges publie sa sélection des « 100 start-up où investir en 2021 ». Iumtek et Quandela font partie des jeunes pousses retenues. Iumtek, « créée en 2017 par l’ingénieur en microélectronique Ronald Berger-Lefébure […], ambitionne d’optimiser les process de fabrication industriels en leur permettant d’être plus sobres dans l’exploitation des ressources naturelles et moins énergivores. Intégrée dans l’accélérateur d’Air Liquide aux Loges-en-Josas (Yvelines), détenue à 20 % par le CEA Investissement, la société a pour l’heure vendu ses instruments de diagnostic d’éléments chimiques, qu’elle conçoit et fabrique elle-même, au CEA, en Israël, ainsi qu’à une université américaine ».

La technologie portée par Quandela est « le fruit d’une vingtaine d’années de recherche. Elle est unique au monde et permet le développement de super calculateurs, appelés ordinateurs quantiques, et d’un réseau Internet quantique », explique Challenges. Le journal précise que « ce sont trois chercheurs en électronique et optique au labo CNRS de Palaiseau (rassemblant aussi Polytechnique et le CEA), […] qui ont décidé de fonder Quandela en 2017 pour valoriser leurs travaux sur une technologie d’utilisation de la lumière pour le traitement de l’information sans équivalent dans le monde ».

[Anatoscope] Le Journal des Entreprises s’intéresse à la deeptech montpelliéraine Anatoscope, « spécialisée dans la simulation 3D du corps humain à partir de l’imagerie médicale ». D’après le journal, la startup « passe un cap dans sa collaboration avec CEA Tech, l’accélérateur d’innovations du CEA. Ce dernier développe depuis 2011 une plateforme de formation permettant de simuler une chirurgie d’ostéotomie mandibulaire. La technologie de double numérique développée par Anatoscope a été implémentée afin de rendre la formation des futurs médecins plus réaliste, et de leur permettre de s’entraîner dans un environnement de réalité virtuelle, avec des interfaces haptiques (à retour d’effort) ». Cette innovation « vient d’être testée avec succès, au sein de l’Institut SimuSanté du CHU Amiens, pour l’examen clinique de patients victimes de rupture des ligaments. Elle va être bientôt exploitée dans un outil de formation spécifique de la jambe ou dans des mannequins plus complets ».

[Exxelia] Le Républicain Lorrain révèle qu’ « embarqué dans la crise de la filière aéronautique, le fabricant de composants magnétiques Exxelia […] prévoit 3 M€ pour développer les solutions innovantes qui allégeront le poids des avions du futur. L’État l’accompagne à hauteur d’un tiers environ ». François Vignaud, directeur de l’unité Magnetics d’Exxelia explique : « nous avons commencé les travaux de recherche. Les études portent sur quatre axes différents. L’idée est d’augmenter la capacité de puissance électrique à transmettre, sans alourdir le poids des composants. Ces études se font en partenariat avec le laboratoire de Génie électrique de Grenoble (G2E Lab) et le CEA ».

Relevé dans la presse

·     5G – Les Échos consacre un article à la publication du livre « La guerre mondiale des ondes » dont l’auteur, Sébastien Dumoulin, est journaliste au quotidien. Ce livre, « qui se lit comme un thriller », raconte « les coulisses d’une bataille technologique mondiale, ou Chine et États-Unis se rendent coup pour coup ». Le journal souligne par ailleurs que « le maigre débat français autour de la prétendue nocivité des nouvelles antennes apparaît dans tout son décalage avec la réalité ».

·     iMRC – VIPress rapporte que « le projet iMRC, associant la société Tiempo Secure, spécialisée dans la sécurisation des objets communicants, le CEA-Leti et le CEA-List, vient récemment d’être sélectionné dans le cadre du Grand Défi Cyber du plan de relance du gouvernement ». VIPress ajoute que le projet « se penchera sur la sécurisation des objets connectés dont les vulnérabilités peuvent être déterminantes pour les réseaux ».

·     Fleurons industriels – « Le nombre des secteurs sensibles soumis à autorisation préalable en cas de prise de contrôle par des intérêts étrangers a crû en 2020, avec l’ajout de la sécurité alimentaire et de la cybersécurité », selon Le Monde. Ainsi, ce sont « 275 opérations [qui] ont été soumises à la procédure de contrôle des investissements étrangers », contre 216 en 2019. Parmi les contrôles réalisés, le journal revient sur « le veto opposé par l’État, en 2020, au rachat du spécialiste de la vision nocturne Photonis par l’américain Teledyne » ou encore l’acquisition de Carrefour par le distributeur canadien Couche-Tard.


[Synthèse de presse | 25.03.2021  .2021]

+Nucléaire

[Cigeo] « Le programme d’enfouissement des déchets radioactifs de Bure, dans la Meuse, vient de recevoir un avis favorable du Secrétariat général pour l’investissement. Grâce à la reconnaissance de son utilité publique, le projet pourrait enfin engager des travaux préparatoires », résume Les Échos. « La déclaration d’utilité publique, c’est l’aboutissement de vingt-cinq ans de recherches et le point de départ d’une nouvelle phase », indique le directeur général de l’ASN, Pierre-Marie Abadie. Initialement espérée pour 2019, c’est « à la fin de l’année, voire au début 2022, [que] le dossier de Cigéo atterrira sur le bureau du Premier ministre et de la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Ce sont eux qui décideront ou non d’accorder le fameux sésame d’utilité publique au projet par décret ». À la suite de cette annonce, le quotidien précise que « l’avis n’a pas manqué de raviver les inquiétudes chez les élus locaux ».

[Sureté nucléaire] L’Express s’intéresse à la sécurité nucléaire et s’interroge sur le degré d’investissement de la France sur ce sujet, notamment sur la capacité de la filière nucléaire à tenter « d’imaginer l’inimaginable et de réduire les risques au point d’éliminer presque totalement certains scénarios. […] ‘Le but est de hisser la sécurité des sites existants au même degré que si on les construisait à partir de zéro’ » précise Dominique Vignon, ancien président de Framatome. Lorsque le journal se demande si la France n’en fait pas un peu trop, Dominique Grenêche, professeur à Sciences Po et à l’INSTN sur les sujets de l’énergie, rétorque « ‘nous arrivons à un point culminant au regard des efforts techniques et financiers engagés. Cela ne veut pas dire que la sécurité s’arrête : on va continuer à faire des études pour améliorer la fiabilité des systèmes. […]».

Relevé dans la presse

·     Égalité hommes-femmes – Selon AEFinfo, « entre 2019 et 2021, la note du CEA à l’index de l’égalité hommes femmes est passée de 74 à 89 sur 100, [mais si] les femmes gagnent les sommets de la hiérarchie du CEA, aucune ne figure encore parmi les 10 plus gros » salaires. Interrogée par le média, Laurence Piketty, Administrateur général adjoint, explique que « depuis l’arrivée de François Jacq comme administrateur général il y a deux ans et demi, le taux de femmes au Comex est passé de 15 à 41 % ». Selon elle, « le CEA a franchi une marche importante » et il convient désormais de  » ressourcer toutes les strates du management intermédiaire » ». « Le toit de verre du CEA s’est envolé, restent les plafonds », résume Marie-Ange Folacci, directeur de la communication et porte-parole du CEA, « qui met en avant le travail de féminisation des jurys au CEA ». AEFinfo liste plusieurs actions et engagements pris par le CEA dans la recherche de l’égalité des sexes ; l’article est à retrouver ici.<https://s.kmni.eu/t/ykxwhLyB-sXp3jaLFL0uyrvBwhG56LQ-pdf-zC/aefinfo.fr_20210324110000>

·     Micropropulsion – Industrie & Technologies rapporte que « les start-up françaises Exotrail et ThrustMe ont lancé leurs propulseurs miniatures pour nanosatellites et microsatellites ». Ces technologies « marquent des progrès majeurs dans les domaines de la micropropulsion et des futures constellations de petits satellites ». Ainsi, « quelques jets de plasma suffiront bientôt aux nanosatellites et microsatellites pour manœuvrer en orbite. Ces appareils emblématiques de l’ère du new space, dont la masse est comprise entre 1 et 100 kg, seront de plus en plus lancés en grappes afin d’être déployés en constellation », d’après Industrie & Technologies.


Synthèse de presse | 24.03.2021  .2021]

Nucléaire

[Taxonomie verte] Le Figaro revient sur les enjeux pour l’énergie nucléaire de la « taxonomie verte », une classification qui doit entrer en vigueur au niveau européen en 2022, qui vise à définir ce qu’est une activité dont le financement est jugé prioritaire pour parvenir à une activité bas carbone. D’après Le Figaro, la taxonomie pourrait « mettre fin au ‘greenwashing’ des investisseurs privés, mais aussi (…) conditionner l’accès aux financements publics dans le futur. Un cauchemar pour l’industrie du nucléaire, qui pourrait être exclue du cadre ». En effet, « dans un premier document, la Commission européenne (…) pointe le besoin de ‘davantage de preuves’ sur le respect, par l’énergie nucléaire, du principe d’innocuité – préservation de la biodiversité ou lutte contre la pollution – rattaché aux objectifs verts de l’Union. Car c’est sur le respect de ce principe et autour de l’impact des déchets radioactifs que se cristallise le blocage ». Le Figaro ajoute qu’« un rapport d’experts, attendu dans les prochaines semaines, devra donner des premières réponses ».

[Plaidoyer] Le Figaro prend connaissance d’une note rédigée par François Bayrou et devant être publiée mercredi. Selon celle-ci, le Haut-commissaire au Plan énonce que « l’atome civil est indispensable pour répondre à l’explosion à venir des besoins en électricité ». D’après l’article, « pour assurer la décarbonation de l’économie française, l’électricité doit prendre le relais des énergies fossiles. De 473 térawattheures (TWh) d’électricité en 2019, la France devrait avoir besoin de 630 TWh à l’horizon 2050, voire peut-être davantage. Soit une hausse de 40 % à 45% ». Il s’agit là « d’une augmentation considérable de la consommation d’énergie électrique » pour François Bayrou, impossible à contenter « tout en supprimant tout ou partie de notre parc de production nucléaire » : pour lui, l’objectif des 50 % d’électricité d’origine nucléaire est « un plancher qu’on n’enfoncera pas à la baisse sans risquer de provoquer une crise du système électrique ».

Relevé dans la presse

·     Exosquelettes – D’après Industrie et Technologies, « les fabricants d’exosquelettes optimisent l’ergonomie de leurs dispositifs afin de les déployer dans les ateliers. Ils proposent des modèles passifs ou actifs, plus légers et polyvalents ». Pour autant, ces dispositifs « font encore l’objet d’améliorations ». A ce titre, Yann Perrot, chef du service de robotique interactive au CEA-List, explique : « tout l’enjeu de leur développement est de résoudre cette contradiction : ils doivent être suffisamment performants pour aider les opérateurs et suffisamment simples ». En effet, « plus un exosquelette est complexe, plus son poids et son coût augmentent. Or un poids trop élevé va gêner l’utilisateur ».

·     Médicaments – Comment Ça Marche a interrogé sur ses recherches Nicolas Gilles, « chercheur au CEA Paris-Saclay, spécialiste des venins à visée thérapeutique ». Son équipe travaille « à un traitement pour la polykystose rénale, une maladie génétique rare caractérisée par le développement de kystes multiples sur les reins » à base de « mambaquarétine, un peptide issu du venin du mamba vert » et met « en place une startup pour réaliser les phases de développement clinique et de commercialisation de la toxine en tant que médicament ». Pour Nicolas Gilles, la « spécificité d’action [des toxines et peptides de venin] présente un immense potentiel sur le plan pharmacologique [pour] imaginer de nouveaux médicaments plus ciblés et aux effets secondaires réduits par rapport aux traitements classiques ».

·     Coût du carbone – Après avoir « augmenté de plus de 37 % en 2020 », le prix de la tonne d’émission carbone sur le marché européen est en « hausse de près de 30 % depuis le début de l’année », signale Les Échos. Pour le quotidien économique, cette hausse est en partie due à l’approche du 30 avril, date à laquelle les industriels concernés devront avoir compensé « leurs émissions de 2020 ». Mais surtout, à plus long-terme, « l’Union européenne doit intégrer l’objectif de réduction de 55 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Dans le même temps, elle pourrait étendre le marché aux secteurs du transport et du bâtiment ». Par conséquent, avec « moins de quotas d’un côté pour plus de secteurs concernés de l’autre, (…) les prix vont forcément augmenter », note le journal. Un fond spéculatif estime ainsi « que le prix de la tonne de carbone pourrait atteindre 100 euros cette année ».

·     Industrie pharmaceutique – « Parmi les solutions trouvées par les laboratoires pendant la crise, un certain nombre d’entre elles pourraient être pérennisées », note Les Échos. C’est le cas du rolling review, ce « processus de collecte en continu des données cliniques pour commencer l’examen des dossiers sans attendre qu’ils soient complets » mis en place par l’Agence européenne du médicament. Si « cette tendance à compacter l’ensemble du processus était déjà amorcée avant la pandémie, en particulier en cancérologie, [elle] pourrait devenir la manière standard de travailler, au moins pour les médicaments à fort enjeu médical », note Frédéric Collet, président de Novartis France. Selon Les Échos, c’est aussi le cas des essais cliniques, où de nombreux actes peuvent être réalisés « sans que le patient ait à venir à l’hôpital ». Sur les chaînes de production, « l’évolution vers les usines 4.0 aura encore franchi une étape » : les robots « ne peuvent pas attraper le Covid » et « la libération des lots peut être faite partiellement à distance ».


[Synthèse de presse | 23.03.2021  .2021]

Quantique

Les Échos s’intéresse à l’ « autre révolution quantique à venir ». En sus de l’ordinateur, « les étranges propriétés de la physique de l’infiniment petit pourraient révolutionner les domaines des télécommunications et de la métrologie ». Les Échos dresse ainsi un aperçu des innovations à venir en matière de quantique, à l’image des « capteurs quantiques », « proches de la commercialisation – contrairement à l’ordinateur quantique […]encore trop peu puissant et sujet à de nombreux résultats erronés », d’après l’article.
Patrice Bertet, directeur de recherche au CEA résume : le capteur quantique « utilise les propriétés de la physique quantique pour mesurer des ordres de grandeur avec une très grande précision ». En effet, « les physiciens savent désormais manipuler l’état quantique des plus petites particules (atomes, photos, électrons) » précise Les Échos. Par ailleurs, le journal souligne que « demain, Internet aussi sera quantique ». À ce titre, Nicolas Sangouard, directeur de recherche au CEA, rapporte que « les communications sont un des champs les plus avancés. Vous pouvez déjà acheter un système permettant de communiquer de façon sécurisée grâce au quantique », citant la compagnie Suisse IDQuantique qui « commercialise une solution permettant de sécuriser une liaison en transmettant la clé de cryptage via des photons ».

Cryptographie

Le site web spécialisé ZDNet.fr interroge Sandrine Murcia, dirigeante de la société française Cosmian et Renaud Sirdey, directeur de recherche au CEA-List, à propos des nouvelles utilisations faites du calcul sur les données chiffrées. Selon le site web, « effectuer des calculs sur des données chiffrées, sans avoir à les révéler, a longtemps été un domaine de la recherche en cryptographie. Mais de plus en plus d’entreprises s’emparent de ces nouvelles technologies, pour concilier confidentialité et traitement des données ». D’après M. Murcia, « avec les technologies de chiffrement classiques, la limite est évidente. Dès qu’on souhaite effectuer un calcul, on a besoin de la donnée en clair. Nos technologies permettent de faire le calcul directement sur de la donnée chiffrée, ou dans un environnement chiffré, afin de concilier collaboration et confidentialité des données ». Pour autant ZDNet.fr précise que « si les entreprises s’emparent de ces technologies, celles-ci sont un sujet de recherche pour les cryptologues depuis longtemps », comme l’explique Renaud Sirdey : « l’un des premiers articles constatant le caractère homomorphe d’un cryptosystème (algorithme de chiffrement, NDLR) a été publié en 78 par Rivest, Shamir et Adleman. Le sujet s’est ensuite développé dans les années 80, mais à l’époque, c’était presque considéré comme une curiosité, comme quelque chose d’accessoire […] Aujourd’hui, le principal axe de recherche pour le chiffrement homomorphe est de proposer des outils spécialisés et optimisés pour certaines tâches, par exemple sur des réseaux neuronaux capables de travailler sur des données chiffrées ». Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://www.zdnet.fr/actualites/le-calcul-sur-les-donnees-chiffrees-sort-des-labos-de-recherche-39919755.htm>.

Relevé dans la presse

·     Dissuasion – L’Opinion revient sur « la récente parution [dans ses colonnes] d’un entretien avec deux chercheurs sur la crédibilité de notre dissuasion nucléaire [qui a] suscité un certain émoi ». Si, selon le média, « une chape de plomb pèse sur la dissuasion, […] des signaux faibles montrent toutefois que cette situation de fort consensus est en train d’évoluer ». Pour le quotidien, « plusieurs phénomènes se conjuguent pour contester la position française : l’entrée en vigueur du traité sur l’interdiction des armes nucléaires (Tian), la division des Européens sur le sujet, l’engagement très net du pape François contre le nucléaire militaire, le retour de la question des conséquences des essais en Algérie et dans le Pacifique, l’accès aux archives et la ‘soutenabilité’ financière et technologique du renouvellement de la dissuasion française ».

·      Flamanville – L’AFP indique que « l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est d’accord pour qu’EDF reprenne avec un robot des soudures défectueuses et difficiles d’accès sur le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche) ». L’agence de presse précise que « ces réparations complexes concernent huit soudures difficilement accessibles, situées dans la traversée de l’enceinte de confinement, la grosse structure de béton qui doit retenir les éléments radioactifs en cas d’accident ».


[Synthèse de presse | 22.03.2021  .2021]

[Recherche française] Le Figaro publie une tribune du biochimiste et généticien Jean-Marc Egly, directeur de recherche à l’Inserm, membre de l’Académie des sciences et professeur à l’Université nationale de Taiwan, qui « analyse les maux dont souffre la recherche médicale en France et qui l’empêchent de se distinguer dans la lutte mondiale contre la pandémie ». Selon lui, « la crise sanitaire actuelle révèle le malaise de la recherche française, pointant les failles de son organisation, de son financement, de sa gouvernance et de son suivi ». Ainsi, Jean-Marc Egly reconnaît, entre autres, « que notre système de recherche est trop dispersé. Après avoir exclu la recherche de l’université en créant le CNRS, on n’a eu de cesse de découper notre recherche en une mosaïque de petites structures comme c’est le cas dans les sciences du vivant : pour plaire à un milieu médical, on a créé l’Inserm, puis devant le drame du VIH, l’ANRS, et ensuite l’Institut national du cancer (Inca), tout en laissant l’Institut de recherche sur le développement (IRD) créer un secteur santé. (…) De cet enchevêtrement de structures a résulté une dispersion de nos compétences et donc de notre force de frappe au bénéfice d’une augmentation de l’administratif ».

Relevé dans la presse

·     Cybersécurité – FranceInfo a interviewé Éric Léandri, ancien président du moteur de recherche français Qwant, qui « dirige à présent la société Altrnativ, qui s’apprête à commercialiser une solution, basée sur des brevets du CEA, pour lutter contre les cyberattaques ». Cette solution consiste « à surveiller les connexions au niveau du réseau Internet lui-même, sans intercepter les données ».

·     Climat – Le Monde rapporte que dans le cadre du projet de loi climat, passé en commission spéciale de l’Assemblée nationale, « les députés ont, entre autres, adopté une définition plus souple des rénovations thermiques performantes ». Plus généralement, Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et présidente de Génération Ecologie, estime qu’ « au final, la commission a plutôt affaibli un texte qui, déjà, n’avait pas de portée climatique réelle ». Elle liste ainsi des reculs, « comme la suppression de la généralisation de la consigne de verre, le maintien des échantillons de publicité distribués par certains magazines, le retrait de la possibilité pour un maire de ne pas autoriser la publicité numérique dans les vitrines ».

·     Laboratoire – La revue spécialisée Produits Equipements Industriels s’intéresse à la création par « le CEA et la société 3D PLUS [d’] ALB3DO (Advanced Laboratory for 3D Détection Device Developments), un laboratoire commun alliant leurs équipes pour développer des imageurs en rayons X et gamma, et étendre les champs d’application notamment au domaine nucléaire. Ce laboratoire concrétise une collaboration de près de 15 ans qui a permis l’élaboration des détecteurs Calistes, dont le dernier modèle s’est envolé à bord de la mission spatiale Solar Orbiter en février 2020 ».



[Synthèse de presse | 19.03.2021  .2021]

Covid-19

[Reconfinement] La majorité des médias, dont Les Échos, reprennent l’information selon laquelle « l’Île-de-France, les Hauts-de-France, les Alpes-Maritimes, l’Eure et la Seine-Maritime seront reconfinés sept jours sur sept et pour quatre semaines au moins », à partir de ce soir minuit. Dans ces zones, « les écoles restent ouvertes mais tous les commerces non essentiels fermeront leurs portes dès ce week-end ». Cette décision fait suite à la « ‘progression de l’épidémie [qui] s’accélère’, a martelé le chef du gouvernement [Jean Castex], avec des variants désormais présents à 70 %, ‘plus contagieux et plus virulents’ et un nouveau malade en réanimation toutes les quatre minutes », précise le quotidien économique.

[Vaccins] À propos du vaccin AstraZeneca, l’Agence du médicament « a estimé jeudi que le vaccin présentait plus d’avantages que de risques dans la protection contre le Covid. La France va lever dans la foulée l’interdiction d’injection », selon Libération. Quant à la livraison à l’Union européenne de ces mêmes vaccins, « alors qu’une troisième vague de la pandémie de Covid-19 s’annonce et que les variants continuent à se propager, la présidente de la Commission s’est dite prête, mercredi 17 mars, à utiliser ‘tous les instruments’ à sa disposition pour faire en sorte que les vaccins commandés par l’Union européenne (UE) soient livrés », d’après Le Monde.

Relevé dans la presse

·     Photovoltaïque – Le spécialiste PV Magazine relaie « une nouvelle méthode de délaminage pour recycler » les panneaux photovoltaïques, développée par le CEA-Liten. Cette « méthode peu polluante et peu consommatrice d’énergie pour recycler les panneaux photovoltaïques en fin de vie » consiste « à séparer la face avant en verre de la face arrière constituée d’un mélange de polymères en découpant, grâce à un fil diamanté, à travers les cellules photovoltaïques ». « De cette manière, ils parviennent à désolidariser les deux faces espacées de quelques centaines de microns seulement », indique l’article, reprenant une actualité du CEA. A propos du recyclage, « avec cet équipement expérimental, un module d’un mètre carré peut être traité en une demi-heure. Le verre ainsi récupéré pourra être recyclé dans une nouvelle filière. Par ailleurs, par traitement hydrométallurgique, il est possible de séparer et de récupérer les différents métaux présents dans les poudres de découpe afin de les réutiliser également ».

·     5G –  Les Échos s’intéresse au « record dont la France se serait bien passée », à savoir, « Paris est la dernière capitale mondiale à basculer en 5G ce vendredi ». Pour le quotidien économique, « la 5G, ce sont, demain, des voitures qui roulent toutes seules, des bâtiments intelligents, des usines connectées et autant d’innovations de rupture. Être en retard revient à perdre l’opportunité pour nos industries, nos ports, nos usines…de se moderniser et d’améliorer leur compétitivité économique ».

·     Métaux rares – Les Échos s’intéresse à la montée des cours du lithium et du cobalt. En effet, l’article explique que « la tonne de carbonate de lithium 99 % en Chine, qui fait office de référence pour le métal blanc, a progressé de 130 % depuis novembre, passant de 6 000 dollars à près de 12 300 dollars. Même tendance pour le cobalt : à la Bourse des métaux de Londres, la tonne de ce minerai a pris 65 % depuis janvier à 52 767 dollars ». « D’ici à 2030, la mobilité électrique devrait consommer près de 70 % du lithium et plus de 50 % du cobalt. La demande de lithium devrait plus que doubler dans les cinq ans », indique le journal économique.


[Synthèse de presse | 18.03.2021  .2021]

Covid-19

[Certificat Covid] Pour la Commission Européenne,  « il est temps de mettre en place un « certificat numérique vert [qui] deviendrait le nouveau sésame permettant de franchir les frontières internes de l’Union européenne, voire celles vers des pays comme la Norvège ou la Suisse si ces derniers se joignent à la démarche », signale Les Échos. « Trois types d’informations pourront y être inscrits : soit une vaccination, soit une preuve que la personne a été malade et dispose d’anticorps, soit un test PCR attestant que celle-ci n’est pas porteuse du virus », explique le journal qui précise que « Bruxelles en a toutefois conscience : conditionner tout déplacement à l’obtention d’un tel certificat serait difficile à justifier au regard du principe de libre circulation gravé dans les traités ».

[Vaccins] « Alors que les laboratoires peinent à monter en cadence, l’allemand Merck va débourser 25 millions d’euros pour créer une nouvelle unité de production dans son usine alsacienne de Molsheim. Ce site, l’un des 8 de Merck en France, fournit les principaux fabricants de vaccins », annonce Le Figaro. « La nouvelle unité de production qui démarrera au second semestre sera dédiée à la fabrication d’équipements baptisés ‘Mobius’. Il s’agit de poches à usage unique en polyéthylène dans lesquelles la substance active des vaccins est fabriquée de façon stérile ». Ce type d’équipement permet de gagner du temps et « de l’espace sur les lignes de production », puisque son utilisation « évite, en effet, d’avoir recours à d’énormes bioréacteurs ».

Energie

[Flamanville] Selon l’Autorité de sûreté nucléaire, dont l’AFP rapporte les propos, « EDF a détecté des écarts par rapport au référentiel d’études concernant des soudures et des tuyauteries de l’EPR de Flamanville ». L’agence de presse ajoute que « l’ASN a demandé à EDF ‘de lui indiquer sa stratégie de traitement de cet écart’ de conception. L’autorité a également demandé à l’électricien ‘d’identifier’ ses ‘causes profondes’, les ‘raisons de sa détection tardive’ et de mettre en œuvre des ‘actions correctives’ pour ‘s’assurer de l’absence d’autres écarts sur le circuit primaire principal’ ».

[Batteries] D’après La Croix, Renault, Veolia et Solvay se sont associés « dans un consortium pour le recyclage des batteries électriques en fin de vie […]. Une collaboration qui préfigure la collaboration indispensable, à l’avenir, entre des poids lourds de la mobilité, de l’environnement et de la chimie ». Cette collaboration « inclut [notamment] un projet d’usine pilote en France, à une échelle préindustrielle, capable d’extraire et de purifier les différents métaux des batteries en fin de vie ». Enfin, « le consortium a aussi pour objectif l’anticipation de nouvelles réglementations, attendues cette année, qui doivent aboutir, à l’horizon 2025-2030, à la déclaration de la présence de matériaux recyclés et la traçabilité des autres composants de la batterie. Et, à terme, à renforcer les seuils d’utilisation de matériaux recyclés dans les batteries de demain », précise le journal.

Relevé dans la presse

·     Espace – L’AFP indique que « l’instrument MUSE, un assemblage de 24 spectrographes installés sur le Very Large Telescope de l’ESO au Chili », a réussi à détecter « l’image inédite d’une toile de filaments de gaz où sont nées les galaxies », « au terme d’une campagne d’observation hors normes, dont les résultats paraissent jeudi dans la revue Astronomy & Astrophysics ». Une prouesse car si « cette « toile cosmique » est prédite depuis longtemps par le modèle du Big Bang à l’origine de l’Univers, il y a environ 13,8 milliards d’années », elle est « très difficile à détecter vu sa distance – 10 à 12 milliards années-lumière de la Terre – et sa faible luminosité ».

·     [Orano] Le Dauphiné Libéré rapporte le lancement par Orano d’un « laboratoire complètement ‘inédit’ en France », pour la « production d’isotopes stables » (non-radioactifs). Il sera situé « sur le gigantesque site du Tricastin, entre Drôme et Vaucluse ». Le journal explique que « profitant de ‘près de soixante ans d’expérience’, le groupe concentrera tous ses savoir-faire, utilisés pour l’instant uniquement à convertir et enrichir l’uranium pour le nucléaire, dans ce laboratoire ». Orano a prévu d’investir 15 millions d’euros dans ce projet qui aura de multiples applications par exemple « ‘dans le secteur industriel’ afin ‘d’améliorer la performance des lasers’. Ou encore dans ‘l’informatique quantique’ pour faire des calculs beaucoup plus rapidement qu’un ordinateur classique. Ce qui pourrait constituer une belle avancée pour le CEA-Leti, centre spécialisé dans les micro et nanotechnologies à Grenoble ».

·     Tribune – Dans Le Monde, un collectif de chercheurs appelle à une mobilisation de la recherche publique « pour se prémunir de l’instrumentalisation du doute scientifique. L’influence d’intérêts économiques visant à retarder ou à brouiller les connaissances sur les impacts sanitaires, environnementaux ou sociaux des produits industriels doit être évitée à toutes les étapes et dans toutes les activités »


[Synthèse de presse | 17.03.2021  .2021]

Essais nucléaires

Disclose, repris par Mediapart, publie un nouvel article, en réponse au communiqué de presse du CEA publié vendredi 12 mars. Disclose, qui a publié la semaine dernière « le fruit d’une enquête de deux ans sur les conséquences des essais nucléaires dans le Pacifique », demande au CEA, « un centre de recherche scientifique de renommée mondiale », de publier « tous les documents en sa possession sur les calculs dosimétriques », de « rendre publiques les archives » utilisées, de « conduire des calculs d’incertitudes associés aux doses ».

Relevé dans la presse

·     Oenologie – La Semaine du Roussillon revient sur le succès d’Oeneo, qui, après « être passée au bord du gouffre au début des années 2000 », « poursuit un développement constant » grâce à son bouchon microstructuré « sans odeur et qui évite l’oxydation des vins », « fruit d’études conduites avec le soutien du CEA ». Après son lancement en 2005, « l’entreprise [connaît] une croissance à deux chiffres ». Elle produit annuellement « 2,3 milliards d’unités dont 650 000 à Céret », vendus « dans plus de 75 pays dans le monde [auprès] de 15 000 clients ». Elle estime avoir « de bonnes marges de croissance », alors que « un peu moins de 50 % » des bouchons vendus dans le monde sont microstructurés.

·     Astrophysique – Ciel & Espace revient sur Extreme Horizon, signalant qu’un « nouveau pas » a été franchi dans la modélisation de l’Univers grâce à la « collaboration internationale menée par le CEA ». C’est « grâce au supercalculateur Joliot-Curie [que] la formation des grandes structures de l’Univers jusqu’à des échelles de plusieurs milliards d’années-lumière a pu être restituée fidèlement ». Pour autant, si Extreme Horizon était « à la limite des outils actuels », « les simulations numériques de l’Univers ont (…) encore une belle marge de progrès », notamment pour « reproduire toutes les propriétés des galaxies et leur évolution temporelle » note Solène Chabanier, qui « a dirigé les analyses de la simulation lors de sa thèse au CEA ».

·     Loi climat – Comme le signale Les Échos, « le projet de loi constitutionnelle modifiant le premier article de la Constitution pour y inscrire la protection de l’environnement a été adopté à une large majorité » à l’Assemblée nationale. Cependant, « un vote conforme [du Sénat] indispensable pour aller au référendum » semble « très hypothétique » rappelle le journal.

·     Hydrogène – Les Échos relate le développement d’une « alimentation électrique de secours à l’hydrogène, dotée d’un système de pile à combustible, silencieuse et ne produisant que de l’eau », pour remplacer les groupes électrogènes des centres de données informatiques (datacenters). Le projet Hydata est porté par un consortium réunissant « H2Sys, concepteur et fabricant de générateurs à hydrogène, Mahytec, spécialiste du stockage et de systèmes de production d’hydrogène et Trinaps, un opérateur télécom exploitant son propre datacenter ». Un premier démonstrateur alimentant « une baie de serveurs de façon autonome pendant quarante-huit heures » a validé la technologie ; un second devrait d’ici la fin de l’année « alimenter un centre de données complet ». Le projet « de 1,5 million d’euros [est] financé par bpifrance et la région Bourgogne-Franche-Comté ».

·     Armes nucléaires – Les Échos rapporte que « la revue stratégique en matière de sécurité, de défense et de politique étrangère menée [au Royaume-Uni] évoque la possibilité d’augmenter de 180 à 260 le stock d’ogives nucléaires ». Cette hausse doit aider le royaume à « maintenir un niveau minimum et crédible de dissuasion ». Le journal économique note que « Londres aspire finalement à détenir un armement équivalent à la France, qui déclare ‘moins de 300 têtes nucléaires’ ». Pourtant, à l’inverse de la France, qui dispose aussi de missiles air-sol embarqués à bord des Rafale, « les Britanniques n’ont plus recours qu’à leurs quatre sous-marins, équipés de missiles américains ». C’est « la première fois depuis la chute de l’Union soviétique il y plus de trente ans [qu’un] État occidental (…) annonce sa volonté d’augmenter son stock d’armes nucléaires ».


[Synthèse de presse | 16.03.2021  .2021]

Demandes de brevets

Selon Reuters, « la France fait partie des rares pays européens à avoir enregistré une hausse des demandes de brevets auprès de l’Office européen des brevets (OEB) en 2020, lui permettant de conserver sa deuxième place en terme d’innovation en Europe [derrière l’Allemagne], malgré la pandémie de coronavirus ». Le pays a ainsi déposé « 10 554 demandes l’an dernier, soit 3,1 % de plus qu’en 2019 ». Pour L’Usine Nouvelle, c’est « un bon résultat alors que le Covid-19 a freiné l’innovation globale ». En effet, selon Yann Ménière, chef économiste de l’OEB, « alors qu’on observe d’habitude une tendance régulière à la croissance du dépôt de brevets dans le monde (…) l’année 2020 connaît une légère baisse ». Avec 520 demandes, et malgré une baisse de 12,9 % par rapport à l’année dernière, le CEA reste « en tête des organismes français qui génèrent le plus de demandes de brevets » devant Safran et Saint-Gobain, précise Reuters.

Occitanie

[Innovation] Selon une étude de l’Insee, reprise par le site du Journal Toulousain, « qu’elle soit publique ou privée, la recherche et le développement (R&D) reste l’un des secteurs les plus dynamiques en Occitanie ». L’institut statistique place ainsi l’Occitanie « en tête du classement des régions de France qui consentent le plus d’efforts de recherche » avec un budget alloué à la R&D de 5,8 milliards d’euros, soit 3,5 % du PIB régional. La recherche publique représente 1,4 % du PIB dont « la moitié est portée par trois organismes de recherche, à savoir le CEA, le Cnes et le CNRS », précise le journal.

[Hydrogène] Dans la course à la réindustrialisation autour de l’hydrogène, « la Région Occitanie a pris un bon départ, en posant un diagnostic précoce et en sachant embarquer des partenaires privés dans une démarche de filière co-partagée », selon Le Journal des Entreprises. Le journal rappelle par ailleurs que l’Occitanie vise « à devenir la première région à énergie positive d’Europe d’ici à 2050 ». Parmi les projets retenus pour atteindre cet objectif, le JDE cite la création de Genvia, « portée par le pétrolier Schlumberger et le CEA » qui « accélérera le développement d’une technologie fondamentale qui permettra de déployer la production d’hydrogène décarboné à un prix abordable ».


Synthèse de presse | 15.03.2021  .2021]

Essais nucléaires

« Le leader indépendantiste polynésien Oscar Temaru a appelé à une manifestation contre ‘les 193 crimes commis par l’État français’, en référence aux 193 essais nucléaires réalisés en Polynésie entre 1966 et 1996’ », rapporte l’AFP. Cet appel à manifester fait suite à la parution, mardi 9 mars, d’une « enquête du média d’investigation en ligne Disclose […qui] juge la radioactivité reçue par certains Polynésiens ‘deux à dix fois supérieure’ aux estimations du CEA, suite aux six essais nucléaires les plus contaminants ». À ce sujet, la dépêche précise que « dans un communiqué, le CEA s’est défendu, point par point, d’avoir sous-évalué le niveau de radioactivité dans son rapport publié en 2006 par le ministère de la Défense. ‘L’analyse de ces articles montre que, si des différences existent entre les mesures utilisées par leurs auteurs et par le CEA, ces différences n’induiraient pas de modification significative des doses auxquelles la population de Polynésie française a été exposée’ ». D’après le CEA, « il manque dans l’enquête ‘Toxique’ des précisions sur certaines données, comme la ‘radioactivité dans les aliments’, ‘ce qui ne permet pas au CEA d’expliquer’ l’écart entre les calculs des doses reçues par les Polynésiens », rapporte l’AFP.  « Le CEA a affirmé que s’il devait refaire les calculs, ‘la méthode utilisée serait la même aujourd’hui qu’à l’époque’, soulignant notamment avoir bien pris en compte l’eau de pluie consommée par la population, contrairement à ce qu’affirme Disclose », précise l’agence de presse. Plus d’informations dans le communiqué de presse du CEA<https://www.cea.fr/Pages/actualites/defense/parution-du-livre-toxique-reaction-du-cea.aspx>.

Vaccins Covid-19

[AstraZeneca] Les Échos informe qu’« AstraZeneca réduit une nouvelle fois ses prévisions de livraisons de vaccins à l’Union européenne au premier semestre ». « Les livraisons sont en effet ramenées à 30 millions de doses à fin mars au lieu des 120 millions promises le mois dernier, selon un document ayant circulé au sein de l’Union européenne. Par ailleurs, AstraZeneca ne sera en mesure de fournir que 70 millions des 180 millions de doses contractuelles au deuxième trimestre », précise l’article.

[Johnson&Johnson] L’Humanité s’intéresse, quant à lui, au vaccin développé par Johnson & Johnson. « Ce sérum développé par le laboratoire américain est le premier à ne nécessiter qu’une seule injection pour contrer le virus ». Ce dernier « a obtenu, jeudi 11 mars, le feu vert de l’Agence européenne des médicaments (EMA) et une autorisation de mise sur le marché conditionnelle ». Le journal reprend les propos du numéro 2 du laboratoire, Paul Stoffels, au JDD qui a précisé que « ‘les premières doses arriveront en Europe à la mi-avril’ [et] qui a aussi promis d’honorer ‘d’ici la fin de l’été l’essentiel de l’accord de livraison de 200 millions de doses signé avec l’Union européenne’ ». « Les résultats des essais cliniques font état d’une efficacité de 85 % », précise l’article.

Cybersécurité

Le Monde s’intéresse aux cybertensions entre les États-Unis, la Russie et la Chine et notamment aux « deux attaques majeures [qui] ont ciblé des géants américains, dont le groupe Microsoft, à un moment-clé de transition pour l’administration Biden ». « Après une première cyberattaque d’ampleur, officiellement attribuée à la Russie et révélée en décembre 2020, les États-Unis doivent gérer depuis début mars les conséquences d’une deuxième opération, majeure, contre un de leurs fleurons informatiques, Microsoft. Celle-ci serait le fait de hackers liés à la Chine, selon certains spécialistes », précise l’article. « Le dernier épisode de tensions est survenu mercredi 10 mars, lorsque l’accès à plusieurs sites officiels russes a été bloqué pendant plusieurs heures de manière inhabituelle ». « Des experts y ont vu un dégât collatéral des manœuvres russes, le même jour, pour ralentir le réseau Twitter. Mais d’autres y ont lu la première traduction d’une réplique venue des États-Unis », d’après Le Monde.

Relevé dans la presse

·     Essais cliniques – Le site de FranceTvInfo met en exergue la startup grenobloise Remedee, à l’origine d’« un stimulateur anti-douleur [qui] ressemble à un bracelet de montre et peut être actionné à volonté. Il vise à diminuer le recours aux médicaments contre les douleurs chroniques comme la fibromyalgie, une pathologie dont souffrent surtout les femmes et qui peut être invalidante ». Cette technologie s’appuie sur « des composants en silicium qui ont été conçus par Remedee avec le CEA Grenoble et STMicroelectronics. Ils vont émettre un rayonnement millimétrique à 60 gigahertz (GHz) qui va être envoyé en direction des terminaisons nerveuses » a indiqué Michael Foerster au média, co-fondateur de l’entreprise. Pour valider le dispositif, « des essais cliniques ciblant plusieurs types de douleurs chroniques vont être lancés, notamment avec le CHU de Grenoble ». La commercialisation est prévue pour fin 2022.

·     Sécurité – Le Dauphiné Libéré rapporte la certification par le FBI du photocapteur FAP10 de la société française Isorg, issue du CEA-Liten. Ce capteur d’empreintes digitales est « un capteur optique, comme dans un appareil photo [qui] utilise une photodiode organique (OPD) », précise Nicolas Bernardin, directeur du développement commercial d’Isorg au quotidien, qui évoque « une première mondiale ». Ce dernier explique que « c’est en effet le premier capteur issu de la filière organique à obtenir l’approbation de sécurité du FBI. Sur le marché de la sécurité, une solution ne peut être vendue qu’à l’unique condition d’être certifiée par le FBI, quel que soit le pays de production de cette technologie, quel que soit le pays visé ». L’article indique que « cette certification lui permet de prévoir une production en grande série d’ici la fin de l’année » et conclut qu’« Isorg a, toujours avec la même technologie, développé un capteur d’empreintes digitales plein écran pour smartphone, prenant en charge jusqu’à quatre doigts touchant simultanément l’écran. Cette solution pourrait obtenir son tampon FBI dans le courant de l’année ».


[Synthèse de presse | 12.03.2021  .2021]

Batteries

[Europe] Les Échos consacre sa rubrique « Idées & débats » au point de vue de Peter Altmaier, ministre allemand de l’Economie, Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie et Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne, concernant l’ « Alliance des batteries » pour « une Europe compétitive et durable ». Les trois dirigeants expliquent qu’ : « il y a trois ans, lorsque nous avons lancé l’Alliance européenne pour les batteries, l’industrie européenne dans ce domaine faisait pâle figure à côté des industries concurrentes dans le reste du monde. Nous avons fait, depuis, des avancées considérables. D’ici à 2025, l’Europe devrait fabriquer suffisamment de batteries pour équiper chaque année au moins 7 millions de voitures électriques ». Selon eux, « l’inauguration récente du site pilote de Nersac (France) et la modernisation et l’extension des usines de production d’Ellwangen et de Nördlingen (Allemagne) par Varta AG sont des étapes décisives ». Parmi les grandes avancées, « la Commission européenne a approuvé deux projets importants d’intérêt européen commun (PIIEC) liés aux batteries [qui] permettront de créer de nouvelles chaînes de valeur avec 63 projets, tous axés sur des innovations de pointe, et contribueront à la création de dizaines de milliers de nouveaux emplois sur les territoires ». De plus, « la Commission a […] proposé un nouveau règlement sur les batteries avec des obligations en termes d’empreinte carbone. Établir une norme européenne axée sur la durabilité est d’autant plus essentiel que la demande et l’offre de batteries en Europe devraient monter en flèche d’ici à 2023 ». En parallèle, selon les auteurs, « de nouveaux projets de recyclage de batteries émergent » mais il faut « accroître plus rapidement nos capacités pour répondre aux volumes croissants de batteries usagées sur le marché. La batterie moderne est sans doute une des technologies les plus importantes pour l’avenir de notre planète et de notre économie. Nous avons fait de grands progrès en la matière, mais face à la concurrence croissante, il faut plus que jamais intensifier nos efforts ».

[Tyva Energie] Les Échos présente l’entreprise « Tyva Energie » qui s’apprête à concevoir des batteries « modulaires et réutilisables à vie », « dont la fin de vie est anticipée dès leur conception ». Thierry Claudel, le fondateur de Tyva Energie depuis 2013, a « investi 2,5 millions d’euros dans une usine pour soutenir le développement de son activité protégée par cinq brevets ». « Nous assemblons les différents éléments de nos batteries lithium sans les souder. Nous pouvons donc les démonter pour changer les cellules qui sont les accumulateurs stockant l’énergie, réparer les composants électroniques ou changer le boîtier de la batterie », explique au journal Thierry Claudel.


Synthèse de presse | 11.03.2021  .2021]

Fukushima

L’ensemble des médias revient sur la commémoration des 10 ans des événements qui ont touché le Japon il y a dix ans. L’Express résume l’enchainement de ces événements ce 11 mars 2011 : « le tremblement de terre [de magnitude 9, le plus fort jamais enregistré au Japon] déclenche un tsunami qui atteint les côtes japonaises trente minutes plus tard. Située juste en face de l’océan, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est heurtée par un mur d’eau de près de 15 mètres de haut ». Privés d’électricité permettant le refroidissement des réacteurs, « les cœurs de trois de ses six réacteurs entrent en fusion ». « Outre les dégâts humains – en décembre 2020, la police nippone recensait 15 899 décès et 2527 disparus -, près de 165 000 personnes ont dû être déplacées en raison des retombées radioactives liées à la catastrophe », rappelle le journal.

[Décontamination des sols] Autour de la centrale, « la décontamination des sols reste un casse-tête », note La Tribune. Les Japonais ont décapé « la surface du sol, sur une épaisseur de cinq centimètres, sur toutes les zones cultivées et résidentielles », explique Olivier Evrard, chercheur CEA au LSCE. Ce chantier à 24 milliards d’euros a « permis de réduire les concentrations en césium d’environ 80 % dans les zones traitées ». Les terres décapées sont réservées dans des sacs pour lesquels des études de traitement sont en cours : « il existe plusieurs techniques potentielles (…). Des collègues du CEA ont notamment développé une mousse de flottation permettant de faire remonter certaines argiles et donc le césium. Cette approche a été testée par Veolia et Orano, mais elle reste encore à l’état de prototype et il faut pouvoir passer à l’échelle industrielle », souligne Olivier Evrard. La Tribune rappelle que « les autorités envisageraient (…) de réutiliser les sacs de terre les moins contaminés pour faire des remblais ».

[Avenir de la zone] « La stratégie japonaise a été de permettre aux déplacés de revenir à Fukushima, et de ne pas les exposer à une radioactivité supérieure à celle des autres Japonais », précise Olivier Evrard dans L’Express. Pour autant, aujourd’hui, « moins de 30 % de la population est revenue et ce sont souvent des personnes très âgées » souligne-t-il dans La Tribune. Le journal pointe que « peu de terrains ont été réexploités. Notamment pour des raisons techniques, les travaux de décontamination à l’échelle industrielle ayant abîmé les réseaux de drainage ». Le chercheur codirige « un programme de recherche international et interdisciplinaire baptisé Mitate Lab, [pour] explorer les conséquences de la catastrophe d’un point de vue environnemental mais aussi humain ».
Bilan] En parallèle, Le Point revient sur le « bilan complet des conséquences sanitaires et environnementales de l’accident nucléaire qui a suivi le tsunami » publié le 9 mars dans un rapport de l’UNSCEAR, comité scientifique de l’ONU. « Ses conclusions vont totalement à rebours de la perception qu’en ont les opinions publiques », souligne le journal. Tandis que « 55 % des Français restent persuadés que les retombées radioactives de l’accident ont causé des centaines de morts », rapporte le journal d’après un baromètre réalisé par l’IRSN, « elles n’en ont causé aucun, et aucun cas de cancer n’a pu être, dix ans après, lié à ces mêmes retombées radioactives. Aucun impact n’a non plus été démontré sur l’environnement (…). » Article consultable en ligne<https://amp.lepoint.fr/2417139>

[Chantier de démantèlement] Combien de temps durera le démantèlement de Fukushima Daiichi ?, s’interroge certains médias. Selon Libération, « le chantier, qui a englouti des dizaines de milliards de dollars et emploie environ 5 000 ouvriers chaque jour, cumule les retards ». Pour le quotidien, « de plus en plus de voix assurent que l’horizon 2041-2051 n’est pas tenable ». Concernant le corium, « Tepco évalue sa masse à 800 ou 900 tonnes, mais peine à établir sa composition et à le localiser avec précision », souligne le quotidien. De plus, « l’Autorité de régulation du nucléaire japonaise (ARN) a annoncé en janvier qu’une forte concentration de césium radioactif était présente dans les couvercles des cuves de confinement des réacteurs 2 et 3 [ce qui] risque de retarder encore les tentatives d’approche pour cerner l’ampleur des difficultés ».

[Sûreté des installations] Le Figaro revient sur les travaux menés par EDF sur les 56 réacteurs du parc nucléaire français à la suite de la catastrophe de Fukushima. « Il s’agit de les amener au niveau de standard de sûreté des EPR », explique Cédric Lewandowski, directeur exécutif du groupe en charge du parc nucléaire. « Fukushima a entraîné une réponse en trois temps », précise le quotidien : la mise en place d’une force d’action rapide du nucléaire (Farn), des moyens d’urgence « en dur » installés dans les centrales et enfin, « l’ASN a (…) demandé à EDF, dans un troisième temps, de redonder les circuits de secours d’alimentation en eau et en électricité ». Selon le président de l’ASN, « le résultat est globalement satisfaisant », rapporte Le Figaro.

Relevé dans la presse

·     Florence Lambert – Les Échos dresse le portrait de Florence Lambert dans lequel le journal résume son parcours : « à 48 ans, cette fille d’un ouvrier et d’une employée administrative a enchaîné : un doctorat en électrochimie à Polytech Grenoble, une thèse sur le thème, disruptif à l’époque, du stockage de l’énergie, un poste de chef de laboratoire à 28 ans, un autre de chef de département transport à 35 ans au CEA Liten (Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies nouvelles et les Nanomatériaux) avant de devenir, à 40 ans, directrice de ce laboratoire de 1 000 chercheurs, puis présidente de Genvia.».

Fusion – Selon Challenges, la fusion nucléaire qui consiste à « fusionner des noyaux d’atomes légers (deutérium et tritium) pour produire de l’énergie, imitant ainsi le soleil », pourrait « concilier tout le monde » sur la question de l’avenir du nucléaire. En effet, « contrairement à la fission, la fusion ne produit pas de déchets hautement radioactifs à vie longue, et elle utilise des combustibles plus abondants que l’uranium ». Mais dans la pratique, « ça se complique » d’après l’article. Pour Jérôme Bucalossi, chef de l’Institut de recherche sur la fusion magnétique au CEA, « la clé de la fusion, c’est le confinement des noyaux afin de multiplier les collisions. Pour cela, le soleil dispose de sa masse considérable qui comprime en son cœur les noyaux atomiques. Dans un réacteur, il faut trouver d’autres forces ». Il s’agit ici de « l’enjeu majeur du réacteur Iter en construction près de Cadarache. Ce projet monumental de 20 milliards d’euros devrait s’achever en 2035 ». Jérôme Bucalossi explique que l’objectif d’Iter est de « démontrer que l’on peut créer, entretenir, et contenir un plasma à 150 millions de degrés, soit dix fois la température au cœur du soleil ».


[Synthèse de presse | 10.03.2021  .2021]

Fukushima

Les Échos revient sur l’avenir flou du nucléaire, dix ans après la catastrophe de Fukushima. En effet, si en 2010, le scénario central de l’Agence internationale de l’énergie anticipait « une capacité de production mondiale de 502 gigawatts en 2020 et de 602 GW en 2030 », rappelle Peter Fraser, responsable des marchés électriques au sein de l’Agence, « une décennie plus tard, les réacteurs nucléaires affichent à peine 415 GW de puissance cumulée. Un niveau similaire à celui d’il y a dix ans (si l’on retranche les centrales japonaises toujours à l’arrêt), qui permet au nucléaire de maintenir une part de 10 % dans le mix électrique mondial ». « L’accident de Fukushima a montré les limites de nos capacités d’anticipation et conduit de nombreux pays à réinterroger leurs projets nucléaires, voire à les arrêter », estime Karine Herviou, directrice générale adjointe de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), interrogée par le quotidien. Cependant, l’accident de Fukushima ne serait pas le seul responsable de ce déclin « déjà engagé depuis une vingtaine d’années » selon Mycle Schneider, analyste indépendant sur l’énergie nucléaire. En cause selon lui : « l’acceptabilité sociale mais surtout la concurrence des énergies renouvelables qui, au cours de la décennie, ont littéralement renversé la table – grâce à une chute drastique de leurs coûts de production ».

Les Échos s’intéresse par ailleurs à la Chine : si, « comme ailleurs, la catastrophe de Fukushima a mis un coup d’arrêt au secteur [nucléaire] […] paradoxalement, même ce rythme plus modeste a été suffisant pour [que la Chine reste] la principale locomotive du nucléaire dans le monde. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie, la Chine a multiplié par cinq ses capacités de production d’électricité nucléaire entre 2010 et 2020, de sorte que sa puissance installée atteint 51 GW fin 2020, un niveau qui se rapproche des 60,6 GW de puissance revendiquée par les 56 réacteurs français. […] d’ici à 2030, la Chine devrait s’imposer comme le premier producteur d’électricité ».

L’AFP rapporte enfin les inquiétudes de Greenpeace sur « la lenteur de la mise en œuvre des mesures d’amélioration de la sûreté des centrales nucléaires françaises, décidées après la catastrophe de Fukushima ». Pour l’ONG, « dix ans après la catastrophe, sur 23 mesures structurantes identifiées, seules 12 ont été mises en place sur l’ensemble du parc (…) Pire, au rythme actuellement prévu, il faudrait attendre 2039 pour que les normes post Fukushima soient enfin respectées sur l’ensemble des réacteurs français ».

Relevé dans la presse

·     Hydrogène – L’AFP relaie le lancement par le CNRS d’une fédération dédiée à la « course à l’hydrogène vert » en France. Cette fédération regroupe « 270 scientifiques, afin de structurer leurs travaux sur cette molécule non polluante et très intense en énergie, expliquent les chercheurs Olivier Joubert et Daniel Hissel, à sa tête. Mission : de la recherche fondamentale mais aussi appliquée, pour accompagner les industriels ». Pour Olivier Joubert, « le paysage français de la recherche hydrogène c’est le CNRS avec ses partenaires universitaires et le CEA, qui couvrent près de 80 % des acteurs académiques, et la communauté industrielle : on a trois piliers bien visibles ».

·     Défense – Les Échos rapporte que « le ministère des Armées a communiqué mardi sur le lancement à Toulouse d’’AsterX’, le premier exercice militaire jamais organisé par le nouveau Commandement de l’Espace ». Le général Michel Friedling, en charge du Commandement de l’Espace, a expliqué lors d’une conférence de presse qu’il s’agit du « premier exercice militaire spatial en France et en Europe ». Ainsi, « 60 militaires réunis à Toulouse vont tester pendant une semaine nos capacités de riposte. Le scénario mettra en jeu des évènements spatiaux menaçants, allant de la rentrée dans l’atmosphère de débris dangereux jusqu’à des évènements ‘plus cinétiques’ en passant par la détection de satellites espion ».


[Synthèse de presse | 19.02.2021  .2021]

Défense et sécurité

Interrogée par Le Figaro, la ministre des Armées Florence Parly annonce le lancement du « programme des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de 3e génération, clé de la dissuasion jusqu’en 2090 », avec pour objectif « la modernisation de [la] dissuasion » française. « Le premier exemplaire des SNLE de 3e génération sera livré en 2035, pour une mise en service en 2036 (…) Ils seront propulsés par une chaufferie nucléaire et seront équipés de 16 missiles nucléaires ». Ils seront « plus furtifs, plus discrets et plus silencieux » que la génération des Barracuda à laquelle appartient le Suffren qui est, par ailleurs, « le premier des SNA [sous-marins nucléaires d’attaque] de nouvelle génération Barracuda [à entrer] en service cette année », indique la ministre. « Naval Group et Technic- Atome (pour la chaufferie nucléaire) seront maîtres d’œuvre. La maîtrise d’ouvrage sera assurée par la DGA et le CEA. La fabrication de chaque sous-marin nécessitera 20 millions d’heures de travail. 3 000 emplois directs sont concernés par ce programme. »


[Synthèse de presse | 17.02.2021  .2021]

Hydrogène

[Genvia] Florence Lambert revient dans La Tribune sur la création de la co-entreprise Genvia et sa mission de « rendre l’hydrogène décarboné compétitif par rapport aux autres sources d’énergies ». La PDG se donne « neuf ans pour devenir un grand de l’hydrogène ». Elle rappelle que « le CEA avait commencé à (…) développer [la technologie utilisée par Genvia] il y a longtemps ». Celle-ci « offre de très bonnes performances et [le CEA dispose] d’un portefeuille de brevets qui nous place au-dessus de la mêlée, dans le Top monde en matière de technologie ». La recherche technologique du CEA, basée sur des plateformes technologiques, permet « d’avoir toutes les étapes du procédé, de travailler sur la reproductibilité et de recruter des personnes venant de l’industrie et en maitrisant les référentiels » afin de « maturer et de dérisquer la technologie » avant de trouver un « partenaire industriel à même de projeter cette technologie, ce qui nous a [ici] conduit à Schlumberger ».
Dans ce partenariat, le CEA conserve le « centre de transfert de technologie de Grenoble, afin d’accompagner l’industrialisation ». De plus, « le défi de la compétitivité, c’est qu’il faudra [la] maintenir (…) pendant trente ou quarante ans, donc il faut continuer à injecter de l’innovation. Le rôle du CEA sera donc crucial ».

[Automobile] Pour Florent Ménegaux, PDG de Michelin, interrogé par Challenges, « tous les savoir-faire et les composants pour fabriquer une pile à combustible à hydrogène existent en Europe ». Le magazine note en effet que « les équipementiers français sont des leaders dans les réservoirs et systèmes pour les véhicules à pile à combustible ». Faurecia a ainsi annoncé hier « avoir acquis la majorité de CLD, l’un des principaux fabricants chinois de réservoirs d’hydrogène à haute pression ». Plastic Omnium, de son côté, « vise 25% de parts de marché sur les réservoirs à hydrogène, entre 10 et 15% sur la pile à combustible » d’ici 2030. Enfin, la co-entreprise de Faurecia et Michelin, Symbio, « lancée en 2010 avec un contrat de licence CEA », « produira à partir de 2023 [100 000] piles à combustible » par an dans son usine rhodanienne.

Relevé dans la presse

·       Chlordécone – Le Dauphiné Libéré signale qu’« une étude, associant l’Université Savoie Mont Blanc (USMB), le CNRS, le CEA et le Cirad, a montré que le chlordécone réapparaissait massivement aux Antilles françaises depuis la fin des années 1990 ». Cette réapparition de l’insecticide interdit en 1993 est d’après l’étude due au « glyphosate, herbicide utilisé à partir de la fin des années 1990, [qui] détruit les racines des végétaux, ce qui favorise l’érosion des sols ». Cette érosion « contribue à la libération d’un autre polluant stocké au plus profond des champs, le chlordécone ». Ce dernier « est tenu pour responsable, entre autres, du très grand nombre de cancers de la prostate en Guadeloupe et en Martinique ».


Synthèse de presse | 16.02.2021  .2021]

Nucléaire

Le Monde rapporte que, pour défendre la filière nucléaire française, « une cinquantaine de personnalités ont signé, vendredi 12 février, l’appel de l’Association de défense du patrimoine nucléaire et du climat (PNC-France). Les signataires renouent avec une tradition française d’union transpartisane autour de la promotion de l’atome ». On compte en effet parmi les signataires plusieurs figures de la droite comme l’ancien sénateur et ministre Gérard Longuet, ou encore le président des députés PCF André Chassaigne, et le socialiste Arnaud Montebourg. Selon le quotidien, « le collectif fustige la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) en 2020 au même titre que la politique de l’exécutif en matière de nucléaire. La feuille de route énergétique de la France prévoit l’arrêt de douze réacteurs d’ici à 2035 ainsi qu’une production électrique partagée à 50 % entre le nucléaire et les énergies renouvelables ». Le collectif dénonce également « la volonté du gouvernement d’attendre la mise sur le réseau du réacteur EPR de Flamanville (Manche) pour décider d’en construire de nouveaux ». D’après l’ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer, qui travaille sur cette initiative depuis plusieurs mois, « le gouvernement a une attitude qui laisse entendre que la filière n’aurait pas d’avenir ».


[Synthèse de presse | 15.02.2021  .2021]

Covid-19

[Innovations iséroises] Le Dauphiné Libéré fait le point sur les projets démarrés au printemps dernier « pour aider les soignants, pour offrir des solutions afin de sortir de la crise ». Parmi ces innovations, le journal cite les masques Ocov de la société Ouvry : « grâce à une mobilisation exceptionnelle, de particuliers, d’institutions, du CEA, de Michelin, grâce à un mode de fonctionnement innovant, le masque a été conçu, certifié, industrialisé et fabriqué en quelques semaines… » Le DL revient également sur les projets Makair, des respirateurs artificiels qui pourraient obtenir le marquage CE dans l’année, ainsi que les purificateurs d’air de la société Ethera « spin-off du CEA » dont la commercialisation va bientôt « se faire sous la marque Rowenta, groupe Seb, pour un plus petit modèle, plus adapté aux petits espaces comme un bureau ou une chambre d’hôtel ».

[Variants] Libération consacre un article à « la guerre des variants » qui permettra de savoir lequel de l’anglais, sud-africain ou brésilien « finira par dominer les autres ». Force est de constater que « le variant anglais du Sars-CoV-2 (…) gagne du terrain en France (…) alors qu’il représente désormais plus de 90 % des contaminations outre-Manche ». Libération revient sur la genèse des variants et leur diffusion, par exemple dans le cas « où une partie de la population est déjà en grande partie immunisé. Le virus qui va alors prendre le dessus est celui qui pourra se jouer de cette immunité ». L’épidémiologiste Pascal Crépey, interrogé par le quotidien, explique que « les mutations portées par ce variant confèrent ce que l’on appelle un échappement immunitaire (…) Il va pouvoir contaminer une nouvelle population que l’on pensait jusqu’ici à l’abri de l’infection ».

[Intégrité scientifique] Le Figaro publie une tribune dans laquelle les signataires s’inquiètent de « l’intégrité scientifique mise à mal par la crise du Covid ». Les auteurs soulignent que « en 2011, un sondage Ipsos faisait apparaitre que 92 % des Français faisaient confiance aux chercheurs (…) Entre le début de la pandémie et le mois d’octobre 2020, la confiance des Français envers les scientifiques a baissé de plus de vingt points ». En cause, selon eux, « les discours contradictoires tribunitiens de pseudo-experts autodésignés par leur disponibilité à participer aux plateaux de chaînes d’information en continu ». Les auteurs invitent alors à « mieux réprimer l’inconduite scientifique », « prendre garde aux méfaits des faux experts » et « lutter contre le complotisme et la post-vérité ».


[Synthèse de presse | 12.02.2021  .2021]

Interrupteur autonome

La presse se fait l’écho du « lancement d’une nouvelle gamme d’interrupteurs sans fil et sans pile » par Legrand en collaboration avec le CEA. « Trois brevets ont été déposé par le CEA pour protéger cette innovation majeure. Il aura fallu plusieurs années de R&D entre les chercheurs du CEA et les équipes de Legrand », souligne Domotique-News.com. L’Usine Digitale précise que « les interrupteurs sans fil fonctionnent grâce un dispositif intégré de récupération d’énergie mécanique, ou ‘Energy harvestin’ ». Cette innovation « s’intègre aux offres connectées ‘with Netatmo’, la gamme de produits conçus par la start-up du même nom, qui s’est spécialisée dans les objets intelligents pour la maison », souligne le journal.

Nucléaire

[Réacteurs dans le monde] Selon L’Usine Nouvelle, « la lutte contre le réchauffement climatique devait être l’occasion d’un nouveau printemps du nucléaire, énergie décarbonée, après l’hiver qui a suivi la catastrophe de Fukushima. C’était sans compter les freins économiques et les changements d’usages, qui poussent le nucléaire à se réinventer, à plus petite échelle ». Le journal revient sur le parc mondial qui produit « 10 % de l’électricité [et qui] vieillit plus vite qu’il n’est renouvelé ». « En 2019, 5,5 GW de capacité nucléaire supplémentaire ont été connectés au réseau et 9,4 GW ont été définitivement arrêtés, abaissant la capacité mondiale à 443 GW », précise L’Usine Nouvelle. Selon le journal, « dans les économies avancées, le nucléaire perd inexorablement du terrain face aux énergies renouvelables et du gaz de schiste ».

[Mini-réacteurs] L’Usine Nouvelle dresse le panorama des « pays [qui] cherchent à développer et/ou s’équiper de mini-réacteurs nucléaires ». Pour la France, « pas de start-up du nucléaire (…), mais un consortium rassemblant EDF, le CEA, TechnicAtome et Naval Group. Parti assez tard, il développe depuis 2017 Nuward, un SMR de 170 MWe à eau pressurisée, qui serait associé par paires pour remplacer des centrales thermiques fossiles place pour place, à l’export uniquement. Le gouvernement vient de dégager 50 millions d’euros pour financer la phase d’avant-projet sommaire, en vue d’une commercialisation en 2035 ».


[Synthèse de presse | 10.02.2021  .2021]

Genvia

L’Usine Nouvelle a interrogé « Julie Mougin, cheffe du service composants et système Hydrogène au CEA-Liten », laboratoire « qui développe depuis quinze ans la technologie d’électrolyse haute température à oxyde solide qu’exploitera Genvia ». Cette technologie a permis d’atteindre « 99 % de rendement [en pouvoir calorifique supérieur] mesurés en laboratoire sur le 1er démonstrateur ». En effet, le CEA-Liten a « mis en place des échangeurs thermiques performants et […] fait en sorte d’atteindre un point de fonctionnement légèrement exothermique ». L’électrolyseur « récupère la thermique des gaz de sortie pour surchauffer la vapeur d’eau en entrée (passant de 150°C à 700°C). Le tout, sans consommer des watts électriques. Ce qui a permis d’obtenir l’excellent rendement mesuré ». L’innovation, protégée par « plus de 40 brevets », présente deux avantages en plus de son rendement. Tout d’abord, elle est réversible : « il est possible de générer de l’électricité et de la chaleur à partir d’un combustible », transformant « l’électrolyseur [en] pile à combustible ». De plus, elle peut « Co-électrolyser de la vapeur d’eau et du CO2 en même temps. Cela produit un mélange H2/CO, qui pourra ensuite être transformé en différentes molécules d’intérêt », ce « qui permet également de nous [le CEA-Liten] positionner sur le combustible renouvelable », précise Julie Mougin au journal.
Si en laboratoire le dispositif produit « 100 grammes d’hydrogène par heure », Julie Mougin assure : « nous sommes en train de développer un stack six fois plus puissant. Notre but est de mettre en marche un premier module composé de quatre stacks de puissance d’ici à cet été [puis] avec Genvia […] des démonstrateurs de 300 KW déployés sur site à partir de 2022. À terme, Genvia vise des unités de plusieurs centaines de mégawatts à l’horizon 2030 »


[Synthèse de presse | 09.02.2021  .2021]

Hydrogène

[Genvia] « La société Genvia [coentreprise de Schlumberger et du CEA], qui porte le projet d’hydrogène ‘vert’ dont l’usine Cameron de Béziers sera au centre, vient d’établir son organigramme. Sa présidente sera Florence Lambert, l’ancienne directrice du [CEA-Liten] », annonce Midi Libre. « La conception de la technologie Genvia permettra d’augmenter de 30 % le rendement de conversion de l’électricité par kilogramme d’hydrogène produit, ramenant le coût de production d’hydrogène propre à un niveau concurrentiel par rapport aux autres sources d’énergie », rapporte le quotidien. La baisse du coût de production de l’hydrogène vert a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête parue dans Les Échos, qui note que « l’euphorie pour l’hydrogène ‘vert’ se mesure aussi par le nombre de projets industriels qui émergent dans la filière » : outre Genvia, « Siemens Energy et Air Liquide ont par exemple annoncé lundi la signature d’un ‘protocole d’accord’ afin de produire des électrolyseurs à l’échelle industrielle, en France et en Allemagne ». Le quotidien explique que « tous ces projets, portés par les plans de relance, sont confrontés à la même équation économique. À ce jour, l’hydrogène ‘vert’ coûte deux à trois fois plus cher que l’hydrogène ‘gris’ (produit avec du gaz naturel). Or les industriels font le pari qu’un changement d’échelle radical dans leurs procédés de production d’électrolyseurs et la croissance continue des énergies renouvelables dans les mix électriques leur permettra de changer la donne rapidement ». Ainsi, « la construction d’une ‘gigafactory’ est envisagée [par Genvia] à Béziers à partir de 2025 pour atteindre une capacité de production annuelle pouvant atteindre 1 GW. C’est ce passage à l’échelle qui doit permettre d’atteindre les baisses de coûts considérables promises : soit, selon le CEA, une cible de moins de 2 euros le kilo d’hydrogène vert, contre un prix qui oscille entre 4 à 6 euros aujourd’hui. »

[Symbio] En parallèle, La Tribune continue son enquête sur « la conquête hydrogène ». Dans ce nouvel épisode, le quotidien se penche sur Symbio, spécialiste isérois des technologies hydrogène, qui « a mis un coup d’accélérateur sur sa stratégie, en annonçant l’implantation de ‘la plus grande usine haute-technologie de production de piles à hydrogène en France’, en région lyonnaise ». « Créée en février 2010 par son ex-PDG, Fabio Ferrari, à partir de brevets issus du CEA Grenoble, la société avait progressivement ouvert son capital, jusqu’à devenir une co-entreprise entre l’équipementier auvergnat et le producteur d’équipements automobile français, Faurecia », raconte La Tribune. Aujourd’hui, « Symbio veut désormais passer d’une production d’une centaine de systèmes par an, à plusieurs milliers. Mi-janvier, son nouveau PDG a signé la promesse d’achat du terrain visant à accueillir la première usine de production de kits de piles à combustibles du groupe », et a pour objectif « d’atteindre les 200 000 kits hydrogène produits d’ici 2030, à destination des constructeurs du monde entier ».

CEA-Leti

Dans un entretien accordé à PocMedia, Emmanuel Sabonnadière, directeur du CEA-Leti, revient sur les projets en cours de son institut, en particulier autour de l’intelligence embarquée et de la santé. Il explique que « nous sommes au cœur de trois axes du Plan de relance, via le Comité stratégique de la filière Électronique et celui pour la Bioproduction (CSF Electronique et CSF Santé) : sur l’automobile, l’IA embarquée et la santé. Dans l’automobile, nous travaillons sur les technologies GaN (nitrure de gallium), pour l’électronique de puissance dans les véhicules électriques. Sur l’intelligence embarquée, nous travaillons sur le développement de puces pour l’edge computing. Actuellement nous avons atteint des TRL entre 6 et 9, et la technologie commence à être mature pour être transférée à nos partenaires. Enfin, dans le domaine de la santé, nous sommes impliqués dans le plan bioproduction. La crise a montré qu’il était difficile de produire des vaccins en France. Le CSF santé se penche ainsi sur le développement d’une filière autour des bioréacteurs et des biocapteurs, à base d’intelligence artificielle ». Retrouvez l’interview ici<https://www.pocmedia.fr/emmanuel-sabonnadiere-cea-leti-nous-sommes-au-coeur-de-trois-axes-du-plan-de-relance/>


[Synthèse de presse | 05.02.2021  .2021]

Quantique

NextImpact consacre un article très complet aux « autres piliers du Plan Quantique » notamment la recherche fondamentale, l’algorithmique et les capteurs. A propos des capteurs, Sébastien Tanzilli, chargé de mission technologies quantiques au CNRS, indique qu’« ils sont utiles à la métrologie, une branche de la science qui permet de qualifier un certain nombre de paramètres physiques. Les sensibilités et les précisions des mesures peuvent être grandement améliorées, voire même être exceptionnelles ». […] Les capteurs quantiques « adressent de nombreuses applications telles que la médecine (typiquement l’imagerie cellulaire) […] la cartographie des champs magnétiques, le génie civil parce qu’ils permettent de découvrir par exemple des cavités souterraines qui pourraient être dangereuses […] ». « En parallèle des ordinateurs quantique, il faut préparer le terrain à la partie logicielle et travailler sur des algorithmes capables de tirer parti des futures machines. C’est aussi un domaine de la recherche fondamentale très important », pointe M. Tanzilli. A ce propos, l’article reprend également les propos de Philippe Chomaz, directeur scientifique à la Direction de la recherche fondamentale du CEA : « Une partie des concepts est déjà disponible, mais fait l’objet d’une recherche fondamentale qui va permettre de résoudre certains problèmes, de lever certains verrous, d’inventer de nouveaux concepts, par exemple de calcul et de correction d’erreur pour les qubits que l’on peut créer et qui sont imparfaits ». L’article indique que « les deux champs du quantique – recherche fondamentale et applications pratiques – doivent ainsi être explorés en même temps, d’autant qu’elles sont très complémentaires : ‘la recherche fondamentale irrigue les applications, aussi bien que les applications irriguent la recherche fondamentale’ ». Enfin, à propos des enjeux de formations, « cela ne se fera pas d’un claquement de doigts prévient Maud Vinet (responsable du programme matériel quantique au CEA-Leti). Pour développer des algorithmes de ce genre, ‘il faut penser quantique’… et ce n’est pas si simple de devoir totalement revoir sa manière de penser et d’appréhender les mathématiques… (…). Pour y arriver, ‘ Il faut mettre en place des systèmes de formations dédiées’, ajoute-t-elle. De son côté, Nicolas Sangouard (chercheur à l’Institut de physique théorique de CEA-Paris-Saclay) rappelle à toutes fins utiles qu’il ‘y a une grosse demande de la part des industries pour embaucher des ingénieurs qui ont cette expertise’ ».

Quelques jours après l’annonce du plan quantique par le président de la République, France 3 Alpes a réalisé un reportage sur le quantique à Grenoble « l’un des 3 pôles de la recherche française dans le domaine » et a interrogé entre autres Julien Claudon, chercheur en physique quantique au CEA. Retrouvez le reportage ici<https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/plan-quantique-1939675.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2jYLn3H5gyPC1jy7ydAYNZWO25-rLa_PqlB2lRvJetUs5rztSFTCIVJfw#Echobox=1612385911>.


[Synthèse de presse | 03.02.2021]

Hydrogène

Latribune.fr a interrogé François Legalland, directeur du CEA-Liten, sur « les enjeux en matière de R&D pour cet institut », parmi lesquels se trouve l’émergence de la filière hydrogène. Il explique : « côté CEA-Liten, nous travaillons sur l’ensemble de la chaîne : de la fabrication de l’hydrogène par électrolyse de l’eau, à l’utilisation de l’hydrogène pour produire de l’électricité avec des piles à combustible (PAC), en passant par le stockage ou le transport de cet hydrogène. Pour l’électrolyse, comme pour l’activité PAC, on se retrouve avec des technologies issues de plus de 20 années de recherche, réalisées sur notre bassin », notamment un « électrolyseur haute température qui offre des rendements de conversion supérieur de 15 à 20 points par rapport aux technologies existantes ».  Ce système « va d’ailleurs donner lieu à un transfert industriel sous la forme d’une joint-venture Genvia, en cours de création entre le CEA et Schlumberger, Vinci, Vicat et l’AREC de la région Occitanie ». Si de nombreux défis sont encore à relever dans la production d’énergie décarbonée à base d’électrolyseur et du côté des piles à combustible, le chercheur estime néanmoins que « d’ici 10 ans, l’hydrogène décarboné pourrait devenir compétitif, face à l’hydrogène issu de vapo-réformage du méthane ».

En parallèle, Reporterre s’interroge dans une enquête consacrée à l’hydrogène, sur la consommation électrique nécessaire à sa production et note que « le plan hydrogène de 7 milliards d’euros lancé par le gouvernement réintroduit le nucléaire par une sorte de fait accompli. Car, pour remplacer l’hydrogène d’origine fossile consommé par l’industrie lourde par de l’hydrogène produit par électrolyse, il faut des quantités massives d’électricité. En y ajoutant un parc de poids lourds, d’utilitaires, de bateaux, d’avions et de trains roulant à l’hydrogène, qui s’ajoute lui-même à l’électrification du parc automobile, alors la demande en électricité promet d’être faramineuse ». Comment fournir cette électricité ? Selon le quotidien, « voilà plus de vingt ans que [les chercheurs du CEA] travaillent au développement d’une pile à combustible permettant de transformer l’hydrogène en électricité. Le CEA s’est lancé depuis un an dans la conception de petits réacteurs nucléaires modulaires de 150 MW, expressément conçus pour la production d’hydrogène par électrolyse. Il a aussi développé un électrolyseur réversible à haute température ». Parallèlement, Emmanuel Macron a déclaré début décembre lors de son déplacement au Creusot que « la filière nucléaire est essentielle au développement de l’ambition en matière d’hydrogène. Aucun pays européen ne peut produire de l’hydrogène avec un mix électrique décarboné comme nous pouvons le faire grâce au nucléaire ». Problème selon Reporterre, le vieillissement du parc nucléaire : « d ’ici 2028, quarante-six réacteurs sur cinquante-six vont atteindre leur durée de fonctionnement maximale de quarante ans ». Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://reporterre.net/Le-plan-hydrogene-francais-enterine-discretement-la-relance-du-nucleaire>.

Par ailleurs, La Tribune s’est penché sur la filière hydrogène transalpine. « Les acteurs de la région Auvergne Rhône-Alpes veulent eux aussi leur part du gâteau du plan hydrogène de 7,2 milliards annoncé par le gouvernement. Ils comptent bien s’appuyer pour cela sur cette enveloppe pour conserver une longueur d’avance et adresser les défis qui demeurent, aux portes de l’industrialisation », rapporte le quotidien. Selon Anne-Lorène Vernay, professeur et membre de la chaire Energy for Society de Grenoble Ecole de Management, interrogée par La Tribune, « les cinq prochaines années pourraient s’avérer décisives. Car contrairement à la filière électrique, où l’on a déjà vu émerger des gigafactory de batteries un peu partout à travers le monde, l’hydrogène offre encore la possibilité de développer une vraie filière française, voire européenne, visant à couvrir l’ensemble des maillons de la chaîne ».

Enfin, Enerpresse rapporte que « l’Union européenne appelle à la suppression progressive au niveau mondial, ‘selon un calendrier clair’, des subventions aux combustibles fossiles ‘dommageables pour l’environnement’. Un appel qui figure dans des conclusions du Conseil européen adoptées le 25 janvier sur la diplomatie climatique et énergétique. Le texte dit clairement la volonté de l’UE de ‘décourager’ les nouveaux investissements dans des projets d’infrastructures énergétiques basés sur les combustibles fossiles dans les pays tiers ». Le Conseil appelle en outre à « approfondir la coopération internationale en ce qui concerne l’hydrogène, ‘en particulier pour intensifier les efforts visant à produire de l’hydrogène renouvelable et à en permettre l’importation’ ».


[Synthèse de presse | 02.02.2021  .2021]

Environnement

[Climat] Le Monde a eu accès aux « nouvelles projections publiées lundi par Météo France » selon lesquelles « la France pourrait connaître, à la fin du siècle, un climat extrême », les projections mentionnant « des pics de température frôlant les 50 °C [et] des vagues de chaleur longues et intenses ». En effet, selon Météo France, « en cas de rejets de CO2 non contrôlés, la température augmenterait de 3,9 °C par rapport à la période de référence 1976-2005, voire de 6 °C l’été », rapporte le quotidien.

[Déchets] Les Échos indique que d’après un rapport de Jean-Louis Chaussade, l’ex-président de Suez, groupe français de gestion de l’eau et des déchets, « le volume de déchets pourrait croître de 20 % en France d’ici à 2040 ». Le rapport préconise par ailleurs « plusieurs mesures pour rendre l’économie circulaire compétitive » comme « les éco-contributions (payées par les consommateurs pour financer la collecte, le tri et le recyclage) » ou encore que « les recettes de la fiscalité sur les déchets, en particulier la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) soient intégralement affectées au développement de l’économie circulaire


[Synthèse de presse | 29.01.2021]

Nucléaire

[EDF à l’international] Enerpresse révèle qu’ « EDF se prépare à proposer ses réacteurs à plusieurs pays européens » comme l’ont indiqué « des responsables lors d’une visite de son centre de recherche et développement de Saclay du ministre du Commerce extérieur, Franck Riester, mercredi 27 janvier ». Ainsi, l’électricien français « va présenter un réacteur de 1 200 MW à l’appel d’offres de la République tchèque pour sa centrale de Dukovany […]. EDF espère également conquérir la Pologne qui a voté en octobre 2020 une loi de programmation prévoyant la construction de 6 à 9 GW nucléaires [et] prévoit en outre de répondre à un appel à manifestation d’intérêt prévu par les Pays-Bas, qui envisagent d’augmenter la part du nucléaire dans leur mix. […] Ailleurs, EDF porte un projet de six EPR en Inde, à Jaïtapur, et entretient des discussions avec l’Arabie Saoudite pour deux réacteurs du même type ». Selon Xavier Ursat, en charge du nouveau nucléaire chez EDF, « les pays étrangers ont compris que la France, quoiqu’il arrive, resterait dans le nucléaire de manière durable ».

[EDF en France] Par ailleurs, l’AFP rapporte qu’ « EDF a indiqué avoir déjà demandé à Framatome ‘de lancer la production de certaines pièces forgées’ pour de nouveaux EPR, sans attendre que le gouvernement français ait décidé de lancer ou non un programme de construction de réacteurs ». L’AFP rappelle qu’ « Emmanuel Macron s’était déplacé en décembre à l’usine Framatome du Creusot (Saône-et-Loire) afin de soutenir la filière. ‘Notre avenir énergétique et écologique passe par le nucléaire’, avait-il alors déclaré, mais en annonçant seulement une commande dans le domaine militaire. La France envisage de construire 6 nouveaux EPR mais la décision n’est pas encore prise et ne le sera pas avant le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche), ce qui la renvoie au prochain quinquennat. Le gouvernement attend d’EDF qu’il lui remette à la mi-2021 une offre pour l’éventuelle construction de nouveaux EPR améliorés, plus simples et moins chers (EPR2) ».

[Eco modernistes] Selon Le Figaro, « une majorité de Français ne sait toujours pas que le nucléaire est une énergie propre. Une nouvelle vague, d’égéries féminines pronucléaires se lance dans la bataille médiatique pour défendre l’atome mal aimé et mal connu ». Le quotidien raconte ainsi l’histoire de différentes militantes dans le monde et notamment, en France, avec « la déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN), Valérie Faudon, [qui] incarne avec talent la face institutionnelle de ce combat, mais la nouvelle égérie atomique française s’appelle Myrto Tripathi. Il y a trois ans, cette ancienne cadre d’Areva a tout quitté pour créer les Voix du nucléaire ». D’après Le Figaro, « toutes ces ‘éco modernistes’ se réclament du rapport du GIEC. Pour elles, la lutte contre le réchauffement climatique est une priorité non négociable, et elle passe forcément par une énergie nucléaire ». Mais, pour le journal, « dans la bataille médiatique, il y a aussi une bataille de mots. Notamment à Bruxelles, où la Commission a bien du mal à classer le nucléaire dans la catégorie des énergies durables ». A ce titre, Myrto Tripathi explique dans son livre : « La France parle d’énergie décarbonée, mais l’Allemagne veut imposer le label renouvelable […]. Le renouvelable est intermittent et pas 100 % pilotable, donc il suppose le maintien de centrales thermiques classiques, et c’est pour cela qu’il est appuyé par les lobbys de l’industrie fossile. Le renouvelable n’est donc pas une véritable énergie décarbonée


[Synthèse de presse | 26.01.2021]

[Nucléaire] Dans les colonnes du Dauphiné Libéré, l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, alerte ses ex-collègues députés « sur les dangers de ce qu’il considère comme une ‘idéologie antinucléaire’, qui menace la France de ‘black-out électrique’, de ‘casse économique et sociale’ et de ‘dégradation de son bilan carbone’ ». Selon M. Accoyer, « si la France poursuit dans cette voie, elle risque non seulement de mettre à mal une filière toute entière, basée sur un ‘patrimoine scientifique et technique unique au monde’, constitué depuis 1939, avec les emplois et le savoir-faire qui vont avec, mais également de voir réduire considérablement sa production d’électricité décarbonée ».

Le 14 janvier 2021, François Jacq, administrateur général du CEA, et Kamlesh Nilkanth Vyas, secrétaire général du département indien de l’énergie atomique (DAE) ont signé la reconduction pour cinq ans de leur accord de coopération dans le domaine des sciences et technologies nucléaires.

Depuis la reprise au début des années 2000 du partenariat entre la France et l’Inde pour le nucléaire civil, le CEA et le DAE indien entretiennent un partenariat fructueux et actif dans le domaine de l’énergie nucléaire. Ses principaux axes sont la participation indienne au consortium du réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH), la sûreté des réacteurs rapides à sodium, la sûreté des réacteurs à eau pressurisée, et la formation.

De nombreux projets bilatéraux ont résulté du précèdent accord de coopération entre le CEA et les différents centres de recherche du DAE, en particulier avec le Centre de recherche atomique de Bhabha (BARC) et le Centre Indira Gandhi pour la recherche atomique (IGCAR). Le renouvellement de l’accord de coopération permettra aux équipes de poursuivre leurs collaborations et d’engager des discussions autour de nouveaux projets.
L’Inde poursuit un ambitieux programme nucléaire avec neuf réacteurs en construction et douze réacteurs supplémentaires approuvés par le Gouvernement. Le pays développe également de nombreuses applications non électrogènes du nucléaire (santé, agriculture, préservation des aliments…). Les organismes indiens contribuent également à plusieurs projets internationaux dont ITER.

[Synthèse de presse | 22.01.2021]

Quantique

Les médias reviennent largement sur l’allocution hier du président de la République sur le plateau de Saclay à l’occasion du lancement du plan quantique. M. Macron a confirmé un « investissement national de 1,8 milliard d’euros dans le quantique, qui doit mettre la France dans les trois premiers mondiaux de ces technologies appelées à transformer l’informatique et l’industrie », rapporte l’AFP. « Grâce à ces efforts, la France a une chance de devenir ‘le premier État à se doter d’un prototype complet d’ordinateur quantique généraliste’, ce qui serait ‘un exploit scientifique majeur’ », selon le M. Macron. News Tank précise que « le plan vise à faire passer la France de 60 M€ d’investissements par an dans le quantique actuellement à 200 M€ par an ». L’agence souligne également qu’ « un programme prioritaire de recherche doté de 150 M€ sera piloté par le CEA, l’Inria et le CNRS. Emmanuel Macron demande à leurs directeurs généraux ‘d’en accélérer les travaux (…) pour financer dès que possible le lancement des projets concrets dès 2021 ».
En parallèle, différents acteurs du quantique en France se réjouissent de ce plan, notamment l’entreprise Atos, qui rappelle disposer d’une « expertise unique en Europe et de technologies innovantes comme l’Atos Quantum Learning Machine, le simulateur quantique le plus puissant au monde », mais aussi des collaborations « avec des acteurs nationaux comme le GENCI et le CEA ou encore la start-up Pasqal ».

Bilan annuel de l’ASN

L’Usine Nouvelle rapporte que l’ « Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a présenté son bilan annuel le 21 janvier ». Selon le site web, ce bilan « était attendu, après cette période intense [liée à la crise sanitaire] pour les entreprises. Jeudi 21 janvier, lors de ses vœux annuels, le gendarme de la filière a salué un niveau de sûreté et de radioprotection « globalement satisfaisant ».». D’après Reuters, l’ASN « estime que les exploitants ont fait preuve d’une « grande réactivité » et d’une « bonne capacité d’adaptation » face aux conséquences du coronavirus » même si elle ajoute que « « la vigilance reste de mise » et que la reprogrammation des arrêts de réacteurs, avec un « effet domino » sur les années à venir, « crée des tensions » ». Selon l’Usine Nouvelle, l’ASN annonce en effet que « le report de nombreuses activités conduit à une situation tendue, qui perdure, tant pour les exploitants nucléaires que pour les responsables d’activité utilisant les rayonnements ionisants ». L’ASN ajoute regretter chez EDF « une régression dans la prise en compte de la radioprotection des travailleurs », « la persistance d’écarts affectant des matériels chez Orano » et des améliorations « encore trop lentes » dans « la reprise et le conditionnement des déchets anciens au CEA ». Reuters rapporte par ailleurs que l’ASN «tirerait les enseignements de la consultation en cours sur la prolongation de la durée d’exploitation des réacteurs de 900 mégawatts (MW) d’EDF au-delà de 40 ans, pour laquelle le gendarme du nucléaire envisage une décision « générique » favorable dans le courant du premier trimestre ».


[Synthèse de presse | 21.01.2021]

Quantique

« La France va consacrer 1,8 milliard d’euros aux technologies quantiques » annonce Les Échos. « Le plan français [sur le quantique] aura vocation à porter les recherches visant à rendre utilisables les fameux ordinateurs quantiques – dont la puissance de calcul pourrait surclasser celle des supercalculateurs traditionnels – mais aussi à développer des capteurs quantiques à la précision inégalée et des communications quantiques inviolables ». Selon le quotidien, « le montant promis par Emmanuel Macron dépasse les attentes du secteur mais reste inférieur aux moyens chinois et américains. La France a de nombreux atouts – et des faiblesses – pour la constitution d’un écosystème quantique de classe mondiale. […]  ‘Le quantique est un domaine qui sera à l’origine de très fortes transformations, y compris économiques, et sur lequel, si nous ne sommes pas positionnés dans les cinq à dix prochaines années, il y aura un enjeu majeur de perte de souveraineté face à des pays qui, évidemment, investissent beaucoup dans ces domaines’, pointe-t-on à l’Élysée. »

Le Figaro ajoute que « l’État apportera 1,050 milliard d’euros, pour moitié via des crédits du 4e programme d’investissements d’avenir (PIA) et pour l’autre moitié via des crédits de centres de recherche (CNRS, CEA, INRIA) qui seront fléchés vers le quantique. Les 750 autres millions d’euros du plan seront apportés par le secteur privé (grands industriels, investisseurs institutionnels, fonds d’investissement) et par des crédits de l’Union européenne (200 millions d’euros) ». Par ailleurs, « sans attendre ces annonces, les industriels français et européens, regroupés au sein du projet NEASQC, ont identifié en 2020 des applications stratégiques qui ne pourront se résoudre qu’avec des ordinateurs quantiques. Parmi elles, Total travaille par exemple sur la captation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, EDF sur l’optimisation de la charge des voitures électriques ou HSBC sur la gestion des risques ». En effet, selon l’Élysée, « derrière la technologie, c’est un enjeu crucial de compétitivité économique et de souveraineté nationale qui se joue pour la France ».

·       Biotechnologies – Techniques Ingénieur dresse « une revue express des biotechnologies phares » : en ce début d’année 2021, le site web a choisi de « revenir sur quelques avancées biotechnologiques majeures de ces 20 dernières années et sur les questionnements bioéthiques qu’elles provoquent ». Parmi elles, le « développement de tissus et d’organes sur des puces microfluidiques […] capables de mimer les fonctions naturelles observées in vivo » représente « une alternative éthique intéressante aux expérimentations sur les animaux ». Interrogé par Techniques Ingénieur, Xavier Gidrol (CEA, Inserm et Université Grenoble-Alpes), directeur de recherche à la tête d’un projet de pancréas-sur-puce, revient sur les objectifs du projet. Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/bioethique-et-sante-revue-express-des-biotechnologies-phares-88241/>.


[Synthèse de presse | 20.01.2021]

Nucléaire

[Disponibilité des centrales] Le Figaro rapporte qu’à l’image de certains organismes qui ont été touchés par la crise sanitaire, « le nucléaire français, lourde organisation industrielle, mettra plusieurs années à s’en remettre. Plombée par la pandémie et la chute de la consommation électrique, la production électrique du parc nucléaire a été historiquement basse en 2020 et le restera en 2021 et 2022 ». Côté chiffres, « à cause des effets secondaires du virus, les 56 réacteurs devraient générer entre 5 % et 13 % d’électrons en moins durant ces deux années, par rapport aux prévisions pré-Covid d’EDF ». Les conséquences financières sont importantes pour EDF : « le nucléaire est une industrie essentiellement de coûts fixes. Moins il produit, moins il est rentable. L’électricien a chiffré sa perte sur le seul nucléaire français à un milliard d’euros en 2020. Louis Boujard, analyste senior chez Oddo BHF, table sur un manque à gagner toujours substantiel en 2021 et 2022. Et encore, si EDF réussit à atteindre le milieu de sa fourchette de prévision ».

[Mix électrique] Un mix énergétique fondé sur « des parts très élevées d’énergies renouvelables » est techniquement possible, selon les conclusions d’une étude, qui n’a pas été rendue publique, réalisée conjointement par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité (RTE). Contexte s’est procuré « la synthèse de quatorze pages, adressée au gouvernement, et dont l’exécutif a ‘fait l’examen d’une revue transitoire [le 8 décembre] en conseil de défense’ écologique, selon Emmanuel Macron ». D’après Contexte, en parallèle des « travaux menés par l’État pour construire de nouveaux réacteurs nucléaires, le rapport inquiète la filière » nucléaire. En effet, si « le document conclut qu’un mix électrique décarboné fondé sur des parts très élevées de renouvelables est techniquement réalisable en 2050 », l’économiste turc et dirigeant de l’AIE Fatih Birol estime, à l’image des acteurs de la filière du nucléaire, que « le nucléaire est essentiel au mix électrique du futur ».

Direction des Énergies du CEA

News Tank a interviewé Philippe Stohr, directeur des énergies au CEA. Celui-ci rappelle que la création de cette direction (DES) en février 2020 répondait à la demande publique de « développer une approche intégrée de l’énergie » alors que  les recherches « étaient menées [jusqu’alors] d’un côté par la direction de l’énergie nucléaire et de l’autre par la direction de la recherche technologique ». Cette nouvelle organisation permet aussi que les « partenaires extérieurs aient un interlocuteur qui serve de point d’entrée sur les sujets liés aux énergies au CEA »,  alors que, dans le même temps, les programmes vont toujours « mobiliser des personnes dans les trois directions : celle des énergies, celle de la recherche technologique et celle de la recherche fondamentale ».
Pour 2021, Philippe Stohr liste plusieurs objectifs : à savoir « travailler sur [les] compétences pour une vision globale de la question du mix énergétique et du contexte dans lequel les technologies sont à déployer », que les 13 programmes de la direction des énergies « disposent d’une feuille de route » et enfin,« favoriser la transversalité entre les directions », « renforcer [ses] interactions avec le monde extérieur, par des partenariats » et développer l’innovation, par exemple en participant au programme de valorisation Magellan. En sus, le directeur de la DES mentionne deux sujets prioritaires, l’hydrogène et « les SMR (Small Modular Reactors) non électrogènes ».

Relevé dans la presse

·       CPRTT – Le journal des entreprises rapporte que « la livraison du bâtiment du CEA Tech Pays de la Loire de 4000 m² qui sera située à Bouguenais, à proximité du Technocampus, est prévue fin 2022 ». L’article précise que « c’est Aethica [un groupe indépendant réunissant plusieurs entités de construction, d’ingénierie et de promotion immobilière] qui réalisera l’ensemble immobilier composé de locaux de bureaux, d’une halle de recherche, de stationnements et d’une cour logistique. Son financement (11 M€) a été entériné par la Banque des Territoires et la Région. Il accueillera 60 chercheurs, dont les deux tiers sont déjà opérationnels au sein des Technocampus voisins Ocean et Composites. Ces équipes de R&D travaillent principalement sur la santé du futur, l’usine du futur et le transport maritime décarboné ».


[Synthèse de presse | 19.01.2021]

.       Nucléaire –  Alors que le 22 janvier prochain signera la fin de la consultation publique sur la prolongation des réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans, le débat autour de la question s’intensifie, note La Tribune qui indique : « La veille de cette échéance, le 21 janvier, [le président d’EDF] Bernard Doroszczuk, devrait s’exprimer sur ce thème à l’occasion de la présentation de ses vœux à la presse. Alors que l’ONG antinucléaire Greenpeace y voit une « zone de danger », la Société française d’énergie nucléaire (SFEN), le lobby de la filière, estime au contraire que les centrales nucléaires sont plus sûres aujourd’hui qu’à leur démarrage ».

·       CES – Olivier Ezratty, consultant et auteur spécialisé dans le monde de l’entreprise et de l’innovation, revient à travers un article sur le site web FrenchWeb sur le « curieux » CES 2021, à distance cette année et « aligné sur le fuseau horaire EST (New York / Washington) », plutôt que sur celui de Las Vegas. Selon lui, « ce CES 2021 reproduisait des typologies de tendances observées les années précédentes, portant sur des aspects particuliers de catégories existantes, et de mégatendances lourdes comme les véhicules électriques ou la démocratisation de la 5G. S’y ajoutait une “covidisation” d’une partie de l’offre, l’accent étant mis autour d’une vie centrée sur le domicile pour les activités privées comme professionnelles ». Par ailleurs, « les grandes entreprises françaises exposant virtuellement comprenaient Schneider Electric STMicroelectronics Technicolor L’Oréal et EDF (via ses filiales Exaion, Hynamics et Seclab) auxquelles il fallait ajouter le CEA qui valorisait trois startups spin-offs ». Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://www.frenchweb.fr/que-retenir-de-ce-curieux-ces-2021/413024


[Synthèse de presse | 08.01.2021]

Vaccins Covid-19

[Europe] Le Monde dresse le bilan des premières phases de vaccination en Europe, résumant qu’ « entre impatience et crispation, la campagne simultanée de vaccination, à charge pour chacun de l’organiser sur son territoire, a provoqué chez les vingt-sept Etats membres un flot de critiques. Non obligatoire, gratuite dans l’ensemble, cette vaccination, jugée trop lente en France, est aussi perçue dans le reste de l’Union comme trop mesurée, inégalitaire même parfois, voire ‘chaotique’ ». Concernant la France, Le Monde relaie la critique de l’exécutif pour qui la bureaucratie est responsable de la lenteur du déploiement du vaccin. En cause, la parution d’un document de 45 pages « pour guider un personnel de santé déjà soumis à un code de déontologie et, a priori, coutumier de piqûres en tout genre ». Le quotidien estime que « l’administration, et en particulier celle du système de santé, est décrite comme un millefeuille d’institutions prisonnières les unes les autres de protocoles, de règles et de précautions, qui priveraient l’ensemble de cohérence. »

[Vaccin Moderna] Le Monde rapporte que « le vaccin de Moderna est autorisé en Europe » et qu’« après le feu vert de l’Agence européenne des médicaments, les livraisons devraient débuter la semaine prochaine. » Son transport se trouve facilité car « contrairement au vaccin de Pfizer, qui nécessite d’être conservé entre – 70 °C et -80 °C, le vaccin de Moderna reste stable à -20 °C, température d’un congélateur standard. […] Une fois à destination, le vaccin pourra être conservé jusqu’ à trente jours dans des conditions de réfrigération ordinaires (contre cinq jours pour Pfizer), ce qui pourrait faciliter son usage dans les pharmacies, les hôpitaux et les cabinets médicaux. »

Relevé dans la presse

·       Record coréen – L’Usine Nouvelle rapporte que « le ‘soleil artificiel’ sud-coréen KSTAR [le tokamak de la Corée du Sud] a battu un record historique : maintenir un plasma à plus de 100 millions de degrés pendant 20 secondes [sept fois la température relevée du centre du Soleil, cette température a été tenue en 2019 seulement 8 secondes] ». Selon l’article, « dès 2003, le CEA, qui a construit un des premiers tokamaks au monde, a réussi à stabiliser un plasma pendant 400 secondes mais à une température avoisinant les 60 millions de degrés. Depuis, avec la nouvelle génération de son appareil, renommé WEST, le CEA a obtenu un record de 1000 secondes, mais toujours à une moindre température que celle des Sud-coréens [donc non suffisante pour la production d’énergie] ». Par ailleurs, selon L’Usine Nouvelle, le projet ITER bénéficiera « très certainement » des avancées sud-coréennes, les chercheurs du KSTAR ayant comme objectif pour 2025 de « maintenir le plasma à plus de 100 millions de degrés pendant 300 secondes ». Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://www.usinenouvelle.com/editorial/l-instant-tech-pourquoi-le-record-de-fusion-nucleaire-obtenu-par-la-coree-du-sud-est-prometteur.N1046394>.


[Synthèse de presse | 07.01.2021]

Covid-19

[Séquençage] Aujourd’hui en France relève que « la chasse au virus mutant anglais s’organise » et que « c’est dans la région de Roubaix (Nord) qu’on s’apprête à […] faire pour la première fois » des recherches « à grande échelle ». Le généticien Philippe Froguel du CHU de Lille, pilote de l’opération, précise qu’« à partir de lundi et durant cinq jours, nous allons tester entre 20 000 et 30 000 personnes dans la rue mais aussi en entreprises. […] Tous les échantillons prélevés pour lesquels on a une suspicion seront congelés et envoyés au Genopole d’Évry (Essonne) où le CEA les séquencera avec ses super-ordinateurs ». Le scientifique précise que la proportion du variant anglais du coronavirus présent dans le Nord sera connue « vers le 20 janvier ».

[Economie] Challenges affirme que « la généralisation des vaccins fait souffler un vent d’optimisme sur les prévisions de croissance ». D’après le magazine, « repartie la première, la Chine devrait contribuer pour plus d’un tiers à la reprise, quand l’apport de l’Europe et de l’Amérique restera inférieur à leur poids dans l’économie mondiale ».
À ce titre, Anna Boata, directrice de la recherche économique d’Euler Hermes, soutient que « la réussite des programmes de vaccination dépend de la capacité de chaque État à disposer des doses en nombre suffisant, de leur aptitude à les administrer dans de bonnes conditions le plus rapidement possible et de la volonté de la population à se faire vacciner ». Or, pour Challenges, si « l’Allemagne a fait la preuve de son efficacité lors de la première vague, même si elle peine à endiguer la deuxième », en France « moins d’un Français sur deux dit vouloir se faire vacciner, contre près de deux Allemands sur trois ».
En parallèle, Éric Chaney, économiste à l’Institut Montaigne, estime dans le journal qu’il est « crucial » que « les gouvernements poursuivent leurs mesures de soutien, voire les renforcent pour favoriser la reprise ». Côté chiffres, « les deux plans de relance américains du printemps et de l’été ont représenté 15 % du PIB, un record en temps de paix. Avec près de 14 % du PIB injecté dans son économie, seule l’Allemagne rivalise, la France et l’Italie ayant mis respectivement l’équivalent de 8,5 % et 5 %. Mais alors que le plan européen de relance à 750 milliards d’euros, adopté après des mois de négociations, ne devrait pas avoir d’effet macroéconomique avant un an au mieux, les parlementaires américains viennent de voter 900 milliards de dollars supplémentaires d’aides ».

Opinions sur le nucléaire

Le Monde reprend le point de vue de trois économistes spécialistes de l’énergie [Quentin Perrier, Philippe Quirion et Behrang Shirizadeh], qui pointent les importants progrès réalisés par les énergies renouvelables et mettent en avant la fin possible de « l’électricité nucléaire bon marché ». En effet, selon ces économistes, « le tarif négocié pour l’EPR en construction en Angleterre est de plus de 100 euros (92 livres sterling) par mégawattheures (MWh), soit plus que le double du prix auquel se négocie actuellement l’électricité en Europe. Les nouveaux réacteurs ont des conceptions plus complexes et sont soumis à des normes de sécurité plus contraignantes, qui conduisent à une augmentation du coût de cette technologie ». À l’inverse, « les énergies renouvelables ont connu des progrès marqués, bien plus rapides qu’anticipé par les experts : selon la banque d’investissement Lazard, les coûts moyens du solaire photovoltaïque ont été divisés par 10 depuis 2009, ceux de l’éolien par 3,5 ». Selon l’étude publiée dans The Energy Journal par les trois économistes, « un mix électrique 100 % renouvelable serait possible en France en 2050, sans mettre en péril la sécurité d’approvisionnement ». Ce résultat s’obtiendrait « grâce aux progrès attendus des éoliennes et des moyens de stockage (batteries et gaz renouvelable) ». Dans une seconde étude publiée dans Energy Economics par Behrang Shirizadeh et Philippe Quirion, « le mix optimal compterait environ 25 % de nucléaire en 2050, en supposant que son coût sera divisé par deux par rapport aux EPR actuellement en construction en Europe » bien que ces résultats peuvent « varier selon les évolutions des filières ». Ainsi, « c’est actuellement à l’industrie nucléaire de convaincre qu’elle saura baisser ses coûts pour rester compétitive […] Quant aux conséquences pour le climat, l’enjeu est finalement assez faible : nucléaire comme renouvelables sont toutes des énergies bas carbone. Pour réduire les émissions, les leviers sont davantage du côté des transports, des bâtiments et de l’alimentation ».

En parallèle, La Tribune relaie l’opinion de Samuel Furfari, professeur de géopolitique de l’énergie à l’Université Libre de Bruxelles et président de la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels, qui estime lui que « pour faire face aux futurs énormes besoins en électricité, il est nécessaire de développer le nucléaire ». Pour M. Furfari, « contrairement à l’UE qui a misé sur le développement du solaire et de l’éolien, la Russie, la Chine et les États-Unis l’ont compris et ont entrepris une course géopolitique pour dominer l’électricité de demain ». Par conséquent, « de par son choix passé pour le nucléaire, la France a un rôle clé à jouer pour inverser la tendance au sein de l’UE ».


[Synthèse de presse | 06.01.2021]

Covid-19

[Variant anglais] Selon Yazdan Yazdanpanah, membre du Conseil scientifique et directeur du nouvel institut sur les maladies infectieuses émergentes, interrogé par Le Figaro, « nous n’avons, pour l’instant, qu’une photographie partielle du variant anglais en France. On ne connaît pas exactement le nombre total de personnes infectées dans l’Hexagone. Le nombre réel est probablement plus important que les 10 à 15 annoncés. […] Mais je ne pense pas qu’il y ait une circulation active importante du variant anglais sur l’ensemble du territoire national et qu’il y ait, pour le moment, une diffusion très importante de ce virus en France ». La situation est néanmoins prise très au sérieux, notamment parce que ce variant se propagerait « de 50 % à 75 % plus rapidement que la souche classique du Covid-19 ». D’après le spécialiste, « la France est environ deux mois derrière l’Angleterre. Mais il est encore trop tôt pour affirmer qu’il va s’imposer dans notre pays. Cela dépendra des mesures prises pour limiter sa diffusion ». Pour le moment, le variant est débusqué grâce à une « ruse » : « un test PCR particulier de l’américain Thermo Fisher, reconnaît en principe trois séquences génétiques du virus. Mais comme l’une d’entre elle est modifiée sur le variant anglais, le test n’en reconnaît plus que deux ! ». Mais cette méthode « rate des sources de contamination :  » en oubliant les personnes asymptomatiques, on se met des œillères », assure Agnès Delaunay-Moisan, microbiologiste au Centre de biologie intégrative et de génétique moléculaire du CEA. » C’est pourquoi « dans le cadre d’un dépistage de masse à Roubaix à partir du 11 janvier, les chercheurs vont séquencer tous les coronavirus trouvés. Les premiers prélèvements seront décryptés, intégralement et en quelques jours, au Centre national de recherche en génomique humaine [du CEA], à Évry. »

[Entreprises] La ministre du Travail Élisabeth Borne a annoncé sur France Info que « les entreprises qui participent à la stratégie de vaccination contre la grippe pourront le moment venu participer à [celle] contre le Covid-19 ». Des propos rapportés par Les Échos, qui tempère : « on ne s’oriente cependant pas vers des campagnes de vaccination dans les entreprises à l’image de celles menées contre la grippe. Certains, au sein du patronat, évoquent plutôt le rôle de ‘facilitateur’ que pourraient jouer les entreprises, notamment dans l’information des salariés ». Les entreprises restent en effet prudentes, leur responsabilité pénale étant engagée. Laurent Pietraszewski, secrétaire d’état chargé de la santé au travail, envisage pour sa part de proposer « d’intégrer les services de santé au travail dans la stratégie de vaccination », rappelant que ceux-ci ont à leur disposition «plus de 6 000 professionnels de santé aguerris et compétents – plus de 4 500 médecins du travail et plus de 2 000 infirmières – et des locaux dédiés  ».

Nucléaire

Le Monde indique que « le tokamak supraconducteur sud-coréen de recherche avancée (Kstar) a établi un nouveau record mondial en réussissant à maintenir un plasma – de l’hydrogène chauffé – pendant vingt secondes à une température supérieure à 100 millions de degrés ». L’annonce a été faite le 24 décembre dernier par l’Institut coréen de l’énergie de fusion (KEF) qui « vise les trois cents secondes d’ici à 2025 ». Le quotidien précise que « l’objectif est de contribuer au fonctionnement optimal du Réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER), en cours de construction en France à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône). Celui-ci doit produire son premier plasma en 2025 ».

Climat

[Changement climatique] Pour Le Monde, 2021 sera crucial « dans la lutte contre le dérèglement climatique ». Si « l’année 2020 avait été présentée comme charnière pour l’action climatique », « la pandémie de Covid-19 en a décidé autrement ». Le quotidien explique que « les prochains mois seront cruciaux pour accélérer les efforts des Etats jusqu’à un point d’orgue : la 26e conférence mondiale sur le climat qui se tiendra à Glasgow (Écosse) en novembre 2021, après avoir été reportée d’un an. Cet événement, qui s’annonce comme le plus important depuis 2015, devra montrer qu’un point de basculement a été franchi dans l’action ». D’autant que cette année, « beaucoup de voyants sont au vert ».  Selon Laurent Fabius, président de la COP21, cité par Le Monde, « les horizons et les obligations sont pour la première fois clairs : les Etats doivent se fixer un cap à long terme, la neutralité carbone en 2050, mais aussi accroître leurs efforts moyen terme, en 2030, et à court terme, dans leurs plans de relance ». Cette année devrait aussi marquer le retour des États-Unis dans l’accord de Paris.

·       Valorisation des métaux – Selon L’Usine Nouvelle, « en préparation depuis 2014, le projet Sanou Koura, qui prévoit de valoriser les métaux contenus dans des cartes électroniques en fin de vie, pourrait déboucher en 2021 sur la création de 70 emplois à Donchery après un investissement de 40 millions d’euros.». L’Usine Nouvelle ajoute que « Sanou Koura est né d’un projet collaboratif organisé par la société de R&D TND Metal et auquel ont collaboré de grandes unités de recherches : le CNRS, le BRGM, le CEA, l’ICSM (à Marcoule, dans le Gard) et l’institut Jean Lamour (à Nancy, en Meurthe-et-Moselle), tous partenaires. De ces années de recherches est sorti un procédé inventé par TND Metal qui accompagnera Sanou Koura jusqu’à la montée en production ». Retrouvez cet article dans son intégralité ici<https://www.usinenouvelle.com/article/sanou-koura-va-investir-40-millions-d-euros-et-creer-70-emplois-a-donchery-ardennes.N1045629>.


[Synthèse de presse | 05.01.2021]

Covid-19

[Campagne de vaccination] Les Échos détaille la nouvelle organisation de la campagne de vaccination, alors que jusqu’ici manquaient les « procédures et, jusqu’à cette semaine, l’impulsion politique ». Tout d’abord, une partie de la phase 2 du plan de vaccination est avancée : « alors que le public prioritaire en janvier devait initialement se cantonner à 840 000 résidents en Ehpad et assimilés, les soignants de plus de 50 ans peuvent depuis ce lundi se présenter dans l’un des centres hospitaliers de référence ». De plus, à partir de la semaine prochaine, « le gouvernement prévoit que 300 centres de vaccination fonctionneront. Les agences régionales de santé (ARS) sont en train de sélectionner ces nouveaux lieux », principalement des hôpitaux et des centres Covid. Ce nombre devrait passer à 600 en février. Enfin, dans les Ehpad, « le gouvernement veut faire sauter la double sécurité qui prévaut […]à la fois une consultation pré-vaccinale et la présence obligatoire d’un médecin lors de la vaccination ». Pour accompagner cette accélération, « selon une source sanitaire, les doses [de vaccin] vont être injectées au fil de leur arrivée sur le marché, en flux tendu », alors que jusqu’ici la moitié des doses étaient stockées pour la 2e injection.

[Candidat-vaccin Sanofi] « Le retard pris par son vaccin, lié à un problème de concentration du produit, est un coup dur pour le laboratoire français [Sanofi] », signale Le Figaro. En réalité, Sanofi a lancé deux projets différents, un « à base de protéine recombinante en collaboration avec GSK, l’autre à ARN messager en partenariat avec la biotech américaine Translate Bio ». Le premier, le plus avancé, repose « sur une technologie qu’ils maîtrisaient, celle de leur dernier vaccin contre la grippe, pour laquelle ils avaient un recul d’efficacité et de tolérance » explique Jean-Jacques Le Fur, spécialiste de l’industrie pharmaceutique chez Bryan Garnier & Co. Interrogé par le journal, l’analyste souligne que ce choix a aussi « une logique industrielle, Sanofi disposant de l’outil de production, ce qui n’est pas le cas de certains laboratoires engagés dans la course au vaccin qui dépendent de sous-traitants ». Selon M. Le Fur, si ce vaccin arrivera en retard par rapport à certains concurrents, « fin 2021, les besoins resteront énormes, le monde entier n’aura pas été vacciné, [et] il faudra sans doute aussi des stocks de précaution ». Pour autant, le « recrutement des patients pour les phases finales de ses essais cliniques » pourrait être rendu plus compliqué, les patients préférant des vaccins déjà commercialisés à un candidat-vaccin.

[Origines du virus] Pendant ce temps, « la quête des origines [du virus], elle, ne progresse guère » selon La Croix. Alors que les autorités chinoises « ont fini par reconnaître que le premier cas – un homme de 55 ans – remontait au 17 novembre », « des vues satellites […] montrent une affluence exceptionnelle dans les parkings des hôpitaux de Wuhan dès août 2019 », en concordance avec « l’évolution des recherches de symptômes type « toux » ou « diarrhée » sur le moteur Internet chinois Baidu ». Par ailleurs, en Italie, ont été détectées « des traces d’anticorps au coronavirus dès septembre 2019 » dans des échantillons de plasma.
Pour Meriadeg Le Gouil, spécialiste des coronavirus au CHU de Caen et à l’université de Caen-Normandie « il est évident que ce virus a commencé à infecter l’humain avant le marché de Wuhan, avant la détection des premiers cas, par poussées sporadiques, jusqu’au succès épidémique ». Selon le chercheur, « plus le temps passe, plus il est difficile de remonter les empreintes ». « Tant [que les autorités chinoises] ne veulent pas faire preuve de transparence, rien n’est à exclure ni à privilégier » pour Bruno Canard, spécialiste des coronavirus à l’université d’Aix-Marseille, cité par le journal qui rappelle que, « après des mois de négociations, un accord a finalement été conclu entre le gouvernement chinois et l’OMS pour envoyer des enquêteurs internationaux dans les tout prochains jours. […] Mais certains dénoncent déjà une mascarade, les aspects ‘pratiques’ du travail étant aux mains des Chinois ».

Relevé dans la presse

·  Ordre du mérite – News Tank dénombre « 206 femmes et hommes issus du monde de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation parmi les personnalités promues ou nommées à l’ordre national du mérite, par quatre décrets du 31/12/2020 ». Parmi elles figurent plusieurs personnalités du CEA : « François Jacq, administrateur général » et « Catherine Fillet, directrice du centre de Marcoule » sont élevés au grade d’officier, tandis que « Vincent Gorgues, directeur stratégique des programmes de démantèlement », « Denis Lallemand, directeur délégué », « François Terrier, responsable du département Ingénierie logiciels et systèmes », « Pierre Charron, responsable de la gestion de crise » et « Roger Le Grand, chef de département », sont nommés chevaliers.

·     Limatech – La Dépêche du Midi rapporte que « dans le cadre du ‘Green New Deal’, le plan de financement des énergies vertes de la Commission européenne », « la start-up toulousaine Limatech vient de [décrocher] une subvention de 2 millions d’euros qui doit lui permettre d’accélérer le passage à une mobilité durable dans l’aéronautique ». L’article précise qu’« issue du CEA en 2016, Limatech a mis au point une batterie au lithium révolutionnaire destinée à l’aviation, aux hélicoptères et aux drones thermiques. Elle permettra de remplacer les batteries traditionnelles au plomb et au nickel cadmium (cancérigène, mutagènes et reprotoxique) ».

·     Iran – L’AFP rapporte que « l’Iran a enclenché lundi le processus destiné à produire de l’uranium enrichi à 20 % à l’usine souterraine de Fordo, sa principale mesure de désengagement de l’accord nucléaire international ». Pour l’agence, « ces développements surviennent à environ deux semaines de la fin du mandat de Donald Trump, et alors que la prise de fonction de Joe Biden fait espérer un apaisement et éventuellement un sauvetage de l’accord nucléaire ». Cependant, « un possible renvoi des inspecteurs de l’AIEA et la reprise de l’enrichissement à 20 % risqueraient de renvoyer le dossier du nucléaire devant le Conseil de sécurité de l’ONU et de torpiller définitivement [l’accord nucléaire international] selon les observateurs ».


[Synthèse de presse | 04.01.2021]

🎄 L’équipe presse du Service Informations-Médias de la Direction de la communication du CEA vous souhaite une très bonne année 2021 !

Vaccin Covid-19

[Vaccins] Le Figaro rapporte qu’ « une semaine après la toute première injection du vaccin Pfizer / BioNtech contre le coronavirus, l’exécutif se voit contraint d’ajuster sa stratégie et d’accélérer la campagne [de vaccination], à mesure que les critiques s’intensifient », certains élus soupçonnant même « le gouvernement de cacher les raisons expliquant la lenteur de la campagne de vaccination ». Pour le journal, « au regard du déploiement du vaccin dans d’autres pays européens, la France accuse en effet un impressionnant retard. Avec 500 000 doses reçues, elle n’a vacciné, à ce jour, que quelques centaines de personnes, quand l’Allemagne s’approche des 200 000 personnes immunisées et le Royaume-Uni du million ». Cette « phase de démarrage plus lente » serait liée d’après Matignon à deux facteurs : « la difficulté logistique de la vaccination de personnes dépendantes (incapacité de se déplacer, délais de la consultation pré-vaccinale et du recueil du consentement) et le mode de conservation des doses du vaccin Pfizer/BioNtech ». Pour autant, « le Premier ministre garde l’objectif de vacciner un million de Français d’ici à la fin janvier. Pour tenter de l’atteindre, il veut mieux ‘anticiper’ sur les prochaines étapes de vaccination et ‘optimiser’ la campagne ». Par ailleurs, Emmanuel Macron, lors de ses vœux du 31 décembre, avait laissé entendre ne pas souhaiter une « lenteur injustifiée s’installer », surtout « pour de mauvaises raisons » : « les premiers mois de l’année seront difficiles et, au moins jusqu’au printemps, l’épidémie pèsera encore beaucoup sur la vie de notre pays ». Le Figaro rapporte que d’ici là, le président de la République « ne voudrait pas que le vaccin apparaisse non plus comme la solution à tout ».

[Économie] Le Monde rappelle que « le redémarrage de l’économie » dans l’Union européenne « dépendra de l’évolution du Covid-19 » et que « rarement l’Europe n’aura entamé une nouvelle année dans un tel brouillard ». En effet, « si les campagnes de vaccination ont débuté fin décembre 2020 dans l’Union européenne, elles ne suffiront pas à éviter, sur les premiers mois de 2021, de nouvelles restrictions indispensables pour freiner la pandémie ». Dans le scénario central établi par le cabinet britannique Oxford Economics, « sous réserve qu’aucune mutation du virus ne change la donne, l’UE devrait néanmoins être capable de vacciner les personnes vulnérables – environ 30 % de la population – d’ici à la fin du premier semestre. Ce qui ouvrirait la voie à une reprise solide, voire forte, sur la fin de l’année, avec un redémarrage de la consommation et de l’investissement ». Par ailleurs, « jusqu’ici, les soutiens d’urgence, comme le fonds de solidarité en France, ont efficacement limité les faillites dans les secteurs fragilisés, et il est probable que les gouvernements les prolongeront au moins jusqu’à la mi 2021. Mais, au-delà, les faillites pourraient augmenter ». Le spécialiste de l’assurance-crédit Euler Hermes explique que les faillites « pourraient rebondir de 29 % en zone euro sur l’ensemble de 2021 (après avoir reculé de 17 % en 2020), 52 % en France (-36 % en 2020) et 73 % en Italie (-50%) ».

Voiture innovante

[Dakar] Le Figaro s’intéresse au Dakar, dont l’édition 2021 a été lancée le 2 janvier dans le désert saoudien, et à « l’impact carbone engendré par les 296 véhicules au départ […] s’apprêtant à avaler 7 645 km de piste ». L’article mentionne « deux projets ‘verts’ » : « celui de Guerlain Chicherit, baptisé ‘GCK e-Blast 1’, basé sur un buggy Peugeot, et un autre, mené par la paire Cyril Despres-Mike Horn, ‘Gen Z’. Leur but ? Placer sur la ligne de départ de l’édition 2023 deux bolides à hydrogène ». Ce dernier binôme s’est arrêté sur « l’idée d’un buggy à hydrogène » en « association avec le CEA ». Cyril Despres a indiqué au quotidien : « nous sommes des compétiteurs et on ne voulait pas perdre sept à huit ans pour y arriver. Avec le soutien des meilleurs ingénieurs du CEA, cette voiture sera une réalité dans trois ans ». Pour préparer ce futur bolide à hydrogène, « le CEA a placé à l’intérieur [de la voiture actuelle du binôme] un boîtier de 5 kg qui recueillera des données scientifiques ensuite transmises au bureau d’ingénierie. L’objectif sera donc d’être à l’arrivée à Djeddah dans une quinzaine de jours avec un maximum de données pour préparer l’avenir ».

[Batterie] Le Bulletin de l’Industrie Pétrolière (BIP) reprend les informations de la dernière enquête de BloombergNEF (BNEF) publiée le 16 décembre, selon laquelle « les prix des batteries au lithium-ion étaient supérieurs à 100 $ le kilowattheure (900 €) en 2010, depuis ils ont chuté de 89 % pour s’établir à 137$/kWh (112€) en 2020 ». BNEF estime que, « d’ici 2023, les prix moyens des batteries seront proches de 100 $/kWh (81€). Un niveau de prix qui a été atteint pour la première fois cette année sur certains projets notamment pour équiper des bus en Chine ».

Nucléaire

[SMR] Pour La Croix, les SMR ne constituent plus « de la science-fiction ». Pouvant « remplacer les centrales à charbon », ces « petits réacteurs nucléaires (moins de 300 MW) installés un peu partout à la périphérie des villes, à proximité des zones industrielles ou dans des endroits très isolés pour fournir de l’électricité et de la vapeur », sont « plus simples et moins chers à construire ». Si la France prévoit « d’en vendre à l’exportation à partir de 2030 », ces réacteurs constituent un véritable sujet de discordes, étant « un scénario catastrophe pour les uns », ou au contraire « le seul moyen de lutter contre le réchauffement climatique pour les autres ». D’après Jean-Michel Ruggieri, « responsable du programme SMR au CEA », les SMR « permettraient de remplacer les centrales à charbon et à gaz, de répondre aux besoins là où il n’y a pas de réseau, mais aussi de dessaler de l’eau de mer et de produire de l’hydrogène décarboné à usage industriel ». Mais pour Bernard Laponche, « membre de l’association Global Chance » : « Hormis pour quelques cas particuliers, les SMR vont arriver trop tard sur le marché, alors que le prix des renouvelables ne cesse de baisser ». Selon le journal, si la plupart des projets de SMR « en sont encore au stade du concept, quelques-uns sont plus avancés », citant notamment à ce titre « le plan de relance du gouvernement [qui] prévoit une enveloppe de 170 millions d’euros pour le développement de Nuward, un réacteur de 170 MW, qui serait construit par paire. Plusieurs dizaines d’ingénieurs travaillent déjà sur ce projet porté par EDF, le CEA, Naval Group et TechnicAtome. Un premier démonstrateur est prévu à l’horizon 2030 ».

[Géopolitique] La Croix revient sur les enjeux autour du nucléaire civil qui serait une véritable « arme géopolitique » : « la Russie et la Chine sont devenues les championnes de la construction de nouveaux réacteurs, au grand dam des États-Unis ». En effet, « en Chine, 49 réacteurs nucléaires sont en fonctionnement, une dizaine en construction, et le dernier plan quinquennal prévoit le lancement d’une trentaine d’autres d’ici à 2025 », faisant du pays « la puissance montante dans le nucléaire civil ». Cependant, « la Russie n’est pas en reste ». D’après La Croix, « sur les 23 réacteurs en construction dans des pays étrangers au vendeur, 13 sont russes. Elle a des arguments qui savent convaincre, comme des emprunts garantis aux clients potentiels de son constructeur national Rosatom, ainsi que la prise en charge des déchets. C’est ce qui lui a permis, notamment, de remporter des contrats en Inde, au Bangladesh et en Turquie ». L’enjeu pour ces deux puissances serait clair : « le nucléaire est devenu un moyen d’étendre leur zone d’influence. Les Chinois ont ainsi vendu deux exemplaires de leur nouveau réacteur Hualong au Pakistan et envisagent d’en construire deux au Royaume-­Uni, après avoir pris un tiers du capital des deux EPR d’EDF en chantier à Hinkley Point. Des discussions sont en cours en Argentine ».

Relevé dans la presse

·     Légion d’honneur – Parmi les dernières attributions des ordres nationaux qui ont eu lieu le 1er janvier en raison de l’épidémie, Le Figaro met en exergue « Elisabeth Blanc-Cassagne, née Cassagne, conseillère scientifique au CEA » qui a reçu la légion d’honneur au grade de chevalier par le Ministère de la Transition écologique.

·     Quantique – « L’institut danois Niels Bohr a réalisé une matrice de quatre qubits en s’appuyant sur des transistors en silicium créé par le laboratoire français CEA-Leti », reprend le site web 01net. « La principale difficulté sur laquelle ces chercheurs se cassent les dents, c’est le contrôle et la manipulation des ‘quantum dots’, ces dispositifs élémentaires à base de transistors qui permettent de piéger les électrons par champ magnétique et de lire leurs spins’ », précise l’article. « Des chercheurs du Niels Bohr Institute de Copenhague viennent peut-être de franchir un nouveau cap important dans ce domaine, en montrant qu’il était possible de contrôler individuellement chaque électron d’une matrice de 2 x 2 ‘quantum dots’. C’est la première fois, semble-t-il, que des chercheurs arrivent à maîtriser un tel assemblage de quatre qubits ». « C’est une étape importante, car elle permettra peut-être le passage à plus grande échelle et de créer de grandes matrices de ‘quantum dots’. Ce qui permettrait alors de résoudre un autre grand problème de l’informatique quantique, à savoir la correction d’erreurs ».

·     Indice qualité de l’air – Le Monde s’intéresse à « une nouvelle couleur [qui] va faire son apparition dans le nuancier censé renseigner les Français sur l’état de l’air qu’ils respirent au quotidien : le violet. Elle est la manifestation la plus visible du nouvel indice de pollution de l’air entré en vigueur le 1er janvier ». « Désormais, le code couleur s’étendra du bleu (‘bon’) au violet (‘extrêmement mauvais’), en passant par quatre autres gradients (‘moyen’, ‘dégradé’, ‘mauvais’ et ‘très mauvais’) ». « Autre évolution pour rendre sa lecture plus claire et plus précise, l’indice sera désormais aligné sur les seuils européens, plus bas pour le dioxyde d’azote et l’ozone. Conséquence, le nombre de jours avec une qualité de l’air ‘mauvaise’ ou ‘très mauvaise’ devrait bondir ».

Page mise à jour le : 12 mai 2021